Brooke Shields

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Filmographie 6 films

Biographie

Brooke Shields est née le 31 mai 1965 à New York, aux États-Unis. Actrice, mannequin, autrice et productrice, Brooke Shields est l’un de ces visages que la culture américaine n’a jamais vraiment quitté des yeux. Révélée dès l’enfance, elle incarne tour à tour la beauté controversée, l’icône pop des années 80, puis une figure médiatique aux choix affirmés, à rebours des clichés qu’elle a elle-même contribué à façonner. Brooke Shields, c’est un parcours rare : une star dont la notoriété précoce n’a pas été une fin, mais le début d’un long combat pour le contrôle de sa propre image.

Une célébrité précoce, entre fascination et malaise

Brooke Shields devient célèbre très jeune, trop jeune, diront certains. Elle débute sa carrière de mannequin à seulement 11 mois, apparaissant dans des publicités. Mais c’est à l’âge de 12 ans qu’elle choque et fascine dans le film Pretty Baby (1978) de Louis Malle, où elle incarne une jeune fille vivant dans une maison close en Louisiane au début du XXe siècle. Le film est salué, mais il suscite aussi une polémique intense, en raison de la nudité et du thème abordé.

Ce rapport ambigu à l’enfance, à la sexualisation des corps juvéniles, suivra longtemps Brooke Shields, notamment avec le film The Blue Lagoon (1980), où elle joue une adolescente naufragée qui découvre l’amour et la sexualité loin du monde adulte. Là encore, succès populaire et controverse s’entremêlent. Le regard posé sur elle est souvent voyeur, voire projectif. Mais Brooke Shields, à l’époque, reste silencieuse, entourée, dirigée, façonnée par d'autres.

Elle devient aussi une égérie de la mode avec les célèbres publicités Calvin Klein, où la phrase “Nothing comes between me and my Calvins” devient aussi culte que dérangeante. Brooke Shields n’a alors que 15 ans.

Une réinvention par le savoir et le refus de l’évidence

Alors que beaucoup d’enfants stars sombrent ou disparaissent, Brooke Shields choisit une voie inattendue : elle s’éloigne d’Hollywood pour aller à l’université, intégrant Princeton, l’une des institutions les plus prestigieuses des États-Unis. Elle y étudie la littérature française, et mène une vie relativement discrète loin des plateaux.

Ce choix, salué pour sa lucidité, marque le début de sa reconquête personnelle et artistique. Elle n’a pas été seulement une jeune actrice dirigée par les adultes, elle devient une femme instruite, autonome, et déterminée à écrire sa propre narration.

Un retour mesuré à l’écran et une carrière diversifiée

Dans les années 1990, Brooke Shields revient à la télévision et au cinéma avec une image différente, plus légère, plus maîtrisée. Elle joue dans plusieurs séries, notamment Suddenly Susan (1996–2000), une sitcom dans laquelle elle incarne une journaliste célibataire. La série, bien qu’ancrée dans son époque, lui permet de montrer ses talents comiques et de casser l’image figée qui lui collait à la peau.

Elle fait également des apparitions dans Friends, Two and a Half Men, ou Law & Order: SVU, tout en poursuivant une carrière sur les planches à Broadway, notamment dans Chicago et Cabaret, prouvant sa polyvalence artistique.

Plus tard, elle diversifie encore son activité, devenant productrice, auteure de mémoires, voix engagée, notamment sur la santé mentale ou la maternité. Elle parle ouvertement de sa dépression post-partum, dans un livre qui fait date (Down Came the Rain), rompant avec le tabou qui entoure ce sujet. Une prise de parole forte, loin de l’image glacée des débuts.

Un combat constant pour l’image et l’autonomie

Ce qui caractérise Brooke Shields, c’est cette lutte, jamais entièrement terminée, pour reprendre le contrôle de son image. Très tôt sexualisée, scrutée, définie par les autres, elle a dû travailler à déconstruire une perception publique figée dans une adolescence médiatisée. Elle a appris à négocier avec la célébrité, à l’utiliser sans s’y laisser enfermer.

Aujourd’hui, elle apparaît régulièrement dans les médias pour défendre le droit des femmes à vieillir, à exister en dehors des standards hollywoodiens, à raconter leur propre histoire sans filtre. Elle assume ses transformations, physiques ou professionnelles, avec une élégance franche et souvent teintée d’humour.

Son documentaire autobiographique (Pretty Baby: Brooke Shields), diffusé en 2023, revient en profondeur sur ce parcours souvent mal compris. Il jette un regard rétrospectif, critique et lucide sur les années de gloire, mais aussi de confusion, de silence imposé, et de reconquête identitaire.

Filmographie

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