Chiaki Kuriyama
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Détails
| Autre nom | 栗山 千明 |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Chiaki Kuriyama, née le 10 octobre 1984 à Tsukuba, dans la préfecture d’Ibaraki au Japon, est une actrice, chanteuse et ex-mannequin japonaise dont la carrière oscille entre cinéma d’auteur, productions internationales et culture pop.
Si elle est surtout connue à l’étranger pour son rôle marquant dans Kill Bill: Volume 1, Chiaki Kuriyama est bien plus qu’une simple figure culte du cinéma de genre. Elle incarne une génération d’artistes japonais capables de passer sans difficulté du grand écran aux plateaux de télévision, de la mode à la musique, avec une aisance tout à fait représentative de l’industrie culturelle japonaise.
Avec ses traits anguleux, son regard intense et son allure souvent mystérieuse, Chiaki Kuriyama s’est imposée comme une présence singulière, immédiatement reconnaissable. Une actrice caméléon, certes, mais qui porte en elle une identité visuelle forte, celle d’un cinéma japonais entre violence stylisée et poésie sombre.
Du mannequinat au cinéma : les premiers pas d’une enfant star
Avant d’être actrice, Chiaki Kuriyama débute sa carrière dans le mannequinat enfant dans les années 1990. Elle apparaît dans plusieurs magazines de mode japonais, dont Nicola et Pichi Lemon, très populaires auprès des jeunes filles à l’époque. Ce n’est pas anodin : ces publications façonnent une esthétique typiquement japonaise, où la mignonnerie (kawaii) cohabite avec des codes de mode parfois plus audacieux.
Son physique particulier et sa photogénie la font rapidement remarquer, mais Chiaki Kuriyama ne s’arrête pas aux pages glacées des magazines. Elle bifurque vers le cinéma avec une première vague de films au tournant des années 2000, dans un Japon alors fasciné par le cinéma de genre et l’horreur psychologique.
Battle Royale : la révélation au Japon
C’est en 2000 que Chiaki Kuriyama devient un visage incontournable du cinéma japonais grâce à Battle Royale de Kinji Fukasaku, où elle incarne Takako Chigusa, une lycéenne redoutable et athlétique, évoluant dans un jeu de survie sanglant entre camarades de classe. Le film, à la fois controversé et culte, devient un phénomène dans son pays d’origine, et bien au-delà.
Dans ce rôle à la fois physique et intense, Chiaki Kuriyama incarne une jeune femme en apparence fragile, mais capable d’une violence fulgurante. Sa scène de combat, brève mais marquante, la propulse comme un symbole du "girl power" à la japonaise, version post-apocalyptique. Son nom commence alors à circuler dans les cercles de cinéphiles occidentaux, friands de ce cinéma japonais cru et stylisé.
Kill Bill : la porte d’entrée à l’international
Deux ans après le succès de Battle Royale, Chiaki Kuriyama décroche le rôle qui la fera définitivement connaître du public international : celui de Gogo Yubari dans Kill Bill: Volume 1 (2003) de Quentin Tarantino. Avec son uniforme d’écolière, sa chaîne à boule métallique et son regard sadique, elle incarne une assassin adolescente aussi dangereuse qu’iconique.
Même si son temps à l’écran est relativement court, sa performance marque les esprits. Son combat contre Uma Thurman, brutal et chorégraphié à la perfection, est aujourd’hui encore l’une des scènes les plus emblématiques de la saga Kill Bill. Chiaki Kuriyama n’y parle presque pas, mais sa présence suffit. Tarantino, grand amateur de cinéma japonais, savait exactement ce qu’elle pouvait apporter : une esthétique précise, une froideur magnétique, et un clin d’œil aux figures féminines fortes du cinéma de genre asiatique.
À partir de là, son nom devient indissociable d’un certain imaginaire cinématographique, celui qui mélange élégance, violence et surréalisme visuel.
Une actrice japonaise enracinée dans la culture locale
Contrairement à d’autres acteurs japonais qui tentent de prolonger leur carrière à Hollywood après un rôle remarqué, Chiaki Kuriyama choisit de rester principalement active au Japon. Elle enchaîne des films, des séries télévisées, du théâtre et même des rôles dans des dramas populaires. Cette fidélité à l’industrie japonaise n’est pas anodine : elle lui permet de garder le contrôle sur son image et d’explorer des rôles très différents.
On la retrouve aussi bien dans des thrillers comme Shikoku que dans des comédies romantiques, ou encore dans des adaptations de mangas. Cette diversité est typique du système de production japonais, où les acteurs naviguent entre les genres sans forcément se spécialiser.
En parallèle, Chiaki Kuriyama mène une carrière musicale. Elle débute dans la chanson en 2010 avec un single produit par Takuya (ex-guitariste de Judy and Mary), et sort quelques titres dans un style pop-rock qui lui permet d’exprimer un autre aspect de sa personnalité, plus énergique, parfois même un peu rebelle. Ce volet musical n’a pas eu la même résonance que sa carrière d’actrice, mais il témoigne d’une volonté d’explorer au-delà des formats traditionnels.