Carrie Fisher
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 20 films |
| Récompense | 1 nomination et 0 victoire |
Biographie
Née le 21 octobre 1956 à Burbank (Californie, États-Unis), Carrie Fisher a laissé une empreinte durable dans la culture populaire mondiale. Fille de deux figures du show-business, le chanteur Eddie Fisher et l’actrice Debbie Reynolds, elle grandit dans un univers où célébrité et drame ne font qu’un.
Sa carrière ne se résume pas à une coiffure en macarons ni à un bikini en métal : Carrie Fisher fut aussi une plume acérée, une personnalité engagée, et une voix singulière dans un monde trop souvent calibré.
Elle meurt le 27 décembre 2016, à Los Angeles, à l’âge de 60 ans, laissant derrière elle une œuvre qui va bien au-delà des étoiles. Littéralement.
Star Wars, la célébrité cosmique et ses paradoxes
C’est en 1977 que Carrie Fisher devient un visage planétaire, dans le rôle de la princesse Leia Organa dans Star Wars: Episode IV – A New Hope. Elle n’a alors que 20 ans, un tempérament bien trempé, et une capacité rare à incarner une figure de pouvoir sans renier sa vulnérabilité. Carrie Fisher, c’est une princesse qui ne veut pas être sauvée, une icône pop qui n’a jamais aimé son statut, et une actrice qui a très vite compris que la célébrité pouvait être une cage dorée.
Elle reprendra le rôle dans les épisodes suivants de la trilogie originale, puis dans la nouvelle trilogie initiée par Le Réveil de la Force en 2015. Ce retour dans l’univers galactique, presque quarante ans plus tard, montre combien Carrie Fisher est restée associée à Leia, parfois à son insu. L’actrice elle-même en riait souvent : "J'ai connu une célébrité mondiale avant même d’avoir eu le temps de comprendre qui j’étais."
Mais dans l’ombre de cette reconnaissance mondiale, Carrie Fisher mène une autre bataille, plus intime, plus douloureuse, contre l’addiction, la bipolarité et les attentes démesurées d’un Hollywood souvent peu clément avec les femmes vieillissantes. Là encore, elle choisit l’humour comme arme principale.
Une autrice franche et une voix littéraire inattendue
Si l’image publique de Carrie Fisher a longtemps été dominée par Star Wars, sa carrière d’écrivaine mérite une attention toute particulière. Elle publie en 1987 Postcards from the Edge, un roman semi-autobiographique sur une actrice en désintoxication, adapté au cinéma par Mike Nichols avec Meryl Streep dans le rôle principal. Dès ce premier livre, Carrie Fisher révèle un style mordant, lucide, drôle, et profondément humain.
Elle publie ensuite plusieurs ouvrages mêlant autofiction et mémoires, dont Wishful Drinking (2008), Shockaholic (2011), et The Princess Diarist (2016), ce dernier basé sur ses journaux intimes tenus pendant le tournage du tout premier Star Wars. Loin des récits glamour et consensuels, ses écrits exposent les dérives de la célébrité, les contradictions de son métier, et ses combats personnels avec un humour noir assumé. La plume de Carrie Fisher a souvent été plus libre que ses rôles à l’écran.
Activisme, vulnérabilité et force tranquille
Diagnostiquée bipolaire dans les années 1980, Carrie Fisher n’a jamais dissimulé sa maladie. Au contraire, elle a choisi d’en parler, publiquement, longuement, sans filtre. Elle devient alors une figure de sensibilisation pour les troubles mentaux, dénonçant la stigmatisation et plaidant pour une meilleure compréhension des pathologies psychiatriques. Avec son franc-parler habituel, elle disait souvent : "J’ai été folle, célèbre et fauchée, parfois tout ça en même temps." Pas forcément un modèle traditionnel, mais un modèle quand même.
Son parcours a inspiré de nombreux artistes et patient·es, prouvant qu’on peut être à la fois célèbre, instable, talentueuse et utile. Elle aura transformé ses failles en force, et ses excès en matériau littéraire.
Un héritage bien vivant, sans mythe inutile
La mort de Carrie Fisher, suivie de près par celle de sa mère Debbie Reynolds, a secoué le monde du cinéma et bien au-delà. Ce double départ tragique a marqué la fin d’un certain pan d’Hollywood, fait de glamour et de chaos assumé. Mais Carrie Fisher continue de vivre à travers la culture populaire, les citations qu’on relit, les interviews qu’on redécouvre, les rôles qu’on revoit, souvent en se disant qu’elle était bien plus qu’un personnage dans une galaxie lointaine.
L’héritage de Carrie Fisher, c’est celui d’une femme qui n’a jamais voulu être parfaite, qui a préféré être honnête. Ce n’est peut-être pas ce que Hollywood attendait d’elle, mais c’est précisément ce qui la rend inoubliable.