Bill Bailey

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Détails

Autre nom Mark Robert Bailey
Âge
Nationalité
Filmographie 3 films

Biographie

Bill Bailey est né le 13 janvier 1965 à Bath, dans le Somerset. Comédien, musicien, acteur et grand amoureux du non-sens, il est l’une des figures les plus originales de la scène humoristique britannique. Connu pour ses spectacles mêlant humour surréaliste, références pointues et talents musicaux improbables, Bill Bailey est devenu, au fil des années, un visage familier du public britannique, aussi bien sur scène qu’à la télévision.

Des débuts musicaux avant un virage vers le stand-up comique

Avant de faire rire, Bill Bailey a commencé par la musique. Il apprend très tôt le piano, la guitare et le violon, et se forme à la musique classique tout en développant un goût pour le rock progressif, le jazz et, parfois, des expérimentations musicales tout à fait inattendues. Autant dire qu’il ne rentrait déjà pas dans une case bien définie.

Dans les années 90, il se lance dans le stand-up, apportant sur scène un style bien à lui. Là où d’autres humoristes enchaînent anecdotes et blagues, Bill Bailey préfère mélanger absurdité, science-fiction, musique live, et parfois même un peu de politique, mais toujours à travers un prisme décalé. Il joue du clavier, de la guitare, de la harpe ou du thérémine, en intégrant tout cela dans des sketchs où les pingouins existent dans l’espace ou où les chansons pop sont réécrites en version belge.

C’est cette signature singulière qui le distingue dès ses premiers spectacles comme Bewilderness ou Part Troll, où il alterne entre humour pince-sans-rire et virtuosité musicale. En bonus, il ajoute parfois un petit commentaire sur la zoologie, un sujet qu’il connaît bien et dont il semble presque aussi passionné que par le jazz fusion.

Une figure incontournable de la télévision britannique

Le grand public découvre véritablement Bill Bailey à travers ses apparitions dans des émissions de télévision britanniques devenues cultes. Son rôle récurrent dans Never Mind the Buzzcocks, un quiz musical délirant, le place au cœur de la culture pop britannique des années 2000. Mais c’est surtout sa participation à QI, l’émission de questions absurdes animée par Stephen Fry, qui confirme sa réputation d’humoriste à l’esprit vif et imprévisible.

Il interprète également Manny Bianco dans la série Black Books, aux côtés de Dylan Moran. Ce personnage de libraire naïf et un peu lunaire colle parfaitement à l’univers de Bill Bailey, qui y apporte toute sa tendresse et son excentricité naturelle. La série, devenue culte auprès des amateurs d’humour britannique, renforce son statut d’acteur comique à part.

Artiste polyvalent et toujours en mouvement

Le nom de Bill Bailey évoque aussi une grande variété de projets, parfois inattendus. Documentaires animaliers, concerts humoristiques avec orchestre symphonique, émissions de voyage… Il a par exemple présenté Bill Bailey's Jungle Hero, une série documentaire sur le naturaliste Alfred Russel Wallace, où il mêle aventure, science, et fascination personnelle pour la nature. C’est que l’homme n’est pas qu’un clown musical, il est aussi un curieux insatiable, capable de passionner son public sur les grenouilles de Bornéo ou les sons des planètes.

En 2020, surprise de taille : Bill Bailey remporte la célèbre émission Strictly Come Dancing (l’équivalent britannique de Danse avec les stars). À 55 ans, il devient le plus âgé des vainqueurs, prouvant une fois de plus qu’il ne faut jamais le sous-estimer, surtout pas sur une piste de danse.

Un humour résolument britannique, mais universel dans l’âme

Il y a chez Bill Bailey quelque chose de profondément britannique : le goût du non-sens, l’autodérision, l’amour des mots et une certaine mélancolie déguisée en blague. Mais au-delà de cette tradition comique, son humour fonctionne aussi à l’international, en particulier grâce à sa musique, à ses expressions corporelles et à son style visuel très expressif.

Ce qui rend Bill Bailey attachant, c’est aussi son côté “gentil excentrique”. Loin de la provocation ou de l’humour grinçant, il préfère un comique qui rassemble, qui surprend et qui fait appel à l’imaginaire. Il peut aussi bien jouer The Imperial March de Star Wars façon reggae que transformer une chanson des Wurzels en opéra gothique, et étrangement, ça fonctionne.

Filmographie

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