Camille Delamarre

  • Réalisation
  • Montage

Détails

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Filmographie 6 films

Biographie

Camille Delamarre, né le 3 octobre 1979 à Paris, est un réalisateur et monteur français, principalement actif dans le cinéma d’action. Passé par le montage avant de passer derrière la caméra, il s’inscrit dans une tradition de cinéma physique, rythmé, et efficace, souvent associée à l’univers EuropaCorp, le studio fondé par Luc Besson. Si son nom ne fait pas forcément la une, ses images, elles, parlent d’elles-mêmes : courses-poursuites, corps à l’épreuve, dialogues minimaux, le tout filmé avec une énergie constante.

Le monteur avant le metteur en scène

Avant de réaliser ses premiers films, Camille Delamarre s’impose dans le monde du montage, notamment sur des productions d’action à la française comme Taken 2 ou Colombiana, tous deux produits par EuropaCorp. Ce travail en coulisses forge son sens du rythme, de la structure narrative visuelle, et de l’efficacité propre aux films de genre.

Il développe ainsi un style direct, lisible, sans fioritures, qui deviendra sa signature lorsqu’il passe à la réalisation. Il ne cherche pas à faire du cinéma contemplatif, mais plutôt à servir le mouvement, à maintenir une tension constante, et à faire en sorte que chaque plan avance l’histoire — ou au minimum, accélère le cœur du spectateur.

Brick Mansions : un premier long dans la cour des grands

En 2014, Camille Delamarre réalise son premier long-métrage : Brick Mansions, remake américain de Banlieue 13, toujours dans l’univers Bessonien. Tourné à Montréal et produit par EuropaCorp, le film met en scène Paul Walker et David Belle, figure du parkour et acteur du film original. C’est une œuvre typique du cinéma d’action de cette époque : très chorégraphiée, très découpée, avec un mélange d’arts martiaux urbains, de cascades en décors réels et de dialogues fonctionnels.

Le film ne séduit pas particulièrement la critique, mais Camille Delamarre y montre une capacité à gérer des productions internationales, des acteurs bankables et un rythme de tournage rapide — ce qui, dans l’univers de l’action, est souvent plus important que le prestige critique.

The Transporter Refueled : nouvelle tentative, même ADN

En 2015, Camille Delamarre revient avec The Transporter Refueled, reboot de la saga Le Transporteur, sans Jason Statham, mais avec Ed Skrein dans le rôle principal. Encore une fois, on retrouve tous les ingrédients du style Delamarre : conduite rapide, bastons chorégraphiées, caméras nerveuses, le tout dans un cadre esthétique froid, presque clinique.

Le film ne révolutionne rien, mais il s’inscrit dans une logique de cinéma d’exploitation propre et calibré, pensé pour plaire aux amateurs de sensations fortes, en évitant les temps morts. Pour certains, cela manque de personnalité. Pour d’autres, c’est justement cette maîtrise artisanale du genre qui fait sa force.

Un style au service de l’efficacité narrative

Camille Delamarre ne prétend pas faire du cinéma d’auteur, et ce n’est pas un défaut. Il s’inscrit dans une tradition de faiseurs solides, capables de tenir un film d’action de bout en bout, sans explosion gratuite ni effet tape-à-l’œil. Son approche repose sur le montage comme moteur de la tension, une caméra mobile mais lisible, et un respect strict des codes du genre.

On est loin de l’expérimentation, mais ce n’est pas le but. Dans ses films, l’enjeu est simple : tenir en haleine, proposer un spectacle efficace, sans rupture de ton. Ce type de cinéma a son public, souvent international, et Camille Delamarre en connaît parfaitement les rouages.

Filmographie

6 sur 6 films

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