Anthony Michael Hall
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Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Anthony Michael Hall, né le 14 avril 1968 à West Roxbury, dans le Massachusetts (États-Unis), est un acteur, producteur et réalisateur américain, principalement connu pour ses rôles cultes dans les comédies adolescentes de John Hughes dans les années 1980. Visage emblématique de cette décennie, il a incarné l’adolescent nerd, timide mais attachant, avec une sincérité qui a marqué toute une génération. Mais Anthony Michael Hall, loin de se limiter à une figure figée dans la nostalgie, a poursuivi une carrière variée, tant au cinéma qu’à la télévision, en explorant des rôles plus sombres, matures ou inattendus. Une trajectoire en zigzag, souvent discrète, mais toujours portée par une vraie implication dans son jeu.
Enfance, débuts et premières apparitions à l’écran
De son vrai nom Michael Anthony Thomas Charles Hall, il est élevé par sa mère, chanteuse de jazz, après le divorce de ses parents. Il grandit à New York, où il commence très jeune à apparaître dans des publicités et des émissions. Dès l’âge de 8 ans, il se produit sur scène, ce qui le mène rapidement vers le petit écran, puis le grand.
Ses premiers rôles au cinéma dans les années 1980 lui permettent de se faire remarquer, notamment dans Six Pack (1982) avec Kenny Rogers, mais c’est sa collaboration avec John Hughes qui va faire de lui une icône générationnelle.
Sixteen Candles, The Breakfast Club, Weird Science : la trilogie Hughes
Entre 1984 et 1985, Anthony Michael Hall enchaîne trois rôles emblématiques dans les films de John Hughes, tous devenus cultes.
Dans Sixteen Candles (1984), il incarne "The Geek", un adolescent maladroit, bavard, prétentieux mais vulnérable, véritable reflet des angoisses adolescentes derrière une façade bravache. Il enchaîne l’année suivante avec The Breakfast Club (1985), où il est Brian, le surdoué complexé, seul élève réellement désireux de suivre les règles — et l’un des cœurs émotionnels du film. Puis vient Weird Science (1985), où, avec Ilan Mitchell-Smith, il crée une femme virtuelle dans un délire sci-fi complètement barré signé Hughes.
Avec ces trois rôles, Anthony Michael Hall devient le symbole du "geek" des années 1980 — mais un geek humain, drôle, intelligent, parfois même romantique. Il n’est pas là pour être moqué : il est là pour exister.
Une volonté d’échapper à l’étiquette du nerd
Alors qu’il est l’un des piliers de la fameuse "Brat Pack", groupe informel d’acteurs adolescents des années 1980 (avec Molly Ringwald, Emilio Estevez, Judd Nelson...), Hall prend une décision inattendue : refuser de jouer dans Ferris Bueller’s Day Off, autre film de Hughes, pour ne pas se retrouver à nouveau catalogué.
Il rejoint alors le casting de Saturday Night Live en 1985 — devenant à 17 ans le plus jeune membre permanent de l’histoire de l’émission — mais l'expérience est de courte durée. L’après-Hughes s’avère difficile. Les années 1990 marquent une période de transition, durant laquelle il alterne petits rôles et projets indépendants.
Edward Scissorhands, télévision et maturité artistique
En 1990, Anthony Michael Hall apparaît dans Edward Scissorhands de Tim Burton, en petit ami violent et antipathique de Winona Ryder. Un rôle à contre-emploi, qui marque une vraie rupture avec son image d’adolescent gentil et mal dans sa peau. Ce choix témoigne d’une volonté de s’émanciper de son passé cinématographique et de se redéfinir comme acteur adulte.
Dans les années 2000, il trouve un second souffle à la télévision avec The Dead Zone, série adaptée de Stephen King, où il joue Johnny Smith, un homme doté de pouvoirs psychiques. Pendant six saisons, il prouve qu’il peut porter une série en tête d’affiche, avec un jeu plus posé, plus introspectif, loin du comique adolescent.
Une carrière discrète mais régulière
Depuis les années 2010, Anthony Michael Hall continue à apparaître dans des projets variés, entre films indépendants, thrillers et séries TV. Il participe à The Dark Knight (2008), dans un petit rôle de journaliste, à War Machine (2017) aux côtés de Brad Pitt, ou encore à des productions plus modestes mais ambitieuses comme Trigger Warning ou Halloween Kills.
Il incarne désormais des figures d’autorité, des hommes fatigués ou menaçants, des rôles plus sombres qui tranchent avec son image de jeunesse. Une évolution naturelle pour un acteur qui n’a jamais cessé de vouloir sortir de la case où Hollywood l’avait placé.
Héritage et reconnaissance tardive
Même si sa carrière n’a pas toujours été linéaire, Anthony Michael Hall reste l’un des symboles les plus attachants du cinéma adolescent des années 1980. Ses performances dans The Breakfast Club ou Sixteen Candles continuent d’émouvoir les nouvelles générations, redécouvrant ces films devenus cultes.
Il a su traverser le temps en restant fidèle à une certaine idée du métier d’acteur : travailler, évoluer, et ne pas avoir peur de l’ombre. Aujourd’hui, il revient régulièrement sur son parcours avec lucidité, sans nostalgie excessive, et apparaît comme l’un des témoins les plus éclairés de cette époque charnière du cinéma américain.