Brian Gleeson
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Détails
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Brian Gleeson, acteur irlandais né le 14 novembre 1987 à Dublin, s’est progressivement imposé comme une figure singulière du cinéma et des séries, à la fois ancrée dans le théâtre familial et détachée des feux de la rampe. Fils du comédien Brendan Gleeson et frère de Domhnall Gleeson, Brian Gleeson aurait pu se contenter d’un parcours facilité. Mais non : il choisit ses rôles avec subtilité, préférant les partitions rugueuses et les récits en marge aux grands projecteurs hollywoodiens.
Une entrée dans le métier marquée par l’ombre (et la lumière) familiale
Difficile de parler de Brian Gleeson sans évoquer son entourage. Grandir au sein d’une famille d’acteurs aussi talentueuse que visible dans le paysage cinématographique irlandais aurait pu être un poids, ou au contraire un raccourci vers la facilité. Mais chez les Gleeson, on a manifestement le goût du travail bien fait et de l’indépendance artistique.
Après des études d’art dramatique à l’école Gaiety School of Acting à Dublin, Brian Gleeson commence sa carrière au théâtre, puis glisse naturellement vers le petit écran et le cinéma. Il ne cherche pas à se distinguer par des rôles tape-à-l’œil, mais par une présence brute, souvent intense, toujours crédible. Son premier rôle notable au cinéma arrive en 2010 avec The Eagle, mais c’est dans des productions plus locales, voire confidentielles, qu’il va vraiment affirmer son style.
Brian Gleeson à la télévision : de Love/Hate à Peaky Blinders
Le public irlandais le découvre dans la série Love/Hate, phénomène local qui explore l’univers du crime organisé à Dublin. Brian Gleeson y interprète Hughie, personnage imprévisible, au bord du chaos, à la fois fascinant et repoussant. Une performance tendue, sans fioriture, qui confirme son goût pour les rôles tourmentés.
Ce goût du personnage trouble, Brian Gleeson le cultive ensuite dans d’autres séries comme Rebellion, Resistance, ou encore Peaky Blinders, où il rejoint la cinquième saison en incarnant Jimmy McCavern, chef brutal d’un groupe de radicaux écossais. Là encore, il apporte une dose de tension, presque physique, à chacune de ses apparitions. Il ne cabotine pas, ne cherche pas l’effet, mais installe une présence ferme, presque dérangeante.
Un cinéma fait de rôles secondaires riches et bien choisis
Au cinéma, Brian Gleeson apparaît dans de nombreux films sans forcément tenir le haut de l’affiche. Il préfère les personnages secondaires mais marqués, comme dans Snow White and the Huntsman, Assassin’s Creed, ou encore Phantom Thread de Paul Thomas Anderson, où il incarne un docteur avec une sobriété remarquable dans une scène mémorable face à Daniel Day-Lewis.
Il joue également dans des comédies noires comme The Bisexual ou Frank of Ireland (co-créée avec son frère Domhnall), qui lui permettent de montrer un ton plus absurde, parfois auto-dérisoire, prouvant qu’il sait aussi manier l’humour avec subtilité, sans jamais tomber dans la caricature.
Dans chacun de ses rôles, Brian Gleeson cultive une certaine ambiguïté. Il peut être glaçant, empathique, perdu ou manipulateur. Ce qui frappe, c’est sa capacité à ne jamais chercher à plaire : il joue les personnages, pas les publics. Et ça se sent.
Une trajectoire volontairement à contre-courant
Dans une industrie qui pousse à la mise en avant constante, Brian Gleeson préfère la discrétion. Pas d’interviews à tout-va, pas d’apparitions inutiles sur les tapis rouges, pas de vie privée étalée. On le voit peu en dehors de ses rôles, et c’est sans doute ce qui lui permet de conserver une forme de liberté artistique.
Il privilégie les projets qui font sens pour lui, souvent liés à l’Irlande, à des récits d’identité, de conflit ou de rédemption. Un choix qui peut sembler restreint, mais qui donne à sa filmographie une cohérence rare. Il ne cherche pas à se détacher de ses racines, au contraire : il les assume pleinement, même dans des rôles très éloignés de lui.
Et quand il croise son père à l’écran, comme dans The Tiger’s Tail ou Psychic, l’alchimie ne repose pas sur la génétique, mais sur une vraie complémentarité d’acteurs.