Charles L. Campbell

  • Casting
  • Sons

Biographie

Charles L. Campbell, de son nom complet Charles Lincoln Campbell, est un monteur son américain, né le 17 août 1930 à Detroit, dans le Michigan, et mort le 21 juin 2013 dans le comté de Los Angeles, en Californie, à l’âge de 82 ans. Actif dans l’industrie cinématographique à partir de 1959, il remporte trois Oscars pour le montage des effets sonores.

Des studios Warner au montage sonore

Charles L. Campbell quitte le Michigan avec sa famille durant son enfance et grandit en Californie. Il étudie à la Hollywood Professional School puis au Los Angeles City College. Son entrée dans l’industrie se fait chez Warner Bros., où il commence comme coursier avant de travailler dans les métiers du son.

Sa carrière professionnelle est attestée à partir de 1959. Au fil des années, Charles L. Campbell devient monteur son puis superviseur du montage sonore, fonction qui le place à la tête d’équipes chargées de construire et d’organiser les effets utilisés dans la bande sonore d’un film. Sur À la poursuite du diamant vert de Robert Zemeckis, sorti en 1984, il est ainsi crédité comme supervising sound editor aux côtés de plusieurs monteurs son.

Les années 1970 l’amènent déjà à travailler sur des productions très différentes. Charles L. Campbell participe notamment au montage sonore de Charlie et la chocolaterie en 1971 et de Les Moissons du ciel de Terrence Malick en 1978. Son activité prend une importance particulière au début de la décennie suivante avec plusieurs productions de Steven Spielberg et de Robert Zemeckis.

Trois Oscars pour le montage des effets sonores

Le premier Oscar de Charles L. Campbell est obtenu pour E.T. l’extra-terrestre. Lors de la cérémonie organisée le 11 avril 1983, l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences récompense conjointement Campbell et Ben Burtt pour le montage des effets sonores du film de Steven Spielberg. E.T. remporte également cette année-là les Oscars de la musique originale, du son et des effets visuels.

Trois ans plus tard, Charles L. Campbell reçoit un deuxième Oscar pour Retour vers le futur, réalisé par Robert Zemeckis. Il partage la récompense avec Robert Rutledge lors de la 58e cérémonie des Oscars, en 1986. Le film était également nommé pour son scénario original et pour son mixage sonore.

Son troisième Oscar arrive en 1989 pour Qui veut la peau de Roger Rabbit. Charles L. Campbell partage cette fois la distinction avec Louis L. Edemann. Le film de Robert Zemeckis reçoit également l’Oscar du montage et celui des effets visuels, tandis que son équipe sonore est nommée dans la catégorie du mixage.

Une quatrième nomination aux Oscars est attribuée à Charles L. Campbell en 1991 pour L’Expérience interdite (Flatliners), conjointement avec Richard C. Franklin. Le trophée revient cette année-là à Cecelia Hall et George Watters II pour À la poursuite d’Octobre rouge.

Une collaboration régulière avec Steven Spielberg et Robert Zemeckis

Le travail de Charles L. Campbell croise à plusieurs reprises celui de Steven Spielberg. Après E.T. l’extra-terrestre, il participe au montage sonore de Empire du soleil en 1987. Quelques années plus tard, il est superviseur du montage sonore sur La Liste de Schindler, puis travaille encore sur Amistad et Arrête-moi si tu peux.

Robert Zemeckis lui confie également plusieurs films au cours des années 1980. Charles L. Campbell supervise le son d’À la poursuite du diamant vert avant de travailler sur Retour vers le futur. Il retrouve ensuite le cinéaste sur Qui veut la peau de Roger Rabbit, collaboration qui lui apporte son troisième Oscar.

Son travail se poursuit sur les deux suites de Retour vers le futur. Charles L. Campbell est crédité au son sur Retour vers le futur 2 en 1989 et Retour vers le futur 3 en 1990. Sa carrière comprend également plusieurs films dont le montage sonore repose sur des environnements très différents, notamment Misery de Rob Reiner et Hook de Steven Spielberg.

La supervision sonore sur des productions de genres différents

Au-delà de ses collaborations les plus récurrentes, Charles L. Campbell travaille avec de nombreux réalisateurs américains. Il participe au son de The Breakfast Club de John Hughes en 1985, puis à celui de The Lost Boys de Joel Schumacher en 1987. Ces films mobilisent des univers sonores distincts, l’un centré sur un huis clos adolescent, l’autre sur un récit fantastique situé en Californie.

Dans les années 1990, Charles L. Campbell poursuit son activité sur des productions importantes. Il travaille notamment sur Des hommes d’honneur de Rob Reiner et sur Chute libre de Joel Schumacher. Sur La Liste de Schindler, il est crédité comme supervising sound editor avec Louis L. Edemann.

L’animation fait également partie de ses crédits. Charles L. Campbell intervient sur La Petite Sirène en 1989 et sur Balto en 1995. Sa carrière professionnelle se prolonge jusqu’aux années 2000, avec notamment Arrête-moi si tu peux en 2002 et Sinbad : La Légende des sept mers en 2003.

Responsabilités professionnelles et reconnaissance des monteurs son

Entre 1984 et 1987, Charles L. Campbell siège comme gouverneur de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. Cette responsabilité intervient pendant la période où il obtient son deuxième Oscar pour Retour vers le futur et avant sa troisième récompense pour Qui veut la peau de Roger Rabbit.

Les Motion Picture Sound Editors lui attribuent en 2001 leur Career Achievement Award, qui distingue l’ensemble de son travail dans le montage sonore. Charles L. Campbell appartient ainsi au groupe de professionnels honorés par l’organisation après plusieurs décennies consacrées à la conception et à la supervision du son pour le cinéma.

Après sa mort en 2013, les Motion Picture Sound Editors lui rendent hommage lors des Golden Reel Awards du 16 février 2014. Steven Spielberg participe à cet hommage consacré à Charles L. Campbell, avec lequel il avait travaillé sur plusieurs longs métrages depuis E.T. l’extra-terrestre.

Filmographie

18 sur 18 films

Film Année Durée Rôles
  • Ajouté le
  • Modifié le