Ari Graynor
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Détails
| Autre nom | Ariel Geltman Graynor |
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Nationalité |
| Filmographie | 10 films |
Biographie
Ari Graynor, de son nom complet Ariel Geltman Graynor, est une actrice américaine née le 27 avril 1983 à Boston, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Elle est surtout connue pour son registre comique incisif, ses personnages hauts en couleur et sa capacité à faire cohabiter légèreté et profondeur. En une vingtaine d’années de carrière, Ari Graynor a su se tailler une place bien à elle dans le cinéma indépendant américain, les séries câblées, et même sur les planches de Broadway.
Premiers pas et percée grâce à la télévision
Diplômée du prestigieux Trinity College à Hartford, Connecticut, Ari Graynor débute à la télévision au début des années 2000. Elle se fait connaître du grand public en apparaissant dans Les Soprano où elle incarne Caitlin Rucker, la colocataire instable de Meadow Soprano. Un rôle bref mais remarqué, tant elle parvient à rendre cette jeune femme à la fois exaspérante et touchante.
C’est le début d’une carrière télévisuelle solide, ponctuée de rôles secondaires dans des séries cultes comme Fringe, Veronica Mars, CSI: Miami, Law & Order: SVU ou American Dad! en voix off. Très vite, elle se spécialise dans les rôles qui combinent excentricité, charme brut et dialogues acérés.
Cinéma indépendant et comédies décomplexées
C’est surtout dans le cinéma indépendant que Ari Graynor s’épanouit véritablement. Elle apparaît dans Nick and Norah’s Infinite Playlist (2008), où elle joue Caroline, l’amie ivre et imprévisible de Norah, interprétée par Kat Dennings. Elle y livre une performance hilarante et parfaitement désinhibée, qui la révèle comme une actrice comique sans filtre, capable d’auto-dérision tout en restant attachante.
Elle poursuit sur cette lancée avec des films comme Whip It (2009), For a Good Time, Call... (2012), dont elle est aussi productrice exécutive, et Celeste and Jesse Forever. Dans For a Good Time, Call..., elle incarne une jeune femme qui, pour payer son loyer, crée une ligne érotique avec une colocataire. Le film, décalé mais sincère, marque une étape dans sa carrière : elle y prend les commandes de sa propre narration, s’éloignant des seconds rôles pour assumer un statut de protagoniste.
Dans ces comédies, Ari Graynor ne joue jamais la carte de la facilité. Elle donne à ses personnages un vrai fond, une complexité qui évite les stéréotypes. Elle est drôle, certes, mais toujours humaine, une actrice qui préfère le vrai au lisse.
Incursions dans le drame et le théâtre
Si elle excelle dans la comédie, Ari Graynor ne se limite pas à ce registre. Elle prend régulièrement des risques en s’essayant à des rôles plus sombres ou plus introspectifs. On la retrouve ainsi dans The Sopranos comme mentionné, mais aussi dans des drames comme An American Crime (2007) ou le film The Guilt Trip (2012), où elle donne la réplique à Barbra Streisand et Seth Rogen.
Elle monte aussi sur les planches à Broadway, notamment dans la pièce The Performers (2012), aux côtés de Henry Winkler et Alicia Silverstone, ou dans Yen de Anna Jordan, où elle s’éloigne de ses personnages habituels pour explorer des registres plus sombres. Cette incursion sur scène confirme sa polyvalence : Ari Graynor n’est pas seulement une actrice drôle, elle est aussi une interprète sensible, capable d’incarner des émotions complexes avec justesse.
Télévision adulte et rôles plus ancrés
Dans les années 2010, Ari Graynor revient avec des rôles plus matures, souvent dans des séries câblées à destination d’un public adulte. Elle joue notamment dans I’m Dying Up Here (2017‑2018), une série produite par Jim Carrey pour Showtime, qui suit les débuts difficiles de jeunes comédiens de stand-up dans le Los Angeles des années 70. Elle y incarne Cassie Feder, une humoriste ambitieuse confrontée au sexisme du milieu, un rôle plus dramatique, plus rugueux, qui lui permet de dévoiler une autre facette de son talent.
Une nouvelle étape, donc, dans sa carrière : celle de l'actrice capable de porter des récits plus sombres, avec une gravité plus affirmée, sans perdre sa sincérité ni son mordant. La série, bien qu'arrêtée après deux saisons, renforce son statut d’actrice complète, crédible dans la comédie comme dans le drame.
Une actrice attachante, volontairement en marge du système
Ari Graynor n’a jamais cherché à devenir une star hollywoodienne classique. Elle a toujours privilégié les projets atypiques, les personnages cassés ou bruyants, les comédies à petit budget ou les drames intimes. Ce choix, assumé, donne à sa filmographie une cohérence rare : elle suit des projets qui la nourrissent artistiquement, pas ceux qui promettent le plus de paillettes.
Elle représente cette génération d’actrices new-yorkaises indépendantes, proches du théâtre, souvent liées au cinéma indé, et qui privilégient la vérité du personnage à l'image lisse. En ce sens, elle s’inscrit dans la lignée d’une Parker Posey ou d’une Natasha Lyonne : des figures libres, à la fois drôles et imprévisibles, toujours plus profondes qu’elles n’en ont l’air.
Filmographie
10 sur 10 films