Bowen Yang
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 4 films |
Biographie
Bowen Yang, né le 6 novembre 1990 à Brisbane, en Australie, est un acteur, humoriste, scénariste et podcasteur américain qui s’est imposé en quelques années comme l’une des voix les plus originales et les plus rafraîchissantes de la comédie américaine contemporaine.
D’origine chinoise, élevé aux États-Unis, Bowen Yang est devenu en 2019 le premier acteur asiatique-américain ouvertement gay à intégrer le casting de Saturday Night Live (SNL), un symbole fort dans une émission longtemps critiquée pour son manque de diversité.
À la fois drôle, cinglant, cultivé et vulnérable, il incarne une nouvelle génération d’humoristes qui mêlent militantisme, introspection et satire, avec un sens du rythme comique aiguisé et une conscience très fine des enjeux de représentation.
De Brisbane à New York : une trajectoire transpacifique
Né en Australie de parents chinois immigrés, Bowen Yang grandit aux États-Unis, dans le Colorado, où il se passionne très jeune pour la télévision, les talk-shows et, évidemment, Saturday Night Live. Il suit des études à NYU (New York University), en sciences, mais c’est sur scène, dans des spectacles d’improvisation et de stand-up, qu’il commence à forger son style.
Avant d’être connu du grand public, Bowen Yang travaille en coulisses : il entre chez SNL en 2018 comme scénariste, notamment pour écrire des sketchs viraux autour de la culture pop et des figures queer, ce qui lui permet d’imposer une voix nouvelle, piquante et très actuelle, dans un environnement parfois perçu comme figé.
Premier acteur asiatique-américain queer dans SNL
En 2019, Bowen Yang est promu au rang de featured player (interprète régulier) dans Saturday Night Live, devenant ainsi le premier acteur d’origine asiatique et le premier homme ouvertement gay à occuper un tel poste dans l’émission. Un jalon historique dans un programme emblématique de la télévision américaine, longtemps dominé par des figures blanches et hétérosexuelles.
Dès ses premières apparitions, il fait sensation avec des personnages absurdes, brillamment écrits, des performances énergiques et décalées, et surtout un art de la rupture comique qui repose autant sur l’intelligence du texte que sur la surprise du ton. Il est capable d’incarner un iceberg qui se plaint d’être jugé pour avoir coulé le Titanic, une mariée chinoise en crise, ou encore de livrer des interventions pleines d’ironie sur le plateau de Weekend Update, la fausse émission d’info de SNL.
Il utilise souvent l’humour pour questionner les clichés raciaux, les normes de genre, l’homophobie, et les contradictions de la société américaine, mais toujours avec une forme de légèreté, de tendresse même, qui rend son humour accessible sans jamais être édulcoré.
Un acteur au cinéma et un phénomène de podcast
En parallèle de SNL, Bowen Yang développe une carrière d’acteur. Il apparaît dans plusieurs séries (Awkwafina Is Nora from Queens, Girls5Eva, The Other Two), mais c’est au cinéma qu’il est véritablement révélé au grand public en 2022, avec Fire Island, comédie romantique LGBTQ+ librement inspirée de Pride and Prejudice.
Dans ce film, il incarne un personnage sensible, drôle, et nuancé, à l’opposé des caricatures habituelles. Sa performance est saluée pour son naturel et son humanité, et confirme qu’il n’est pas uniquement un comique, mais un acteur capable d’émotion contenue, de tension dramatique, de douceur.
Il co-anime également, avec Matt Rogers, le podcast Las Culturistas, devenu culte auprès des fans de pop culture queer et de comédie. Mélange d’analyses absurdes, de confidences très personnelles et de réflexions sociétales décalées, le podcast est un laboratoire d’idées où Bowen Yang déploie librement son humour érudit, son amour du kitsch, et sa sensibilité queer.
Une voix queer et asiatique dans un Hollywood en mutation
Ce qui distingue Bowen Yang, au-delà de son talent comique, c’est la précision de son point de vue. Il ne se contente pas d’être un symbole de diversité : il réfléchit, déconstruit, reformule. Il incarne des personnages flamboyants, mais aussi des hommes sensibles, égarés, tendres, loin des archétypes.
Il parle ouvertement de thérapie, de santé mentale, de racisme intériorisé, d’immigration, de la pression de la réussite, sans jamais donner de leçon. Il partage, avec lucidité et humour, des récits personnels qui résonnent bien au-delà de sa communauté.
En ce sens, Bowen Yang fait partie d’une nouvelle génération d’artistes LGBTQ+ et racisés qui ne cherchent pas à rentrer dans les cases existantes, mais à en créer de nouvelles, plus inclusives, plus mouvantes, plus vraies.