Boaz Davidson

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Filmographie 40 films

Biographie

Boaz Davidson, né le 8 novembre 1943 à Tel-Aviv, en Israël, est un réalisateur, scénariste et producteur israélo-américain. S’il est peu connu du grand public en tant que nom en haut de l’affiche, Boaz Davidson fait pourtant partie de ces figures industrielles du cinéma qui, dans l’ombre, participent activement à la fabrication de dizaines de films, parfois modestes, parfois très rentables, souvent musclés.

Sa carrière est marquée par une double trajectoire : d’abord en tant que réalisateur populaire dans le cinéma israélien des années 1970, puis comme producteur et scénariste à Hollywood, en particulier à travers sa collaboration avec la société Millennium Films, spécialisée dans les films d’action à l’ancienne. Bref, Boaz Davidson, c’est un peu le pont discret entre le cinéma de quartier des années 70 et le blockbuster d’action des années 2000.

Une figure culte du cinéma israélien populaire

Avant de produire des explosions en série à Hollywood, Boaz Davidson s’est d’abord fait un nom dans son pays natal. Dans les années 1970, il est l’un des visages majeurs de la comédie israélienne grand public, notamment grâce à la saga Eskimo Limon (Lemon Popsicle, 1978), un teen movie nostalgique situé dans les années 1950 à Tel-Aviv.

Ce film connaît un immense succès en Israël, puis dans plusieurs pays d’Europe, et donne lieu à une impressionnante série de suites et de remakes. L’inspiration est claire : des adolescents, du rock'n'roll, des premières amours maladroites… Un air de American Graffiti, mais avec une touche locale bien assumée.

À travers ces films, Boaz Davidson capte une certaine mémoire populaire israélienne, mêlant humour grivois, mélancolie légère et observation du passage à l’âge adulte. Même si ces productions ne visent pas le prestige des festivals, elles rencontrent leur public et installent Davidson comme un réalisateur efficace et fédérateur.

Une transition vers Hollywood et le cinéma d’action

Au début des années 1980, Boaz Davidson quitte Israël pour les États-Unis. Il commence par travailler comme scénariste et consultant sur des projets variés, puis finit par devenir une figure-clé chez Cannon Films, célèbre pour ses films d’action à petit budget mais à grand effet, souvent avec Chuck Norris, Charles Bronson ou Jean-Claude Van Damme.

On lui doit notamment le remake américain de Lemon Popsicle, intitulé The Last American Virgin (1982), qui garde l’ossature du film original tout en transposant l’histoire dans une ambiance californienne plus conforme aux codes du teen movie américain.

Mais c’est surtout comme producteur que Boaz Davidson s’impose à partir des années 1990, en rejoignant Nu Image, qui deviendra plus tard Millennium Films, société spécialisée dans les films d’action “à l’ancienne”, comprenez : des explosions, des fusillades, et des héros très musclés. Parmi les titres produits sous sa supervision : The Expendables, Rambo IV, Olympus Has Fallen, London Has Fallen, Mechanic: Resurrection, et bien d’autres.

Ce sont des productions calibrées, souvent critiquées pour leur manque de subtilité… mais aussi très rentables et destinées à un public fidèle, amateur de sensations fortes et de récits sans fioritures.

Un producteur discret mais redoutablement efficace

Boaz Davidson, ce n’est pas le genre à courir les plateaux télé ou les tapis rouges. Son travail est avant tout en coulisses : repérage de projets, encadrement de tournages, gestion de budgets, et parfois réécriture de scripts. Il fait partie de ces professionnels de l’industrie qui préfèrent faire que dire. Et force est de constater que sa méthode fonctionne.

Il n’a pas la réputation d’un auteur, ni la volonté de l’être. Il se place plutôt du côté de ceux qui font tourner la machine. Avec lui, le cinéma est un métier, une affaire sérieuse, mais aussi un divertissement assumé. Cela n’empêche pas une certaine fidélité à ses origines : plusieurs de ses productions gardent un regard tourné vers l’Europe ou le Moyen-Orient, que ce soit dans les lieux de tournage ou dans les thématiques secondaires.

En résumé, Boaz Davidson sait comment produire vite, à moindre coût, et sans perdre de vue l’essentiel : que le public en ait pour son argent.

Filmographie

40 sur 40 films

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