Arthur Tovey
- Casting
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 13 films |
Biographie
Arthur Tovey, acteur américain né le 14 novembre 1904 à Douglas, dans l’État de Wyoming, et décédé le 20 octobre 2000 à Los Angeles, est sans doute l’un des figures les plus méconnues du cinéma américain... malgré une présence quasi constante à l’écran pendant plus de 40 ans. Non, il ne tenait pas de rôles principaux, ni même souvent de rôles parlants. Mais Arthur Tovey a littéralement traversé des centaines de films, téléfilms et séries, au point d’être considéré par certains comme l’un des figurants les plus prolifiques de l’histoire d’Hollywood.
Une silhouette discrète dans l’histoire du cinéma
Le nom d’Arthur Tovey ne figure quasiment jamais en haut des génériques. Et pourtant, il a été présent sur des tournages mythiques, côtoyant parfois les plus grandes stars du XXe siècle, dans les coulisses comme à l’écran. Sa carrière, atypique et presque invisible à première vue, commence véritablement dans les années 1940 et se poursuit jusque dans les années 1980, toujours dans le même registre : celui de la figuration de luxe.
On le retrouve dans des classiques absolus comme Ben-Hur, Spartacus, North by Northwest, Breakfast at Tiffany’s, Planet of the Apes, Soylent Green, Chinatown, The Towering Inferno, et même Rocky. Son visage apparaît brièvement ici ou là : un passant, un serveur, un membre de la foule, un invité de soirée. Une présence muette, mais bien réelle.
Il n’était pas acteur au sens classique, mais acteur de complément, un professionnel de la figuration, capable de se fondre dans tous les décors, de jouer tous les anonymes... et c’est justement ce qui a fait sa longévité.
Un métier souvent invisible, mais essentiel
Le monde du cinéma repose sur un équilibre fragile entre stars visibles et petites mains de l’industrie. Arthur Tovey, comme tant d’autres figurants, appartenait à cette catégorie souvent oubliée mais indispensable : ceux qui remplissent l’écran quand les caméras tournent, ceux qui rendent crédibles les foules, les salles pleines, les rues animées. Et dans ce domaine, il avait un atout de taille : sa fiabilité.
Dans l’univers très codifié de la figuration hollywoodienne, être à l’heure, ne pas poser de problème, connaître les règles du plateau et garder une attitude professionnelle est une condition pour être rappelé. Et Arthur Tovey était de ceux que l’on rappelait souvent.
Il était également connu pour tenir une liste précise de toutes ses apparitions, une forme de catalogue personnel, à une époque où aucun système de base de données ne le faisait pour lui. C’est ainsi que son nom a fini par émerger chez les passionnés de cinéma et les archivistes : comme un fantôme familier de l’âge d’or d’Hollywood.
Une célébrité marginale dans les cercles de cinéphiles
Si le grand public ne connaît pas Arthur Tovey, certains cinéphiles ont commencé à le remarquer à travers les années, un peu comme on repère un motif récurrent dans un rêve. Son visage, un peu sévère, ses cheveux blancs dans les années 60-70, sa posture droite, tous ces éléments ont fait de lui une silhouette reconnaissable, qui apparaissait dans des contextes très variés, du péplum à la science-fiction, en passant par le polar ou la comédie romantique.
Certains blogs, forums et bases de données cinématographiques lui ont rendu hommage pour cette carrière atypique mais incroyablement dense. Il est même parfois mentionné comme ayant participé à plus de 800 films ou épisodes de séries, un chiffre qui donne le vertige, même s’il reste difficile à confirmer précisément.
Une vie modeste, une passion durable pour le cinéma
Contrairement à la majorité des acteurs qui rêvent de reconnaissance, de rôles marquants ou de discours aux Oscars, Arthur Tovey semble avoir trouvé dans la figuration un équilibre discret. Il ne cherchait pas à être vu, mais à être utile, à contribuer à ce que l’histoire racontée paraisse plus vraie.
Peu d’informations sont disponibles sur sa vie personnelle. Il n’a pas cherché à publier de mémoires, à apparaître dans des interviews ou à revendiquer une quelconque célébrité posthume. Mais il a laissé une empreinte diffuse, presque subliminale, dans des dizaines de films emblématiques, un témoignage silencieux de ce que signifie "faire partie" du cinéma sans en être la star.