Chieko Baishō

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Filmographie 3 films

Biographie

Chieko Baishō est une actrice, chanteuse et seiyū japonaise, née le 29 juin 1941 à Tokyo, au Japon.

Les débuts de Chieko Baishō au cinéma et dans la chanson

Chieko Baishō apparaît au cinéma au début des années 1960, dans une période où le cinéma japonais reste fortement structuré par les grands studios. Son nom est associé à la Shōchiku, pour laquelle elle tourne de nombreux films dès ses premières années d’activité. Cette présence régulière à l’écran installe progressivement Chieko Baishō parmi les actrices identifiables du cinéma populaire japonais de l’après-guerre.

Parallèlement à son travail d’actrice, Chieko Baishō mène une activité de chanteuse. En 1962, elle se distingue avec la chanson Shitamachi no Taiyō, qui lui vaut le prix du meilleur nouvel artiste aux Japan Record Awards. Cette double appartenance au cinéma et à la chanson demeure l’un des traits durables de son parcours public, sans effacer la place centrale occupée par ses rôles au cinéma.

Chieko Baishō et la série Otoko wa Tsurai yo

Le rôle le plus durablement associé à Chieko Baishō est celui de Sakura Suwa dans la série cinématographique Otoko wa Tsurai yo, connue en français sous le titre C’est dur d’être un homme. Elle y incarne la sœur de Torajirō Kuruma, dit Tora-san, personnage principal interprété par Kiyoshi Atsumi. La série, lancée en 1969, occupe une place singulière dans le cinéma japonais par sa longévité et par son ancrage dans la comédie familiale et sentimentale.

Dans cet ensemble de films, Chieko Baishō apporte une figure de stabilité domestique face aux déplacements, aux maladresses et aux retours répétés de Tora-san. Son personnage de Sakura Suwa devient l’un des repères affectifs de la série, avec une discrétion qui n’a rien d’anecdotique. Dans une franchise aussi attachée aux rituels, il fallait bien quelqu’un pour garder la maison ouverte.

Les collaborations de Chieko Baishō avec Yōji Yamada

Chieko Baishō travaille à de nombreuses reprises avec le réalisateur Yōji Yamada, dont le nom reste lié à Otoko wa Tsurai yo mais aussi à plusieurs drames familiaux et sociaux. Parmi les titres associés à cette collaboration figurent Kazoku, Les Mouchoirs jaunes du bonheur, L’Écho de la montagne, The Hidden Blade et Kabei, notre mère. Cette relation artistique traverse plusieurs décennies et plusieurs registres, de la comédie populaire au mélodrame.

En 1980, Chieko Baishō reçoit le prix de la meilleure actrice aux Hōchi Film Awards pour L’Écho de la montagne. Elle obtient également le prix de la meilleure actrice aux Japan Academy Prize en 1981 pour L’Écho de la montagne et Tora-san’s Tropical Fever. Ces distinctions s’inscrivent dans une carrière où les grands succès populaires côtoient des films largement reconnus par les institutions du cinéma japonais.

Chieko Baishō dans le doublage et les rôles tardifs

L’activité de seiyū de Chieko Baishō comprend plusieurs rôles dans l’animation. En 2004, elle prête sa voix à Sophie dans Le Château ambulant de Hayao Miyazaki, l’un des films les plus connus du Studio Ghibli. Elle participe aussi à Weathering with You de Makoto Shinkai, sorti en 2019, dans lequel elle prête sa voix au personnage de Tomi.

Au cinéma, Chieko Baishō tient le rôle principal de Michi Kakutani dans Plan 75, réalisé par Chie Hayakawa et sorti en 2022. Le film est présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes, où il reçoit une mention spéciale de la Caméra d’or. La même année, ce rôle replace Chieko Baishō au centre d’un long métrage japonais largement diffusé à l’international.

Distinctions et place de Chieko Baishō dans le cinéma japonais

La carrière de Chieko Baishō est marquée par plusieurs récompenses et décorations. Elle reçoit notamment la Médaille au ruban pourpre en 2005, puis l’Ordre du Soleil levant en 2013. Ces distinctions honorifiques s’ajoutent aux prix obtenus pour son travail d’actrice, notamment dans les années 1970 et 1980.

Chieko Baishō occupe une place importante dans l’histoire du cinéma populaire japonais grâce à la continuité de sa présence à l’écran, à son association avec Otoko wa Tsurai yo et à ses collaborations répétées avec Yōji Yamada. Son parcours réunit cinéma, chanson et doublage, trois domaines dans lesquels son nom reste attaché à des œuvres très identifiées du public japonais.

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