Bill Pullman
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Détails
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| Filmographie | 20 films |
Biographie
Bill Pullman, né le 17 décembre 1953 à Hornell, dans l’État de New York (États-Unis), est un acteur américain au parcours atypique, souvent sous-estimé mais profondément ancré dans l’imaginaire collectif grâce à des rôles marquants dans le cinéma des années 80, 90 et au-delà. Capable d’endosser des rôles sérieux, comiques ou fantastiques, Bill Pullman incarne cette catégorie d’acteurs discrets mais essentiels, ceux dont le visage évoque tout de suite « ce film qu’on aime bien », même si on a parfois du mal à se souvenir de son nom.
Des débuts dans l’enseignement à la scène, puis à l’écran
Avant de percer à l’écran, Bill Pullman est professeur de théâtre, formé à la State University of New York à Delhi, puis à l’université du Massachusetts. Il commence sa carrière dans l’enseignement, avant de se tourner vers le théâtre, notamment sur la scène new-yorkaise. Ce bagage académique influence durablement sa manière d’aborder le jeu : technique, sobre, sans surjeu, avec un goût évident pour les rôles à double fond.
Il débute au cinéma en 1986, dans Ruthless People, une comédie déjantée avec Bette Midler et Danny DeVito. Très vite, il devient une valeur sûre des seconds rôles solides ou des premiers rôles modestes, avec une certaine élégance naturelle et un charme tranquille, loin des stéréotypes de l’Hollywood musclé des années 80.
Spaceballs, While You Were Sleeping, Independence Day : le roi des années 90
Dans Spaceballs (1987), parodie de Star Wars signée Mel Brooks, il campe Lone Starr, un mélange improbable de Han Solo et Luke Skywalker. C’est décalé, absurde, et ça montre que Bill Pullman n’a pas peur du ridicule tant qu’il sert l’histoire. Ce film reste une madeleine pour les amateurs de SF à la sauce comique.
Mais c’est surtout dans les années 90 qu’il devient omniprésent à l’écran. Dans While You Were Sleeping (1995), il séduit aux côtés de Sandra Bullock dans une romcom douce et hivernale, où il incarne le bon gars — l’alternative saine et stable à l’homme comateux dont l’héroïne croit être amoureuse.
Et bien sûr, il y a Independence Day (1996), où Bill Pullman campe le président des États-Unis, vétéran de l’armée de l’air, et héros improbable d’une guerre contre des extraterrestres géants. Son discours à la veille du combat est devenu culte — "Today, we celebrate our Independence Day!" — symbole d’un patriotisme hollywoodien version blockbuster. Ce rôle reste le plus iconique de sa carrière auprès du grand public.
Un acteur aux choix éclectiques, entre cinéma indépendant et télévision
Contrairement à certains de ses contemporains qui ont surfé sur leur succès en mode automatique, Bill Pullman prend souvent des chemins de traverse. Il alterne les genres : drames (The Serpent and the Rainbow), thrillers (Lost Highway de David Lynch, en 1997), films d’auteur, comédies… Il ne s’enferme jamais dans un type de rôle, même s’il revient souvent à des figures de bon sens, d’autorité calme ou de vulnérabilité retenue.
À la télévision, il brille dans des séries comme Torchwood, 1600 Penn (où il rejoue un président, mais cette fois en mode comique), ou plus récemment dans The Sinner, où il incarne le détective Harry Ambrose, un rôle complexe, introspectif et bien plus sombre que ses personnages habituels. Cette série relance d’ailleurs son image auprès d’une nouvelle génération de spectateurs.
Bill Pullman en 2025 : une longévité tranquille, toujours en activité
À 71 ans, Bill Pullman continue de tourner, souvent dans des projets plus modestes mais toujours portés par une vraie exigence de jeu. Il reste fidèle au théâtre (notamment à Broadway), donne régulièrement des masterclasses, et mène sa carrière sans fracas ni tapage. Pas de scandales, pas de sorties médiatiques tonitruantes : juste une constance dans la qualité.
Il est aussi le père de l’acteur Lewis Pullman, que l’on a pu voir dans Top Gun: Maverick ou Bad Times at the El Royale — la relève semble assurée, avec la même sobriété dans l’approche du métier.
L’antistar devenu indispensable
Bill Pullman, ce n’est pas le type de star qui attire les flashs… mais c’est exactement pour ça qu’on l’aime. Fiable, nuancé, polyvalent, il a su imposer une présence unique dans le paysage du cinéma américain, à la fois rassurante et capable de surprises.
Qu’il sauve le monde d’une invasion alien, joue les amoureux timides ou explore les abîmes de la psyché humaine avec David Lynch, il reste ce visage familier, cette voix douce, ce regard un peu triste et intelligent, qui fait mouche à chaque apparition.
Filmographie
20 sur 20 films