Barry Bostwick
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Détails
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| Filmographie | 9 films |
Biographie
Barry Bostwick est un acteur et chanteur américain, né le 24 février 1945 à San Mateo (Californie).
Origines, famille et formation de Barry Bostwick
Né sous le nom complet de Barry Knapp Bostwick, il grandit à San Mateo au sein d’une famille installée dans la région de la baie de San Francisco. Sa mère, Elizabeth « Betty » Defendorf, est femme au foyer, tandis que son père, Henry « Bud » Bostwick, exerce la profession d’urbaniste avant de se tourner, après sa retraite, vers le jeu d’acteur à San Francisco. Son frère aîné, Henry « Pete » Bostwick, meurt à l’âge de trente-deux ans dans un accident de voiture, un événement qui marque durablement le cercle familial.
Pendant son adolescence, Barry Bostwick suit sa scolarité à San Mateo High School, où il se produit déjà avec son frère dans des spectacles de marionnettes musicaux destinés à leur entourage. Il poursuit ensuite ses études à la United States International University de San Diego, d’abord dans le domaine de la musique, avant de se spécialiser en art dramatique. Il monte sur la scène du Hillbarn Theatre, aujourd’hui installé à Foster City, et travaille également comme artiste de cirque. Il complète sa formation en intégrant le Graduate Acting Program de la New York University, dont il sort diplômé d’un master en 1968, ce qui lui donne une base solide pour une carrière mêlant théâtre musical, cinéma et télévision.
Barry Bostwick et la comédie musicale
Au tournant des années 1970, Barry Bostwick participe à plusieurs expériences mêlant musique et performance scénique. Il rejoint d’abord le collectif First National Nothing, décrit comme une « commune rock-théâtre » réunissant musiciens, comédiens et artistes de scène, qui enregistre un album en 1970. La même année, il fait partie du groupe pop The Klowns, monté autour de l’univers du cirque, dont les membres se produisent en costumes et maquillages de clown et qui place le titre « Lady Love » dans les classements américains. Ces projets, situés à la frontière entre rock, spectacle vivant et performance, situent d’emblée l’acteur dans un environnement où la scène musicale et le théâtre se rejoignent.
Sur les planches, Barry Bostwick se fait vite remarquer au sein de la scène new-yorkaise. Il remplace un comédien dans le spectacle Salvation, puis tient un rôle dans le rock opera Soon. En 1972, il crée à Broadway le personnage de Danny Zuko dans la production scénique de Grease et reçoit pour cette composition une nomination aux Tony Awards dans la catégorie meilleur acteur dans une comédie musicale. Quelques années plus tard, il obtient pour The Robber Bridegroom, adaptation scénique d’un roman d’Eudora Welty, le Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale, consacrant son apport au théâtre musical américain.
Cinéma et rôles marquants de Barry Bostwick
Au cinéma, Barry Bostwick apparaît dès le début des années 1970 dans des productions diverses, du drame indépendant à l’animation. Il tient un rôle dans Jennifer on My Mind, prête sa voix au narrateur de la version anglaise de La Planète sauvage, puis figure dans Road Movie et dans Movie Movie de Stanley Donen, où il interprète un double rôle dans un hommage aux films de studio classiques. Ces apparitions installent progressivement sa présence sur grand écran, en parallèle de son activité de comédien de théâtre.
En 1975, Barry Bostwick incarne Brad Majors, présenté comme « un héros », dans le film musical The Rocky Horror Picture Show, aux côtés de Tim Curry et Susan Sarandon. Le long métrage devient un film de minuit emblématique et associe durablement son nom à ce rôle. Il enchaîne ensuite avec des productions comme Folie Folie (Movie Movie), le film d’action Megaforce, la comédie Weekend at Bernie's II ou encore des œuvres plus tardives de genre comme Alleluia! The Devil's Carnival, Tales of Halloween ou Helen Keller vs. Nightwolves. Sa filmographie de cinéma couvre ainsi la comédie, le film d’action, l’horreur et le fantastique, avec une prédilection notable pour les univers décalés ou teintés de culte.
Télévision et notoriété de Barry Bostwick
La carrière télévisuelle de Barry Bostwick est particulièrement dense à partir de la fin des années 1970. Il apparaît dans des séries populaires comme Charlie's Angels ou Hawaii Five-O, ainsi que dans de nombreux téléfilms et mini-séries. Il incarne notamment George Washington dans la mini-série George Washington et reprend ce rôle dans George Washington II: The Forging of a Nation, s’inscrivant dans la tradition des grandes fresques historiques produites pour la télévision américaine. Œuvres contemporaines, mélodrames et adaptations littéraires composent une part importante de ses prestations pour le petit écran.
Entre 1996 et 2002, Barry Bostwick tient l’un de ses rôles les plus connus à la télévision dans la sitcom Spin City, où il interprète le maire Randall Winston, face à Michael J. Fox. Il multiplie par ailleurs les apparitions invitées ou récurrentes dans des séries comme Scrubs, Ugly Betty, Cold Case ou encore Glee, dans un épisode hommage à The Rocky Horror Picture Show. Il participe également à la comédie Cougar Town et au procedural CSI: Crime Scene Investigation, confirmant une activité soutenue dans des registres allant de la comédie au drame policier.
Vie personnelle, distinctions et engagements de Barry Bostwick
Dans sa vie privée, Barry Bostwick épouse l’actrice Stacey Nelkin à la fin des années 1980, un mariage qui se termine par un divorce. Il se remarie ensuite avec Sherri Ellen Jensen, avec laquelle il a deux enfants. Cette stabilité familiale accompagne une carrière de plusieurs décennies répartie entre la scène, le cinéma et la télévision, sans rompre le lien avec ses premiers terrains d’expression que sont la comédie musicale et le théâtre.
En 1997, Barry Bostwick est atteint d’un cancer de la prostate et subit l’ablation de la prostate au mois de juillet de la même année. Cette expérience de la maladie trouve un écho particulier lorsqu’il interprète par la suite, dans un épisode de Scrubs, un patient atteint du même type de cancer, ce qui inscrit un élément de sa vie personnelle dans sa trajectoire de comédien.
Sur le plan des distinctions, Barry Bostwick reçoit le Tony Award du meilleur acteur dans une comédie musicale pour The Robber Bridegroom et figure plusieurs fois parmi les nommés aux Tony Awards et aux Drama Desk Awards pour ses rôles sur scène. Pour son travail à la télévision, il obtient en 1989 un Golden Globe du meilleur second rôle dans une série, une mini-série ou un téléfilm pour la mini-série War and Remembrance, une récompense qui souligne la reconnaissance de son jeu devant la caméra autant que sur les planches.