Candy Candido
- Casting
Détails
| Autre nom | Jonathan Joseph Candido |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 5 films |
Biographie
Candy Candido est né le 25 décembre 1913 à New Orleans, en Louisiane, et est décédé le 19 mai 1999 à Burbank, en Californie. Si son nom ne vous évoque rien au premier abord, sa voix, en revanche, pourrait bien faire écho à des souvenirs d’enfance ou à des classiques du cinéma d’animation. Candy Candido, c’était cette voix extrêmement grave, capable de glisser sans prévenir vers des hauteurs improbables, à la limite du cartoon, mais toujours contrôlée. Une particularité vocale si unique qu’elle est devenue sa signature… et son passeport pour Hollywood.
Des débuts dans la musique et la radio
Avant de devenir la voix qu’on ne peut pas oublier, Candy Candido a d’abord été musicien. Il débute comme contrebassiste dans l’orchestre de Ted Fio Rito, mais c’est à la radio, dans les années 30 et 40, qu’il connaît ses premiers succès publics. Il devient un personnage régulier dans les émissions de Jimmy Durante, où il interprète un acolyte à la voix étrange, ponctuant souvent ses interventions par sa fameuse réplique : "I'm feeling mighty low…", devenue culte aux États-Unis.
À cette époque, la radio est reine, et la voix de Candy Candido, littéralement inimitable, fait mouche. Il n’a pas besoin de se montrer pour être immédiatement identifié. Il développe un style de performance comique basé presque uniquement sur les variations vocales, ce qui lui ouvre la voie vers un domaine alors en pleine expansion : le doublage.
Une légende du doublage chez Disney et au-delà
Dans les années 50, Candy Candido commence à prêter sa voix à des personnages de films d’animation, notamment chez Disney, qui va devenir l’un de ses partenaires réguliers. Il participe à Peter Pan (1953) en incarnant le chef indien, un personnage vocalement exubérant, pour ne pas dire caricatural (les codes de l’époque n’étaient pas vraiment sensibles à la représentation culturelle...).
Il revient dans Sleeping Beauty (La Belle au bois dormant, 1959), où il prête sa voix à l’un des acolytes grotesques de Maléfique, toujours avec cette capacité à passer d’un grognement caverneux à des aigus nasillards. Plus tard, dans The Great Mouse Detective (Basil, détective privé, 1986), il double Fidget, la chauve-souris servante du méchant Ratigan, encore un personnage étrange et grinçant, taillé sur mesure pour lui.
Dans tous ces rôles, Candy Candido ne cherche pas à rendre ses personnages aimables ou doux. Il incarne l’étrangeté, l’exagération, l’inquiétant comique, et c’est précisément ce qui les rend mémorables. Sa voix devient un outil de narration à part entière, au même titre que l’animation ou la musique.
Une voix utilisée bien au-delà des dessins animés
Si le public familial le connaît surtout grâce à Disney, Candy Candido a aussi laissé son empreinte dans des films live-action, notamment dans le genre horreur/fantastique. Il prête sa voix à l’esprit démoniaque dans The Exorcist (1973), bien que sa participation n’ait pas toujours été créditée officiellement. Sa capacité à produire des sons presque inhumains, sans aucun effet technique, fascinait les réalisateurs, et en effrayait plus d’un.
Il a également travaillé pour des studios comme Warner Bros. ou Universal, toujours dans des rôles vocaux très marqués, souvent secondaires mais jamais oubliables. Pour les amateurs de jeux d’arcade rétro, sa voix a même été utilisée dans certains jeux des années 80, preuve que son timbre fascinait bien au-delà du cinéma.
Un talent vocal inclassable, une carrière sans équivalent
Il serait difficile de classer Candy Candido dans une catégorie unique. Était-il acteur, comédien de doublage, musicien, humoriste ? Il était tout cela à la fois, mais surtout une créature vocale, un phénomène naturel que peu ont su égaler. Sa capacité à manipuler sa voix, sans assistance électronique, en faisait un artiste à part, presque une anomalie acoustique.
Et pourtant, malgré son immense contribution à la culture populaire américaine, Candy Candido est resté largement en dehors des projecteurs. Peu d’interviews, peu d’apparitions publiques, peu de reconnaissance formelle. Il a préféré rester la voix dans l’ombre, celle qu’on entend sans la voir, mais qu’on n’oublie jamais.
Aujourd’hui, Candy Candido est un nom que les passionnés de doublage ou d’animation reconnaissent avec respect. Sa voix continue de résonner dans les classiques qu’on revoit encore, dans les enregistrements radio d’époque, ou dans les souvenirs de spectateurs qui ont grandi en ayant un peu peur (ou beaucoup de plaisir) à l’écouter.