Andrew Stanton
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- Réalisation
- Production
- Écriture
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 17 films |
| Récompenses | 9 nominations et 3 victoires |
Biographie
Andrew Stanton, né le 3 décembre 1965 à Boston, dans le Massachusetts (États-Unis), est un réalisateur, scénariste, producteur et animateur américain dont le nom reste étroitement lié à l’ascension fulgurante de Pixar Animation Studios.
Si le grand public connaît surtout les films auxquels il a participé, le visage et le nom de Andrew Stanton demeurent relativement discrets, pourtant, son influence sur le cinéma d’animation moderne est considérable. Il fait partie de cette génération de créateurs qui ont su allier innovation technologique et maîtrise de la narration émotionnelle, pour faire de l’animation un langage universel, autant destiné aux enfants qu’aux adultes.
Des débuts en animation à l’écriture des premiers chefs-d’œuvre Pixar
Formé au California Institute of the Arts, un véritable vivier pour les futurs grands noms de l’animation, Andrew Stanton rejoint Pixar à ses débuts, à la fin des années 1980. Il devient rapidement l’un des collaborateurs les plus proches de John Lasseter et participe à la conception de Toy Story (1995), dont il coécrit le scénario. Ce film, premier long métrage d’animation réalisé entièrement en images de synthèse, redéfinit les standards du genre.
Il poursuit dans cette voie avec la coécriture de 1001 pattes (A Bug’s Life, 1998) et Toy Story 2 (1999), puis contribue à Monstres & Cie (2001) et à Le Monde de Nemo (Finding Nemo, 2003), qu’il réalise. Cette dernière œuvre, véritable triomphe critique et commercial, vaut à Andrew Stanton l’Oscar du meilleur film d’animation. Avec ce film, il pose une signature : des récits profondément humains, portés par des personnages attachants, une émotion sincère, et un humour parfaitement dosé.
WALL·E : un film presque muet devenu un manifeste
En 2008, Andrew Stanton repousse encore les limites du genre avec WALL·E, une fable de science-fiction presque sans dialogues sur les quarante premières minutes. L’audace est totale : un film grand public avec pour protagoniste un robot solitaire, dans un monde post-apocalyptique, porté par la musique et les regards plutôt que par les mots.
Le pari est brillamment réussi. WALL·E devient l’un des films les plus salués de l’histoire de Pixar, récompensé d’un Oscar et classé parmi les meilleurs films des années 2000 par de nombreux critiques. Avec ce projet, Andrew Stanton démontre qu’il est capable de marier ambition artistique, commentaire social et narration visuelle, sans jamais sacrifier l’accessibilité.
Une excursion risquée en live action : John Carter
En 2012, après deux succès incontestables dans l’animation, Andrew Stanton tente une incursion dans la prise de vues réelles avec John Carter, adaptation de l’œuvre d’Edgar Rice Burroughs. C’est son premier long métrage en dehors de Pixar. Malgré des qualités de production et une ambition visuelle certaine, le film est un échec commercial sévère.
Ce revers n’altère pas la réputation de Andrew Stanton, mais marque une pause dans son parcours de réalisateur. Il revient rapidement à l’animation, terrain où son style et sa méthode sont les plus pleinement reconnus.
Le retour aux origines avec Le Monde de Dory
En 2016, il revient dans l’univers marin qui lui a tant réussi avec Le Monde de Dory (Finding Dory), suite du film de 2003. Cette fois-ci, le personnage de Dory passe de second rôle comique à héroïne principale, et Stanton réussit à conserver l’esprit du film original tout en le renouvelant avec sensibilité. Encore une fois, la narration repose sur l’émotion, la quête d’identité, et une forme de douceur peu fréquente dans les suites hollywoodiennes.
Le film rencontre un succès massif au box-office, confirmant que Andrew Stanton reste un conteur de confiance pour Pixar, un artisan de récits qui résonnent sur plusieurs niveaux.
Un style reconnaissable : sincérité émotionnelle et narration maîtrisée
Ce qui caractérise le style de Andrew Stanton, c’est avant tout la foi dans la force d’une histoire bien construite. Ses films s’appuient souvent sur une structure narrative classique, mais sont portés par des thématiques profondes : la peur de perdre un être cher, l’isolement, l’identité, la mémoire, la responsabilité…
Il accorde une grande importance au développement des personnages, qu’il s’agisse de jouets, de poissons, ou de robots. Pour lui, l’émotion ne se décrète pas, elle se construit, scène après scène, souvent sans dialogues, par les regards, les silences, ou une simple inflexion de voix.
Son approche de l’animation dépasse l’esthétique ou la technique : c’est un véritable art de raconter, avec patience, nuance, et une forme de tendresse envers ses personnages, même les plus imparfaits.
Un héritage durable dans l’animation contemporaine
Aujourd’hui encore, Andrew Stanton reste une figure majeure du noyau créatif de Pixar. Il continue de contribuer à de nombreux projets, que ce soit comme consultant, producteur ou scénariste. Il est notamment associé à l’écriture de suites ou de nouvelles franchises en préparation au sein du studio.
Son influence est perceptible bien au-delà des films auxquels il a directement participé. De nombreux scénaristes et réalisateurs d’animation citent Andrew Stanton comme un modèle de rigueur et d’intégrité artistique, capable de faire coexister une vision personnelle et les impératifs d’un studio mondialement exposé.
Filmographie
17 sur 17 films