Bill Skarsgård
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Détails
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Bill Istvan Günther Skarsgård est né le 9 août 1990 à Vällingby, un quartier de Stockholm, en Suède. Issu d’une véritable dynastie du cinéma, son père est l’acteur Stellan Skarsgård, ses frères Alexander (Succession, Tarzan) et Gustaf (Vikings) sont eux aussi acteurs, Bill Skarsgård aurait pu simplement surfer sur l’aura familiale. Mais non : il s’est forgé un parcours à part, souvent dans l’étrange, l’inquiétant, le magnétique… et parfois dans l’absolument terrifiant.
Oui, c’est bien lui qui se cache derrière le sourire glaçant de Pennywise dans Ça.
Une jeunesse suédoise entre modèles familiaux et premiers rôles
Enfant du cinéma, Bill Skarsgård grandit littéralement sur les plateaux. Il tourne très jeune dans des productions suédoises, dont White Water Fury (2000), aux côtés de ses frères. Mais il refuse longtemps de se laisser définir par son nom, préférant s’affirmer dans des rôles où l’étrangeté et l’ambiguïté deviennent ses marques de fabrique.
Il attire d’abord l’attention dans des films indépendants comme Simple Simon (2010), où il joue un jeune homme atteint du syndrome d'Asperger avec une grande délicatesse. Le film est sélectionné aux Oscars dans la catégorie meilleur film étranger, et Skarsgård y révèle déjà ce mélange de retenue, de bizarrerie et de charisme silencieux.
Pennywise dans Ça : un clown... pas drôle du tout
En 2017, Bill Skarsgård entre brutalement dans la culture populaire mondiale grâce à son interprétation terrifiante de Pennywise le Clown dans It (Ça), adaptation du roman de Stephen King. S’il succède à Tim Curry (version 1990), il en propose une version encore plus dérangeante, reptilienne, imprévisible, avec un regard décalé (littéralement) et une gestuelle animale.
Sa performance impressionne autant qu’elle traumatise. Il arrive à incarner la peur pure tout en restant fascinant, et offre au cinéma d’horreur l’un de ses nouveaux monstres cultes. Il reprend le rôle en 2019 dans It: Chapter Two, confirmant son statut de nouvelle figure de l’horreur psychologique.
Un goût assumé pour les personnages sombres, mutants, ambigus
Depuis Pennywise, Bill Skarsgård s’est spécialisé dans les rôles à la frontière du réel, ceux où les émotions se tordent, où la violence couve sous une apparence calme. Il apparaît dans la série Hemlock Grove (Netflix), où il incarne un lycéen vampire, puis dans Castle Rock, autre adaptation de l’univers de Stephen King, en mystérieux détenu à l’aura surnaturelle.
On le retrouve aussi dans Atomic Blonde (aux côtés de Charlize Theron), Deadpool 2, Nine Days, The Devil All the Time… à chaque fois, il apporte une intensité feutrée, un malaise sous-jacent, qui le distingue des jeunes premiers traditionnels. C’est un visage qu’on n’oublie pas, même quand il ne parle pas.
Décennie 2020 : entre horreur arty et action stylisée
Ces dernières années, Bill Skarsgård continue de multiplier les projets aux univers forts, souvent visuellement marqués et narrativement ambitieux. Il est au cœur de Barbarian (2022), thriller horrifique où il joue brillamment sur la confusion entre menace et victime, dans un film qui joue avec les attentes du spectateur.
En 2024, il devient Eric Draven dans The Crow, reboot du film culte des années 90. Un rôle mythique et risqué, mais qui colle parfaitement à sa silhouette longiligne et son aura gothique, entre douleur romantique et fureur vengeresse.
Et il ne s’arrête pas là : il est aussi à l’affiche de Boy Kills World, film d’action barré et sanglant, preuve qu’il peut aussi s’amuser dans des rôles plus physiques, tout en restant fidèle à son esthétique... un peu dérangée.
Une identité artistique bien à lui
Contrairement à ses frères, souvent associés à des rôles héroïques ou historiques, Bill Skarsgård a préféré s’installer dans des zones plus troubles. Il aime les anti-héros, les êtres à la marge, ceux qu’on ne sait pas tout à fait classer. C’est sa force : ne jamais être là où on l’attend, tout en restant toujours crédible.
Et s’il reste relativement discret dans les médias, ses choix de rôles parlent pour lui : pas de carrières pilotées par l’image, mais un vrai attrait pour l’étrangeté, le cinéma de genre bien écrit, et les réalisateurs audacieux.
Bill Skarsgård : l’élégance du malaise
Bill Skarsgård, c’est un peu comme un film d’auteur croisé avec un cauchemar stylisé. Il est trop étrange pour les comédies romantiques, trop fascinant pour n’être qu’un simple "méchant", et c’est précisément ce qui fait de lui l’un des acteurs les plus intrigants de sa génération.
Il n’a pas besoin de beaucoup de mots. Un sourire en coin, un regard trop fixe, un silence gênant... et voilà que la scène lui appartient. Si vous aimez les personnages lisses, passez votre chemin. Mais si vous aimez les figures dérangeantes, tourmentées et insaisissables, Bill Skarsgård est un nom à retenir — et une présence à ne surtout pas ignorer.
Filmographie
11 sur 11 films