Choi Woo-shik
- Casting
Détails
| Autre nom | 최우식 |
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Nationalité |
| Filmographie | 6 films |
Biographie
Choi Woo-shik est un acteur sud-coréen, né le 26 mars 1990 à Séoul, en Corée du Sud. Formé entre le Canada et la Corée, Choi Woo-shik s’est imposé comme l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération, capable de naviguer avec aisance entre le cinéma indépendant et les grands succès internationaux. Sa notoriété explose à la suite de sa participation à Parasite (2019) de Bong Joon-ho, film multirécompensé à travers le monde. Mais son parcours ne se résume pas à un seul rôle marquant : depuis ses débuts, Choi Woo-shik trace une trajectoire discrète, mais solide, entre drames, thrillers, comédies et films de genre.
Une jeunesse entre Séoul et Vancouver, entre deux cultures
Né à Séoul, Choi Woo-shik déménage avec sa famille au Canada à l’adolescence, où il passe une grande partie de sa scolarité, notamment à Vancouver. Cette expérience biculturelle lui donne une maîtrise naturelle de l’anglais, un atout devenu déterminant dans la seconde partie de sa carrière.
Il revient en Corée du Sud pour poursuivre des études à la Chung-Ang University, et c’est à ce moment-là qu’il commence à s’intéresser sérieusement au métier d’acteur. Ses débuts à l’écran se font dans les années 2010, notamment à la télévision, où il enchaîne plusieurs rôles secondaires dans des dramas coréens.
Dès ses premières apparitions, Choi Woo-shik se fait remarquer pour son jeu sobre et expressif, sa capacité à composer des personnages crédibles et nuancés, loin des stéréotypes de l’idole ou du héros romantique formaté.
Des débuts marqués par le cinéma indépendant et le thriller social
Le tournant majeur dans sa carrière survient avec le film Set Me Free (2014), dans lequel il tient le rôle principal. Il y incarne un adolescent abandonné par sa famille, contraint de survivre dans un foyer religieux. La performance de Choi Woo-shik y est saluée pour sa finesse et sa retenue, et lui vaut le prix du meilleur nouvel acteur aux Blue Dragon Film Awards.
Ce film pose les bases de ce qui deviendra sa signature : des rôles empreints de tension morale, souvent dans des univers réalistes, sombres, où l’innocence est mise à l’épreuve par le monde adulte. Il ne cherche jamais à surjouer, mais propose un jeu centré sur l’introspection, l’hésitation, le non-dit.
Il enchaîne ensuite les projets variés, dont Okja (2017), réalisé par Bong Joon-ho, dans lequel il tient un rôle secondaire mais symbolique. Cette première collaboration avec le réalisateur oscarisé annonce une relation professionnelle durable.
Parasite : un rôle pivot dans une fresque sociale acide
C’est bien sûr avec Parasite (2019) que Choi Woo-shik accède à une reconnaissance mondiale. Dans ce film de Bong Joon-ho, il incarne Ki-woo, le fils d’une famille modeste qui s’infiltre progressivement dans la vie d’une famille riche. Son personnage, à la fois rusé, attachant et ambigu, devient le point d’entrée du spectateur dans une critique sociale impitoyable, mêlant ironie, tension et tragédie.
Parasite remporte la Palme d’Or à Cannes, puis fait l’histoire en devenant le premier film non anglophone à remporter l’Oscar du meilleur film. Grâce à ce succès mondial, Choi Woo-shik se retrouve sous le feu des projecteurs, y compris en dehors de l’Asie, et gagne une place unique parmi les jeunes acteurs coréens : celle d’un acteur international capable d’évoluer dans plusieurs registres et langues.
Une carrière tournée vers l’éclectisme et l’authenticité
Après Parasite, Choi Woo-shik ne se précipite pas sur des projets hollywoodiens. Il continue à privilégier des rôles porteurs de sens, souvent dans des œuvres à forte dimension humaine. Il apparaît dans Time to Hunt (2020), un thriller dystopique, et dans The Policeman’s Lineage (2022), où il campe un jeune officier pris dans un système corrompu.
À la télévision, il joue dans Our Beloved Summer (2021-2022), une série romantique douce-amère où il dévoile une autre facette de son jeu, plus légère, plus accessible, mais toujours centrée sur la sincérité émotionnelle. Cette diversité dans ses choix contribue à construire une image d’acteur à la fois accessible et exigeant, refusant les raccourcis et les étiquettes.