Ashraf Barhom
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 4 films |
Biographie
Ashraf Barhom est né le 8 janvier 1979 à Ma’alot-Tarshiha, une ville du nord d’Israël, située en Galilée. Il est issu de la minorité arabe israélienne, ce qui donne à sa trajectoire artistique une résonance particulière dans un paysage cinématographique souvent polarisé. Il a grandi dans une famille chrétienne, au sein d’un environnement multiculturel, ce qui a façonné chez lui un regard nuancé sur le monde, entre identité, appartenance et engagement.
Avec une maîtrise en théâtre et en littérature anglaise obtenue à l’Université de Haïfa, Ashraf Barhom a rapidement montré un intérêt profond pour les récits complexes et les rôles porteurs de tension dramatique. Sa langue maternelle est l’arabe, mais il joue avec aisance en hébreu comme en anglais, ce qui lui a ouvert les portes du cinéma international sans renier ses racines.
Une ascension marquée par des rôles puissants et engagés
Le grand public international découvre Ashraf Barhom en 2007 dans Le Royaume (The Kingdom), un thriller politico-militaire américain où il incarne un officier saoudien intelligent et méthodique. Ce rôle le propulse au-delà des frontières israéliennes, lui offrant une visibilité rare pour un acteur arabe d’Israël. Il parvient à tenir tête à des pointures comme Jamie Foxx ou Jennifer Garner, tout en imposant un jeu nuancé et introspectif, loin des caricatures souvent réservées aux acteurs moyen-orientaux dans les productions hollywoodiennes.
Mais c’est bien avant cela, dès les années 2000, que Ashraf Barhom se fait remarquer dans le cinéma israélien et palestinien, notamment dans La Fiancée syrienne ou Paradise Now, deux films emblématiques des tensions identitaires et géopolitiques de la région. Son jeu, souvent habité par une forme de gravité silencieuse, séduit autant les réalisateurs que les spectateurs.
Plus tard, il apparaît dans Agora d’Alejandro Amenábar, aux côtés de Rachel Weisz, où il incarne Ammonius, un rôle fort dans un film historique et philosophique. Encore une fois, Ashraf Barhom choisit un personnage complexe, engagé, jamais unilatéral, à l’image de sa carrière toute entière.
Une carrière entre deux mondes et plusieurs cultures
Ce qui distingue Ashraf Barhom, c’est peut-être son refus des cases toutes faites. Il se tient à la croisée de plusieurs mondes, à la fois arabe et israélien, acteur de théâtre et de cinéma, figure locale et visage international. Il ne cherche ni à s’effacer derrière un anonymat culturel, ni à devenir le porte-drapeau d’un discours figé. Et c’est sans doute ce positionnement subtil qui le rend aussi captivant.
Il a souvent exprimé dans les médias son rapport ambivalent avec les étiquettes qu’on colle aux artistes selon leur origine. Pour Ashraf Barhom, l’art est une manière de transcender les frontières, pas de les souligner. Il continue donc à naviguer entre productions israéliennes, films européens et projets hollywoodiens, avec cette constance : défendre des personnages riches, habités, loin des clichés.