Billy Dee Williams
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 8 films |
Biographie
Billy Dee Williams, né William December Williams Jr. le 6 avril 1937 à New York, aux États-Unis, est un acteur, chanteur et peintre américain dont le nom reste étroitement associé à la saga Star Wars, mais dont la carrière s’étend bien au-delà des étoiles. Figure emblématique du cinéma et de la télévision, il est l’un des premiers acteurs afro-américains à avoir conquis le grand public dans des rôles de premier plan, tout en imposant un style suave et charismatique devenu sa signature.
Billy Dee Williams, une jeunesse artistique et un début sur les planches
Né à Harlem, dans une famille cultivée, Billy Dee Williams fréquente très tôt les milieux artistiques. Il étudie la peinture à la célèbre School of Visual Arts, mais c’est finalement vers le théâtre qu’il se tourne. Il fait ses débuts à Broadway à la fin des années 1950, et entame une carrière au cinéma en parallèle.
Son premier rôle marquant au cinéma arrive avec Brian’s Song (1971), un téléfilm dramatique sur l’amitié entre deux joueurs de football américain, dans lequel il incarne Gale Sayers. Cette performance lui vaut les éloges de la critique et une reconnaissance nationale, rare à l’époque pour un acteur afro-américain dans un rôle aussi humain et complexe.
Lando Calrissian : le rôle qui fait entrer Billy Dee Williams dans la légende
En 1980, Billy Dee Williams entre dans la légende du cinéma en incarnant Lando Calrissian dans Star Wars: Episode V – The Empire Strikes Back. Personnage charismatique, ambigu, élégant jusqu’au bout de la cape, Lando devient immédiatement culte. Il est surtout le premier personnage noir d’envergure dans l’univers Star Wars, ce qui marque un tournant symbolique pour toute une génération de spectateurs.
Il reprend le rôle dans Return of the Jedi (1983), puis plusieurs décennies plus tard dans The Rise of Skywalker (2019), offrant ainsi une continuité rare dans cette galaxie lointaine. Avec Lando, Billy Dee Williams incarne un contrepoint parfait à Han Solo : même assurance, mais plus raffiné, plus diplomate, et tout aussi redoutable.
Un style inimitable, entre cinéma, télévision et musique
En dehors de Star Wars, Billy Dee Williams construit une filmographie riche et variée. Il joue dans plusieurs films emblématiques des années 70 et 80 comme Lady Sings the Blues (1972) aux côtés de Diana Ross, où il incarne le compagnon de la chanteuse Billie Holiday, ou encore dans Mahogany (1975), toujours avec Ross. Ces rôles renforcent son image de séducteur élégant, souvent au croisement du charme, du sérieux et de l’intensité romantique.
Il apparaît aussi à la télévision dans de nombreuses séries populaires, et même dans des publicités, où sa voix chaude et son allure distinguée deviennent immédiatement reconnaissables. Il prête également sa voix à des dessins animés, des jeux vidéo et des documentaires, exploitant sa diction impeccable et son charisme vocal.
Moins connu du grand public, Billy Dee Williams est aussi un artiste visuel accompli. Il a continué à peindre tout au long de sa carrière, exposant ses œuvres à plusieurs reprises, souvent inspirées par le jazz, les icônes afro-américaines et les formes abstraites.
Une figure pionnière et une icône de représentation
Dans une époque où les rôles offerts aux acteurs afro-américains étaient souvent limités ou stéréotypés, Billy Dee Williams s’est imposé comme un pionnier de la représentation positive et glamour. Il n’incarnait pas le rebelle marginal ou le héros musclé sans nuances, mais l’homme sûr de lui, cultivé, complexe — une rareté à Hollywood dans les années 70.
Il a souvent parlé de la difficulté à trouver des rôles à la hauteur de son potentiel dans un système encore verrouillé par des codes raciaux, mais il n’a jamais cessé de défendre l’idée que les artistes noirs devaient pouvoir jouer tous les types de personnages, pas seulement ceux qu'on leur assigne.