Celeste O'Connor
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Celeste O’Connor est une actrice américano-kenyane, née le 2 décembre 1998 à Nairobi, au Kenya, et élevée à Baltimore, dans le Maryland (États-Unis). À l’image de son parcours, leur carrière (car Celeste O’Connor utilise les pronoms they/them en anglais) est marquée par un mélange d’identités, de genres cinématographiques, et de rôles qui repoussent doucement mais sûrement les frontières du cinéma hollywoodien traditionnel.
Encore jeune, Celeste O’Connor s’est déjà fait remarquer dans plusieurs productions majeures, en particulier dans le domaine de la science-fiction, des films pour ados, et des blockbusters plus récents. Avec une présence à l’écran magnétique et un naturel désarmant, leur nom commence à sérieusement circuler… et pas seulement sur les tapis rouges.
Des débuts entre indie drama et teen movie
C’est en 2017 que Celeste O’Connor apparaît pour la première fois au cinéma, dans le film Wetlands, un drame indépendant. Rien de tape-à-l’œil, mais une première incursion sérieuse dans le monde du long métrage. Deux ans plus tard, leur rôle dans Selah and the Spades (2019), film distribué par Amazon, attire davantage l’attention. Dans cette plongée dans un lycée élitiste américain où les élèves s’organisent en factions clandestines, Celeste O’Connor incarne Paloma, une nouvelle venue qui devient le centre d’un jeu de pouvoir. Le film, sobre et stylisé, offre à O’Connor l’occasion de briller dans un rôle principal.
Ce n’est pas encore une percée hollywoodienne, mais c’est déjà une démonstration de talent : regard intense, jeu tout en retenue, et une capacité à incarner des personnages complexes sans clichés ni exagération.
Ghostbusters: Afterlife : l’entrée dans la pop culture
C’est en 2021 que Celeste O’Connor fait une entrée remarquée dans un univers culte : celui de Ghostbusters. Dans Ghostbusters: Afterlife, réalisé par Jason Reitman, they incarnent Lucky Domingo, une ado maligne et courageuse, membre d’un petit groupe qui va affronter des forces surnaturelles… tout en essayant de survivre à l’ennui rural.
Le film joue à la fois sur la nostalgie de la franchise originale et l’introduction d’une nouvelle génération, et Celeste O’Connor s’y impose avec charisme, sans jamais surjouer l’héroïsme. Leur rôle est secondaire, mais essentiel, et laisse clairement la porte ouverte à une suite, ce qui arrivera avec Ghostbusters: Frozen Empire (2024), où ils reprennent leur rôle.
Grâce à cette franchise, Celeste O’Connor gagne en visibilité auprès du grand public, tout en conservant ce côté un peu en marge qui fait leur singularité.
Madame Web et l’entrée dans l’univers Marvel
En 2024, Celeste O’Connor rejoint un autre univers tentaculaire : celui de Marvel, via Madame Web, un spin-off autour de l’univers de Spider-Man produit par Sony. Ils y incarnent Mattie Franklin, un personnage issu des comics, qui, selon les versions, endosse brièvement le rôle de Spider-Woman.
Même si le film ne fait pas l’unanimité critique, Celeste O’Connor s’y distingue à nouveau par leur énergie à l’écran et leur capacité à jouer des ados forts, curieux, mais vulnérables. Ils incarnent un nouveau type de super-héroïne : plus jeune, plus ancrée dans le réel, et représentative d’un public plus divers.
Une voix singulière dans une industrie en mutation
Au-delà de leurs rôles, Celeste O’Connor est aussi une personnalité importante dans la représentation des identités queer et non binaires à Hollywood. Sans jamais transformer leur carrière en manifeste militant, ils s’expriment ouvertement sur leur identité de genre, leur expérience en tant que personne noire et queer dans l’industrie du divertissement, et l’importance d’élargir les récits proposés au cinéma.
Leur parcours, à la fois transnational et multiculturel, leur permet aussi de poser un regard plus nuancé sur les récits hollywoodiens, notamment sur les jeunes issus de l’immigration, les corps racisés, ou les identités en questionnement.