Antoine Duléry
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Détails
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| Filmographie | 11 films |
Biographie
Antoine Duléry est né le 14 novembre 1959 à Neuilly-sur-Seine, en France. Acteur, imitateur, auteur et homme de théâtre, Antoine Duléry s’est imposé au fil des années comme l’un des visages familiers du cinéma et de la télévision française, grâce à sa bonhomie naturelle, son sens du comique discret, mais aussi une vraie finesse de jeu dans les rôles plus dramatiques. Polyvalent sans être opportuniste, il fait partie de ces acteurs qui traversent les époques sans bruit, mais avec constance et bienveillance.
Issu d’une famille d’artistes, il est le fils du réalisateur Jacques Duléry, il grandit dans un environnement baigné de culture et se forme très tôt à l’art dramatique. Il suit les cours de Florent, puis entre au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où il côtoie des comédiens comme Fabrice Luchini, Sabine Haudepin, ou Robin Renucci. Dès ses débuts, Antoine Duléry mise sur un jeu naturel, jamais démonstratif, mais toujours juste.
Une carrière riche, entre cinéma d’auteur et comédies populaires
Antoine Duléry commence sa carrière au cinéma dans les années 1980, en enchaînant les seconds rôles dans des films aux registres variés. Il se fait rapidement remarquer pour sa capacité à s’adapter à tous les tons, qu’il s’agisse de drame, de comédie, ou de films plus expérimentaux.
Au fil des décennies, il collabore avec des réalisateurs aussi différents que Claude Lelouch, Nicole Garcia, Bertrand Tavernier, Dominique Farrugia, Alain Corneau ou encore François Ozon. Cette diversité témoigne d’un éclectisme assumé : Antoine Duléry n’a jamais cherché à se cantonner à un genre, préférant suivre les projets qui l’enthousiasment.
Parmi ses apparitions marquantes, on peut citer Le Cœur des hommes (2003) et ses suites, Camping (2006), Jean-Philippe (2006), L'Enquête (2014), ou encore La Chambre des officiers (2001), où il démontre une profondeur émotionnelle moins connue du grand public. Il alterne ainsi les seconds rôles consistants et les personnages secondaires plus légers, avec la même générosité.
Le flic préféré des dimanches soir : succès à la télévision
C’est peut-être à la télévision que Antoine Duléry a trouvé sa plus grande popularité, notamment avec la série Les Petits Meurtres d’Agatha Christie, où il interprète le commissaire Larosière, un policier bourru et attachant, amateur de bonne chère et de déductions alambiquées. Le duo qu’il forme avec Marius Colucci donne à la série une saveur particulière, oscillant entre pastiche et hommage. Le public adhère, les audiences suivent, et Duléry devient un visage incontournable du petit écran.
Il multiplie également les téléfilms et séries, souvent dans des rôles de père de famille, de notable provincial ou d’homme en crise. Et toujours, il apporte ce mélange de chaleur et de retenue qui le rend si reconnaissable. Il a ce don rare de jouer la normalité sans jamais être fade, ce qui le rend d’autant plus crédible aux yeux du spectateur.
Un homme de scène et d’imitation
Passionné de théâtre, Antoine Duléry revient régulièrement sur les planches, notamment dans des pièces de boulevard mais aussi dans des spectacles plus personnels. Il s’y illustre également en imitateur, un talent qu’il cultive depuis longtemps avec un mélange d’humour et de tendresse. Son spectacle Antoine Duléry nous refait son cinéma est un exercice d’admiration autant qu’un moment de drôlerie, où il revisite les grands noms du septième art avec espièglerie et précision.
Il ne cherche pas l’imitation féroce ou moqueuse, mais plutôt l’hommage amusé. Sa manière de convoquer Jean-Paul Belmondo, De Niro, Noiret, ou Delon tient plus de la déclaration d’amour que de la satire. C’est aussi une façon pour lui de rappeler son attachement profond au cinéma, dans ce qu’il a de noble, de populaire et de magique.
Une personnalité simple, attachée à ses racines
Antoine Duléry cultive une image d’homme discret, accessible, jamais dans la posture. Il parle souvent de son amour pour la Corse, où il réside une partie de l’année, de sa passion pour les paysages, les chevaux, la famille. Il n’est pas du genre à chercher la polémique ou à se mettre en scène hors du cadre professionnel. Cette sobriété médiatique participe largement à l’estime qu’il inspire, tant au sein du métier que chez les spectateurs.
Il incarne une certaine idée de l’acteur populaire au sens noble du terme : aimé sans excès, respecté sans tapage, toujours disponible pour un bon rôle ou un moment de scène, sans se prendre pour autre chose qu’un comédien.