Art LaFleur

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Filmographie 10 films

Biographie

Art LaFleur, né le 9 septembre 1943 à Gary, dans l’Indiana (États-Unis) et décédé le 17 novembre 2021 à l’âge de 78 ans, est un acteur américain surtout connu pour sa capacité à incarner des figures d’autorité au cinéma et à la télévision, sans jamais écraser l’espace, avec ce savant mélange de présence charismatique et d’humour discret.

Art LaFleur, c’est typiquement le genre d’acteur dont on ne connaît pas forcément le nom tout de suite, mais dont le visage évoque immédiatement une impression familière. Il a peuplé les écrans américains pendant près de 40 ans, souvent en arrière-plan, mais toujours juste.

Son physique massif, son regard franc et sa voix grave en ont fait un choix évident pour les rôles de coachs, de militaires, de policiers ou de figures paternelles bourrues mais bienveillantes. Art LaFleur n’a jamais cherché à être une star, mais il est devenu une valeur sûre, une présence rassurante dans de nombreuses productions, grandes ou petites.

Des débuts tardifs et une carrière bâtie sur la constance

Ce qui distingue Art LaFleur de nombreuses figures hollywoodiennes, c’est qu’il ne commence sa carrière d’acteur qu’à la fin des années 1970, après avoir travaillé dans d'autres domaines, notamment la publicité. Il se lance dans le métier sans ambition démesurée, mais avec une régularité qui le mènera à accumuler plus de 150 crédits à l’écran au fil des décennies.

Son premier rôle notable apparaît au début des années 80, et il se fait rapidement repérer pour son allure crédible dans des rôles d’hommes d’expérience, souvent dans des films de sport, d’action ou des drames militaires. Une sorte de “spécialiste du rôle de soutien solide”, capable de donner de l’épaisseur à des personnages qui, sans lui, auraient été purement fonctionnels.

Un coach dans The Sandlot et des rôles qui restent en mémoire

Le rôle le plus emblématique de Art LaFleur reste sans doute celui de Babe Ruth dans The Sandlot (1993), un film pour adolescents devenu culte aux États-Unis. Il y incarne le légendaire joueur de baseball dans une séquence onirique qui a marqué toute une génération. Sa prestation, à la fois imposante et douce, résume parfaitement son style : il impose le respect sans jamais écraser, il inspire sans jamais faire la leçon.

On le retrouve aussi dans Field of Dreams (1989), autre film de baseball mythique, où il joue Chick Gandil, l’un des fameux “Black Sox”. Et dans Mr. Baseball, aux côtés de Tom Selleck, encore un rôle lié au sport, mais avec cette touche de comédie qui lui allait si bien.

Art LaFleur avait ce talent rare de pouvoir apparaître dans une scène et de rendre son personnage immédiatement crédible, qu’il s’agisse d’un officier de l’armée dans une production sérieuse, d’un policier dans un téléfilm du dimanche soir, ou d’un elfe grincheux dans une comédie familiale (The Santa Clause 2 et 3).

Une figure du petit écran aussi, entre humour et uniformes

Au-delà du cinéma, Art LaFleur a été omniprésent à la télévision américaine, surtout dans les années 80 et 90. Il fait des apparitions dans une impressionnante quantité de séries cultes : MASH*, The A-Team, Docteur Quinn, femme médecin, JAG, ER, Malcolm, Cold Case... À chaque fois, il incarne des personnages secondaires mais indispensables à la mécanique des épisodes.

Son allure de vétéran, sa manière de dire les choses franchement sans fioritures, et ce petit sourire en coin qui suggère toujours un fond d’humanité, ont fait de lui une figure de confiance pour les réalisateurs de séries. On savait qu’en embauchant Art LaFleur, on obtiendrait un personnage crédible, immédiatement opérationnel, sans la moindre fausse note.

Une carrière à l’image de son jeu : modeste, mais marquante

Art LaFleur n’a jamais été en quête de prestige. Il n’a pas tourné de grands drames oscarisables, n’a pas été en haut de l’affiche, et ne s’en est jamais plaint. Il a préféré incarner des personnages simples, souvent dans des récits ancrés dans l’Amérique populaire : le sport, la famille, les petites villes, l’armée. Il est devenu un visage associé à un certain type de cinéma américain, honnête, accessible, sans prétention.

Son décès en 2021 a été salué avec émotion par de nombreux collègues et fans. Pas de grandes cérémonies ou de longs hommages publics, mais une vague sincère de souvenirs partagés. Car c’est ça aussi, Art LaFleur : un acteur qu’on aimait sans y penser, mais dont l’absence rappelle soudain à quel point il faisait partie du décor.

À sa manière, discrète et solide, il a incarné l’idée même de l’acteur de caractère. Celui qui ne cherche pas la lumière, mais qui la fait briller un peu plus fort pour les autres.

Filmographie

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