Brett Ratner
- Réalisation
- Production
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 22 films |
Biographie
Brett Ratner est né le 28 mars 1969 à Miami Beach, en Floride (États-Unis). Réalisateur, producteur et parfois acteur, il s’est imposé à Hollywood à la fin des années 1990 comme un faiseur efficace de blockbusters, adepte d’un cinéma grand public, rythmé et souvent musclé. Si son nom est aujourd’hui aussi associé à des controverses, sa carrière reste marquée par plusieurs succès commerciaux majeurs.
Des clips aux gros studios : les débuts de Brett Ratner à Hollywood
Comme beaucoup de réalisateurs de sa génération, Brett Ratner commence dans la musique. Il réalise des clips pour des artistes renommés comme Mariah Carey ou Madonna, peaufinant un style visuel clinquant et énergique. C’est cette maîtrise du rythme et de l’image qui attire l’attention des studios, prêts à lui confier des projets ambitieux.
En 1997, il passe au long métrage avec Money Talks, une comédie d’action portée par Chris Tucker. Le film rencontre un certain succès, mais c’est surtout avec Rush Hour en 1998 que Brett Ratner explose aux yeux du grand public.
Brett Ratner et la saga Rush Hour : le jackpot à l’américaine
Quand on pense à Brett Ratner, difficile de ne pas citer immédiatement Rush Hour. Ce buddy movie réunit Jackie Chan et Chris Tucker dans un duo improbable mais efficace, entre arts martiaux, cascades spectaculaires et vannes à la chaîne. Le mélange fonctionne parfaitement : le film cartonne au box-office et donne naissance à deux suites, en 2001 et 2007.
C’est précisément ce genre de projet que Brett Ratner affectionne : des films calibrés pour divertir, au rythme soutenu, avec une formule éprouvée. Certains y verront un manque de prise de risque artistique, d’autres une capacité à comprendre les attentes du grand public. Quoi qu’il en soit, il devient un nom qui compte à Hollywood, notamment dans le registre de la comédie d’action.
Une filmographie éclectique, toujours ancrée dans le grand spectacle
Si la trilogie Rush Hour reste son œuvre la plus emblématique, Brett Ratner ne s’y limite pas. En 2002, il réalise Red Dragon, un prequel du Silence des Agneaux, où il tente un virage plus sombre et psychologique, avec Edward Norton et Anthony Hopkins. L’exercice divise, mais montre qu’il peut sortir (un peu) de sa zone de confort.
En 2006, il reprend les rênes de X-Men : L’affrontement final après le départ de Bryan Singer. Le film, malgré des critiques partagées, réalise un score impressionnant au box-office, consolidant la réputation de Brett Ratner comme réalisateur fiable sur le plan commercial. Il enchaîne ensuite avec After the Sunset et Tower Heist, tout en s’investissant davantage dans la production via sa société RatPac Entertainment.
Une carrière entachée par les accusations de harcèlement
À partir de 2017, la trajectoire de Brett Ratner prend un virage abrupt. Plusieurs femmes, dont des actrices comme Olivia Munn et Natasha Henstridge, l’accusent de harcèlement sexuel et de comportements inappropriés. Ces témoignages s’inscrivent dans la vague #MeToo qui secoue Hollywood. Warner Bros., avec qui il collaborait étroitement, met fin à sa relation avec RatPac. Les projets en cours sont annulés ou suspendus, et Brett Ratner se retire de la scène médiatique.
Depuis, il reste largement absent du paysage hollywoodien, et son éventuel retour derrière la caméra suscite des débats autant éthiques qu’industriels.
Brett Ratner : entre instinct commercial et controverse durable
Difficile de réduire Brett Ratner à une simple étiquette. D’un côté, il représente un certain Hollywood des années 2000, porté sur le divertissement pur, les stars bankables et les recettes éprouvées. De l’autre, son nom est désormais associé à une époque où le comportement des figures de pouvoir dans l’industrie est remis en question avec force.
En tant que réalisateur, il n’a jamais vraiment cherché à devenir un auteur. Ce qui l’intéresse, c’est le rythme, l’énergie, le rendement. Et s’il n’a pas laissé de chef-d’œuvre incontestable, il a su capter l’air du temps, au moins pour un moment. Avec lui, le cinéma était une affaire de tempo, de casting bien huilé et de punchlines bien senties. Ce qui, pour beaucoup de spectateurs, suffisait amplement.
Quant à savoir si Brett Ratner refera surface à l’avenir… à Hollywood, rien n’est jamais totalement impossible.
Filmographie
22 sur 22 films