Bryan Bertino

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Biographie

Bryan Bertino est né le 17 octobre 1977 à Crowley, Texas, États-Unis. Réalisateur, scénariste et producteur, Bryan Bertino s’est imposé dans le cinéma d’horreur grâce à un style à la fois épuré et anxiogène, loin des clichés surjoués du genre. Son nom reste associé à un film qui a marqué une génération de spectateurs, The Strangers, mais son œuvre va bien au-delà d’un simple succès commercial.

Des débuts modestes, une percée brutale

Avant de réaliser son premier long-métrage, Bryan Bertino passe par la case assistant électricien sur des tournages, ce qui, avouons-le, n’a rien de très glamour. Mais cette expérience lui permet de mieux comprendre les mécaniques de plateau, et surtout de peaufiner ses propres scénarios. Après avoir étudié le cinéma à l’Université du Texas, il tente sa chance à Los Angeles, comme tant d’autres. Ce qui le distingue, c’est sa patience et son goût pour l’économie narrative. Il ne cherche pas à en faire trop, et c’est peut-être ça qui fonctionne.

En 2008, il écrit et réalise The Strangers, un thriller d’épouvante aussi glaçant qu’épuré, où un couple est harcelé par trois inconnus masqués dans une maison isolée. Le film, inspiré librement de faits divers et d’une peur universelle (celle de ne pas être en sécurité chez soi), est un succès surprise au box-office. Et surtout, il crée une ambiance d’une rare efficacité, sans effets tape-à-l’œil ni dialogues superflus. Bref, Bryan Bertino frappe fort, en misant sur la suggestion plus que sur la démonstration.

Un réalisateur qui préfère les ombres aux projecteurs

Après The Strangers, beaucoup s’attendaient à voir Bryan Bertino enchaîner les grosses productions ou rejoindre les franchises du genre. Ce n’est pas vraiment ce qui s’est passé. Au lieu de surfer sur la vague commerciale, il choisit des projets plus personnels, souvent sombres, parfois déroutants. Il signe Mockingbird en 2014, un film en found footage qui divise mais qui confirme son goût pour les mises en scène minimalistes et psychologiquement tendues.

En 2016, The Monster lui permet d’explorer une autre facette de l’horreur, plus intime, presque métaphorique. Là encore, Bryan Bertino mêle le drame familial au surnaturel sans jamais céder au spectaculaire. Et c’est cette retenue, cette volonté de raconter l’horreur dans le quotidien le plus banal, qui le distingue des autres réalisateurs du genre.

The Dark and the Wicked, l’horreur purement émotionnelle

Avec The Dark and the Wicked en 2020, Bryan Bertino revient à une forme de cinéma encore plus austère, plus froide, mais aussi plus dérangeante. Tourné dans sa propre ferme familiale au Texas (ça ne s’invente pas), le film parle de deuil, de solitude et d’une entité invisible qui ronge l’âme des vivants. La critique est globalement élogieuse, saluant un film qui fait du malaise une arme narrative, et où chaque silence pèse plus qu’un long discours.

Ce n’est pas le genre de film qui fait des millions d’entrées, mais c’est typiquement le genre de film qui reste, qui hante. Une signature de Bryan Bertino, désormais reconnue pour sa cohérence artistique, même si elle reste en dehors des radars du grand public.

Filmographie

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