Beverly D'Angelo
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Beverly D’Angelo est une actrice et chanteuse américaine née le 15 novembre 1951 à Columbus, dans l’Ohio (États-Unis). Elle s’est imposée à Hollywood grâce à un mélange unique de sensualité, d’humour et de charme atypique, avec une carrière qui s’étend sur plus de quatre décennies.
Si beaucoup la connaissent surtout pour son rôle culte de Ellen Griswold dans la saga National Lampoon’s Vacation, Beverly D’Angelo a pourtant largement dépassé ce registre comique, en explorant aussi bien le drame que le musical, et en affichant une longévité remarquable dans un univers souvent cruel envers les femmes vieillissantes.
Fille d’un architecte et petite-fille d’un violoniste renommé, elle grandit dans un environnement artistique. Avant de devenir actrice, elle poursuit une carrière de chanteuse, une passion qu’elle ne reniera jamais complètement.
Une actrice révélée par la musique et le second degré
Avant de s’illustrer sur les plateaux de tournage, Beverly D’Angelo rêve de scène musicale. Dans les années 70, elle travaille comme illustratrice et chante occasionnellement, notamment dans les chœurs de Ronnie Hawkins. Mais c’est le cinéma qui lui ouvre les bras à partir de 1976 avec une apparition dans Annie Hall de Woody Allen, et un premier rôle plus développé dans First Love (1977).
Son grand tournant a lieu en 1978 avec Hair de Milos Forman. Elle y joue Sheila, femme libre et bourgeoise, objet de désir autant que personnage complexe. La même année, elle incarne Patsy Cline dans Coal Miner’s Daughter, un rôle pour lequel elle effectue elle-même les parties chantées, et qui lui vaut des critiques enthousiastes. C’est là que s’affirme cette capacité rare à mêler talent dramatique et présence musicale.
Si elle n’a jamais poursuivi pleinement une carrière dans la musique, cette dimension fait toujours partie intégrante de sa personnalité artistique. Elle choisit souvent des rôles avec une certaine expressivité, et une approche très intuitive du jeu, loin des constructions rigides.
L’icône des « Vacation » : comédie familiale et satire américaine
À partir de 1983, Beverly D’Angelo devient mondialement connue grâce à National Lampoon’s Vacation, réalisé par Harold Ramis, où elle incarne Ellen Griswold, l’épouse patiente, drôle et légèrement dépassée de Clark Griswold, interprété par Chevy Chase. Ce personnage, qu’elle reprendra dans plusieurs suites, European Vacation, Christmas Vacation, Vegas Vacation, devient emblématique d’un certain humour familial américain, oscillant entre satire des classes moyennes et hommage aux dynamiques de couple.
Si les films jouent souvent la carte de l’absurde, Beverly D’Angelo y apporte une véritable chaleur humaine. Elle ne se contente pas de jouer la mère de famille cliché : son personnage est souvent celui qui garde les pieds sur terre, tout en participant aux aventures les plus loufoques. Cette performance contribue largement à la longévité de la série, aujourd’hui devenue culte, et à sa propre notoriété intergénérationnelle.
Une filmographie dense, entre télévision, cinéma indépendant et seconds rôles brillants
Malgré l’empreinte forte laissée par Vacation, Beverly D’Angelo ne s’est jamais laissée enfermer dans un seul registre. Elle a continué à jouer dans des drames comme American History X (1998), où elle incarne la mère des deux frères incarnés par Edward Norton et Edward Furlong, dans un rôle sobre, grave, et extrêmement humain. Ce genre de performances rappelle au passage qu’elle sait faire beaucoup plus que sourire face aux catastrophes d’un road trip familial.
Elle apparaît également dans de nombreuses productions télévisées : de Entourage (où elle joue l’impitoyable agent Barbara Miller) à Law & Order: SVU, en passant par The Simpsons (en voix), elle multiplie les apparitions marquantes. Sa voix, rauque et posée, lui confère une autorité naturelle qui la rend tout aussi crédible en patronne d’agence qu’en mère fatiguée.
Dans les années 2010 et 2020, elle poursuit son activité dans des comédies comme The House Bunny ou des séries comme Insatiable, en acceptant de jouer avec son image, tout en conservant une certaine retenue. Elle ne cherche pas à voler la vedette, mais reste toujours impeccablement juste.
Une actrice libre, lucide et à contre-courant
Beverly D’Angelo a souvent évoqué, avec humour et franchise, les défis de l’industrie hollywoodienne, notamment le traitement des actrices à mesure qu’elles vieillissent. Elle n’a jamais cherché à gommer son âge, ni à correspondre à un moule. C’est sans doute ce qui explique en partie la longévité de sa carrière : elle s’adapte, mais ne triche pas.
Elle est aussi connue pour avoir eu une relation avec l’acteur Al Pacino, avec qui elle a eu des jumeaux en 2001, à l’âge de 49 ans. Un choix de vie tardif, qui souligne une nouvelle fois son indépendance d’esprit. Elle assume son parcours comme ses décisions, avec cette autodérision caractéristique qui transparaît souvent dans ses rôles.