Casey Affleck
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 17 films |
| Récompenses | 3 nominations et 2 victoires |
Biographie
Casey Affleck, de son nom complet Caleb Casey McGuire Affleck-Boldt, est né le 12 août 1975 à Falmouth, Massachusetts (États-Unis). Frère cadet de Ben Affleck, il a longtemps évolué dans l’ombre de ce dernier, avant de tracer sa propre voie dans un cinéma plus discret, plus rugueux, souvent ancré dans le réalisme et la douleur silencieuse. Acteur acclamé, réalisateur sensible, mais aussi figure controversée, Casey Affleck incarne un certain visage du cinéma indépendant américain : authentique, complexe, résolument à contre-courant.
Un début modeste, mais marqué par des choix exigeants
Dès les années 1990, Casey Affleck apparaît dans des films comme To Die For (1995) de Gus Van Sant ou Will Hunting (1997), écrit par son frère Ben et Matt Damon. Des rôles secondaires, mais qui s’inscrivent dans une génération d’acteurs liée au renouveau du cinéma indépendant américain.
Contrairement à Ben, Casey ne cherche pas les blockbusters. Il préfère les films à petit budget, les personnages marginaux, souvent perdus ou en colère. Sa voix traînante, son regard fuyant, sa posture souvent fermée le distinguent des héros classiques. Il ne charme pas. Il incarne le trouble, le repli, la tension rentrée.
L’Assassinat de Jesse James : la révélation
En 2007, Casey Affleck change de statut avec L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, un western poétique et mélancolique où il interprète Robert Ford, admirateur maladif puis traître du célèbre hors-la-loi joué par Brad Pitt. Sa performance est d’une précision troublante, entre fascination maladive et mal-être profond. Il reçoit une nomination à l’Oscar du Meilleur second rôle, et surtout, un immense respect critique.
Ce rôle résume parfaitement son style : tout est dans la tension intérieure, dans le silence, dans les hésitations. Affleck ne joue pas pour séduire. Il joue pour dire ce que d’autres taisent.
Gone Baby Gone et la collaboration fraternelle
La même année, Ben Affleck réalise son premier film, Gone Baby Gone, avec Casey dans le rôle principal. Il y campe Patrick Kenzie, un détective de quartier impliqué dans la disparition d’une fillette à Boston. Là encore, la nuance est reine : moralement ambigu, émotionnellement chargé, le personnage est porté par une performance sobre mais puissante.
Le succès du film, acclamé pour sa noirceur et sa subtilité, installe Casey Affleck comme un acteur majeur, particulièrement doué pour les récits intimes et tourmentés.
Manchester by the Sea : la consécration (et la controverse)
C’est en 2016 que Casey Affleck atteint son sommet critique avec Manchester by the Sea de Kenneth Lonergan. Il y interprète Lee Chandler, un homme brisé par une tragédie familiale, obligé de revenir dans sa ville natale pour s’occuper de son neveu. Sa performance, toute en pudeur et en douleur contenue, lui vaut l’Oscar du Meilleur acteur, ainsi qu’un Golden Globe et un BAFTA.
Mais ce succès est assombri par des accusations de harcèlement sexuel datant du tournage de son film I’m Still Here (2010), avec Joaquin Phoenix. Affleck nie les faits, les plaintes sont réglées à l’amiable, mais l’affaire ressurgit au moment de sa victoire aux Oscars, déclenchant une polémique sur la place des hommes accusés de comportement abusif dans l’industrie.
Depuis, l’acteur garde un profil bas, évitant les apparitions publiques et les interviews, tout en continuant à travailler sur des projets plus confidentiels.
Une filmographie fidèle à son style : grave, ancrée, sans excès
Depuis Manchester by the Sea, Casey Affleck reste fidèle à ses goûts : films indépendants, personnages isolés, drames humains. Il apparaît dans A Ghost Story (2017), une méditation poétique sur le deuil et le temps, ou encore dans The Old Man and the Gun (2018), où il donne la réplique à Robert Redford.
En 2019, il écrit, réalise et joue dans Light of My Life, un film post-apocalyptique intime, centré sur la relation entre un père et sa fille. Dans un style minimaliste, il explore la parentalité, la peur et la transmission dans un monde en déclin.
Il continue de travailler loin des projecteurs avec des rôles récents dans Our Friend, Every Breath You Take ou Dreamin' Wild — autant de récits ancrés dans la vulnérabilité, la perte et le lien familial.
Casey Affleck : une voix fragile, mais singulière
Casey Affleck, c’est l’opposé du héros hollywoodien traditionnel. Il incarne les failles, les regrets, l’impossibilité du pardon, souvent sans larmoyer, sans grands discours. Il préfère les regards lourds, les silences, les gestes minuscules. Et c’est justement là que réside sa force.
Si sa carrière est entachée par des controverses qu’il traîne encore, son talent d’acteur ne fait presque aucun doute : il a ce don rare de rendre le banal bouleversant, de montrer l’effondrement intime sans fracas.
Une présence rare, mais marquante
Aujourd’hui, Casey Affleck poursuit sa route à l’écart du système. Pas de rôles tape-à-l’œil, pas de franchises, peu de promotion. Juste une quête d’authenticité dans des récits qui laissent place au doute, à la lenteur, à la douleur.
Il n’est pas un acteur que tout le monde aime. Mais c’est un acteur que beaucoup estiment profondément, pour sa constance, sa sincérité, et son refus de céder à l’image.
Filmographie
17 sur 17 films