Bae Doona
- Casting
Détails
| Autre nom | 배두나 |
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Nationalité |
| Filmographie | 9 films |
Biographie
Bae Doona est née le 11 octobre 1979 à Séoul, en Corée du Sud. Connue pour sa polyvalence et son goût prononcé pour les projets atypiques, Bae Doona est devenue l’une des figures les plus singulières du cinéma coréen contemporain, tout en s’imposant discrètement à l’international. Actrice, mannequin et parfois même muse de cinéastes audacieux, elle cultive une carrière loin des sentiers battus.
Des débuts marqués par une sensibilité artistique assumée
Avant de faire ses débuts au cinéma, Bae Doona étudie à l’Université Konkuk à Séoul, dans le département des Beaux-Arts. Ce parcours initial révèle déjà une sensibilité artistique qui ne tardera pas à s’exprimer devant la caméra. Elle commence par le mannequinat à la fin des années 1990, ce qui la mène naturellement vers le monde de la télévision et du cinéma.
Ses premiers pas d’actrice se font à la télévision, mais c’est au cinéma qu’elle se distingue rapidement. En 1999, elle est remarquée pour son rôle dans Barking Dogs Never Bite du réalisateur Bong Joon-ho. Le film, bien que discret à sa sortie, deviendra culte avec le temps, tout comme la performance de Bae Doona, à la fois étrange et attachante. Ce rôle marque le début d’une longue collaboration avec des réalisateurs atypiques, souvent en marge de l’industrie grand public.
Une actrice coréenne aux choix résolument audacieux
Ce qui distingue Bae Doona dans le paysage cinématographique sud-coréen, c’est son attrait pour les rôles exigeants, souvent dans des films d’auteur ou aux marges du fantastique et de la science-fiction. Elle ne cherche pas la facilité, et encore moins les rôles glamour.
En 2002, elle impressionne dans Sympathy for Mr. Vengeance de Park Chan-wook, un drame noir et intense, puis enchaîne avec The Host en 2006, de nouveau sous la direction de Bong Joon-ho. Ce dernier film, tout en étant un succès commercial, reste profondément ancré dans une critique sociale féroce, ce qui correspond parfaitement à l’univers de Bae Doona.
Son jeu est souvent minimaliste, presque introverti, mais toujours empreint d’une grande justesse. Elle incarne des femmes complexes, souvent marginales, jamais réduites à des archétypes. Elle ne joue pas, elle habite ses personnages, et cela se sent.
Une carrière internationale rare mais marquante
Bae Doona ne s’est jamais contentée de rester cantonnée à l’industrie sud-coréenne. Elle fait partie des rares actrices asiatiques à avoir franchi le cap de la reconnaissance internationale sans renoncer à son identité artistique. En 2005, elle tourne dans Linda Linda Linda, un film japonais très remarqué, et surtout, elle s’illustre dans Air Doll de Hirokazu Kore-eda en 2009, dans lequel elle joue une poupée gonflable qui prend vie. Le rôle, aussi improbable que touchant, lui vaut une reconnaissance critique importante, notamment au Japon.
Son passage à Hollywood, lui, se fait via les Wachowski. Elle apparaît dans Cloud Atlas en 2012, un film ambitieux où elle interprète plusieurs rôles, dont celui d’un clone dans un futur dystopique. Ce n’est pas un blockbuster classique, mais un choix à l’image de Bae Doona : risqué, singulier, et parfaitement assumé. Elle retrouve ensuite les Wachowski pour la série Sense8, où elle joue le rôle de Sun, une femme forte, combattante, mais toujours profondément humaine.