Carl Weathers
- Casting
Détails
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| Filmographie | 10 films |
Biographie
Carl Weathers, né le 14 janvier 1948 à La Nouvelle-Orléans, en Louisiane, et décédé le 2 février 2024, est un acteur américain, ancien joueur professionnel de football américain, devenu une figure culte du cinéma d’action des années 1980. Il reste surtout connu pour avoir incarné Apollo Creed, adversaire puis allié de Rocky Balboa dans la saga Rocky, mais sa carrière ne se résume pas à ce seul rôle. Charismatique, athlétique, et doté d’un sens du timing comique souvent sous-estimé, Carl Weathers a marqué des générations de spectateurs à la croisée du sport, du cinéma musclé et de la pop culture.
Une carrière d’athlète avant la lumière des plateaux
Avant de briller à l’écran, Carl Weathers mène une carrière sportive de haut niveau. Il joue au football américain au poste de linebacker, d’abord à l’université, puis brièvement en ligue professionnelle, notamment pour les Oakland Raiders en NFL, et les BC Lions en Ligue canadienne. Sportif accompli, il se distingue par sa rigueur physique et sa discipline, deux qualités qu’il emportera avec lui dans le monde du cinéma.
C’est d’ailleurs durant ses années sportives qu’il commence à s’intéresser au théâtre et à la comédie. Il décide de raccrocher les crampons pour se consacrer à sa deuxième passion : le jeu. Un pari risqué, mais qui va s’avérer payant.
Apollo Creed : un rôle fondateur et un duel devenu mythe
En 1976, Carl Weathers obtient le rôle de Apollo Creed dans Rocky, réalisé et interprété par Sylvester Stallone. Inspiré par la figure de Muhammad Ali, Apollo est à la fois provocateur, flamboyant, et d’une technique impeccable. Ce boxeur champion du monde choisit Rocky Balboa comme adversaire pour un combat-spectacle qui, contre toute attente, devient une épreuve physique et humaine.
La performance de Carl Weathers est essentielle à la réussite du film. Il campe un personnage complexe, à la fois antagoniste et admirable. Creed est arrogant, mais aussi intelligent, talentueux, et charismatique. Le public l’adopte immédiatement. Dans les films suivants, le personnage évolue : Apollo Creed devient un mentor, un ami, puis une figure tragique, dont la mort dans Rocky IV (1985) face à Ivan Drago marque un tournant dramatique dans la saga.
Sans Apollo, pas de Rocky tel qu’on le connaît. Et sans Carl Weathers, Apollo n’aurait sans doute pas eu cette présence si magnétique à l’écran.
Une figure incontournable du cinéma d’action des années 80
Fort de cette notoriété, Carl Weathers enchaîne avec des rôles dans le cinéma d’action. En 1987, il partage l’affiche avec Arnold Schwarzenegger dans Predator, film culte mêlant suspense, science-fiction et testostérone. Il y incarne Dillon, ancien militaire reconverti en agent de la CIA, confronté à une menace extraterrestre en pleine jungle. Le film, aujourd’hui emblématique, contribue à asseoir Carl Weathers comme figure virile et solide du cinéma hollywoodien.
Il devient également le héros de son propre film d’action avec Action Jackson (1988), où il joue un flic aux méthodes musclées. Pensé comme un nouveau héros de franchise, le personnage n’aura pas de suite, mais reste une belle vitrine de l’acteur en tête d’affiche.
Une reconversion réussie dans des rôles plus décalés
Loin de se cantonner à l’action pure, Carl Weathers montre vite qu’il a aussi un sens de l’autodérision. Il apparaît dans la comédie Happy Gilmore (1996) avec Adam Sandler, où il incarne Chubbs Peterson, ancien golfeur à la main mangée par un alligator. Un rôle totalement décalé, que l’acteur joue avec sérieux dans l’absurde, et ça fonctionne.
Il continue ensuite à apparaître dans des séries comme ER, The Shield, Colony ou Chicago Med, souvent dans des rôles de figures d’autorité : médecin, flic, général, entraîneur. Sa prestance naturelle fait de lui un acteur parfait pour ces personnages droits, parfois durs, mais toujours charismatiques.
The Mandalorian : un retour en grâce et un dernier grand rôle
En 2019, Carl Weathers fait un retour remarqué dans la série The Mandalorian, produite par Lucasfilm pour Disney+. Il y interprète Greef Karga, un ancien magistrat devenu intermédiaire douteux, puis allié du héros Din Djarin. Son rôle, d’abord secondaire, gagne en importance au fil des saisons, et lui permet d’explorer un personnage plus nuancé, entre opportunisme et loyauté.
L’acteur ne se contente pas d’y jouer : il réalise également plusieurs épisodes, affirmant son savoir-faire derrière la caméra. Cette incursion dans l’univers Star Wars donne un second souffle à sa carrière, le faisant découvrir à une nouvelle génération de fans.
Une image publique positive, entre force tranquille et respectabilité
Tout au long de sa carrière, Carl Weathers s’est distingué par sa stabilité, son professionnalisme et une absence totale de scandale. Il a su traverser les décennies sans renier ses premiers succès, tout en se réinventant avec intelligence. Son image reste celle d’un homme droit, à la voix profonde et à la présence imposante, capable de jouer les durs tout en gardant une touche d’humanité.
Son engagement dans la communauté artistique, sa curiosité pour la réalisation, et son amour du métier en font une figure respectée, autant chez les acteurs que chez les réalisateurs.
Un héritage marqué par la culture populaire
De Apollo Creed à Greef Karga, en passant par Dillon, Carl Weathers laisse derrière lui une galerie de personnages puissants et marquants. Il n’a pas seulement été une star du cinéma d’action : il a participé à la construction de figures mythiques du cinéma américain, entre sport, science-fiction, comédie et space western.
Son décès en 2024 a suscité une vive émotion, preuve que Carl Weathers occupait une place bien particulière dans le cœur du public, celle des acteurs dont on admire la force, mais aussi la chaleur humaine.
Avec son sourire franc, ses poings serrés et sa capacité à tout jouer sans perdre sa dignité, Carl Weathers est entré dans la légende, à sa façon. Sans faire de bruit, mais en frappant fort.