C. Robert Cargill
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
C. Robert Cargill est né le 8 septembre 1975 à San Antonio, au Texas (États-Unis). Scénariste, romancier, producteur et ancien critique de cinéma, il s’est imposé comme l’un des noms les plus discrets mais influents dans le domaine du cinéma de genre contemporain, en particulier dans l’horreur. Il est notamment connu pour être le co-auteur de Sinister, Doctor Strange et plusieurs collaborations fructueuses avec le réalisateur Scott Derrickson. Avec son parcours atypique, passant de l’analyse à la création, C. Robert Cargill incarne une nouvelle génération de conteurs férus de pop culture et d’univers sombres.
Des débuts sur Internet, clavier en main
Avant de faire peur sur grand écran, C. Robert Cargill se faisait une place en ligne, sous le pseudonyme Massawyrm. Il écrivait pour Ain’t It Cool News, un site de critique ciné très influent dans les années 2000. En parallèle, il travaille aussi comme chroniqueur pour Spill.com, une plateforme mêlant critiques et animation. C’est dans ce contexte qu’il affine sa connaissance des mécanismes narratifs et développe une plume acérée, capable d’analyser aussi bien le fond que la forme.
Mais la critique n’est pas une fin en soi pour C. Robert Cargill. Très vite, l’envie d’écrire ses propres histoires prend le dessus. C’est lors d’un festival SXSW à Austin, au détour d’un café avec Scott Derrickson, qu’une idée prend vie : celle d’un écrivain qui découvre une série de films super 8 révélant des meurtres atroces... et bien plus encore. Ce sera Sinister.
Sinister : un premier film qui frappe fort
Sorti en 2012, Sinister marque une entrée remarquée de C. Robert Cargill dans le monde du cinéma. Le film, porté par Ethan Hawke, ne réinvente pas l’horreur, mais distille une ambiance macabre, visuellement marquante et psychologiquement étouffante. Le personnage de Bughuul, sorte de divinité démoniaque tapie dans les images, devient instantanément une icône du genre.
Le succès critique et commercial de Sinister ouvre grand les portes d’Hollywood à C. Robert Cargill, qui prouve qu’on peut venir de la critique geek et écrire un scénario original capable de traumatiser une salle entière. Il coécrit ensuite Sinister 2, mais la suite peine à retrouver l’impact du premier, malgré quelques bonnes idées.
Marvel, magie et multivers : Doctor Strange
En 2016, changement d’ambiance : C. Robert Cargill quitte les maisons hantées pour l’univers Marvel, où il coécrit le scénario de Doctor Strange, toujours avec Scott Derrickson à la réalisation. Ce passage à la superproduction ne le fait pas renier ses influences. Le film se distingue des autres productions du MCU par une tonalité plus mystique, des visuels psychédéliques assumés et une volonté de jouer avec les perceptions de la réalité.
Ce projet permet à C. Robert Cargill de démontrer sa capacité à écrire à grande échelle, sans perdre le sens du détail et de la structure. Il reste fidèle au personnage de Stephen Strange, tout en y injectant une touche plus sombre et plus mature que la moyenne des films Marvel.
L’horreur comme terrain d’expression favori
Malgré cette incursion dans le blockbuster, C. Robert Cargill n’abandonne jamais vraiment l’horreur. En 2021, il coécrit The Black Phone, une adaptation d’une nouvelle de Joe Hill, toujours avec Scott Derrickson à la réalisation. Le film, porté par un Ethan Hawke glaçant, revient à une forme d’horreur plus intimiste, plus psychologique, avec une dimension émotionnelle très marquée. Encore une fois, l’écriture de C. Robert Cargill se distingue par sa capacité à construire des univers où le surnaturel sert à explorer des peurs bien humaines.
À travers ces collaborations, on perçoit une constante : C. Robert Cargill aime ancrer ses récits fantastiques dans des réalités dures, souvent marquées par la solitude, la culpabilité ou le trauma. Pour lui, l’horreur est un outil narratif, pas une fin en soi. Il s’en sert pour parler de la parentalité, de la mort, du deuil ou de la mémoire, toujours avec une certaine retenue, loin des effets faciles.
Écrivain de science-fiction et de fantasy
En parallèle de sa carrière hollywoodienne, C. Robert Cargill est également un romancier accompli. Il a publié plusieurs livres, notamment Dreams and Shadows (2013) et Queen of the Dark Things (2014), qui mêlent fantastique, mythologie urbaine et humour noir. Il s’attaque aussi à la science-fiction avec Sea of Rust (2017), un roman post-apocalyptique où l’humanité a été éradiquée par des intelligences artificielles, et où les rares robots encore « libres » errent dans un désert technologique. Le livre est salué pour son approche mélancolique du transhumanisme, et une suite, Day Zero, vient compléter cet univers.
Sa carrière littéraire, bien qu’un peu en marge, confirme son goût pour les récits à forte charge émotionnelle, ancrés dans des mondes brisés mais porteurs de sens. En somme, C. Robert Cargill est aussi à l’aise avec un clavier qu’avec un script de studio, ce qui n’est pas si courant.
Filmographie
8 sur 8 films