Bernard Farcy
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Bernard Farcy est né le 2 février 1949 à Lyon. Il est aujourd’hui reconnu comme l’un des visages familiers du cinéma français, souvent associé à des rôles secondaires hauts en couleur, mais aussi capable d’interprétations plus sérieuses et nuancées. Bernard Farcy, à travers une filmographie riche et variée, incarne une forme d’acteur caméléon, capable de briller aussi bien dans une comédie déjantée que dans une fresque historique.
Une formation classique pour un acteur tout-terrain
Le parcours de Bernard Farcy commence dans sa ville natale, où il entre au conservatoire de Lyon. Dès la première année, il décroche plusieurs prix, démontrant déjà un certain flair pour l’art dramatique. Il poursuit sa formation à l’école de théâtre de Robert Hossein, à Reims, puis s’installe à Paris pour donner corps à son ambition : devenir acteur. Il débute sur scène, alternant classiques et créations contemporaines, avant d’être repéré pour le cinéma par Dominique Besnehard, directeur de casting influent.
Les premiers rôles à l’écran de Bernard Farcy datent des années 1970-1980. On le voit dans La Lune dans le caniveau de Jean-Jacques Beineix ou encore dans Notre histoire de Bertrand Blier, deux films où il s’impose par sa présence, même dans des partitions secondaires. Il ne tarde pas à s’imposer comme un acteur prolifique, à la fois populaire et exigeant.
Le commissaire Gibert dans Taxi : une popularité instantanée
C’est évidemment grâce à la saga Taxi que Bernard Farcy devient un visage (et une voix) connu de toute une génération. Il y campe le commissaire Gérard Gibert, chef de la police aussi maladroit que vaniteux, face à Samy Naceri et Frédéric Diefenthal. Avec ses montées d’adrénaline, ses hurlements théâtraux et son autorité très relative, Bernard Farcy donne vie à un personnage devenu culte. De Taxi (1998) à Taxi 5 (2018), il conserve ce rôle emblématique qui lui colle désormais à la peau, pour le plus grand bonheur du public.
Ce personnage aurait pu le cantonner à un registre comique. Mais Bernard Farcy, loin de se contenter de ce succès, continue d’alterner les registres avec une certaine habileté. Il joue dans des films tels que Marche à l’ombre, Les Trois Frères, Le Pacte des loups ou Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, confirmant son statut d’acteur incontournable des années 1990 et 2000 dans le cinéma français grand public.
Un De Gaulle inattendu et salué
Mais la surprise vient en 2006, quand Bernard Farcy endosse un rôle à contre-emploi : celui du général Charles de Gaulle dans la mini-série Le Grand Charles. Exit les cris du commissaire Gibert, place à la solennité. Sa performance, sobre et habitée, étonne la critique et lui vaut une nomination aux International Emmy Awards dans la catégorie « Meilleur acteur ». Oui, Bernard Farcy, qu’on pensait cantonné à la comédie, sait aussi convaincre dans des rôles historiques lourds de symboles.
Ce virage dramatique ne marque pas une rupture, mais plutôt une extension de son registre. Il démontre qu’un acteur dit "populaire" peut aussi être un excellent interprète de l’histoire nationale, sans renier son passé comique.
Une filmographie solide et une longévité discrète
Avec plus de 70 films et téléfilms à son actif, Bernard Farcy a su construire une carrière durable, faite de rôles marquants mais sans tapage. Il n’a jamais été l’homme d’un seul film, ni l’acteur d’un seul genre. Tantôt dans l’ombre, tantôt en pleine lumière, il incarne cette génération d’acteurs français qui savent durer sans forcer le trait.
Au théâtre, à la télévision, au cinéma, il poursuit son travail avec la même exigence. Pas de scandales ni d’esbroufe autour de Bernard Farcy, juste un travail constant, une présence forte, et cette capacité à offrir aux personnages qu’il incarne une singularité immédiatement reconnaissable.
Avec un solide capital sympathie, une filmographie qui traverse les décennies et une palette de jeu plus large qu’il n’y paraît, Bernard Farcy reste un nom respecté et un acteur dont la simple apparition évoque des souvenirs cinématographiques très variés, souvent teintés d’humour, parfois de gravité.