Andrew Koji
- Casting
Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Andrew Koji est né en 1987 à Epsom, dans le comté de Surrey, au Royaume-Uni. Il est de nationalité britannique, avec une double ascendance anglaise et japonaise. Fils unique élevé par sa mère, Andrew Koji grandit dans un environnement multiculturel où il se confronte très tôt aux questions d’identité, de représentation et de légitimité culturelle. Cette complexité deviendra plus tard une source de force et de matière pour son travail d’acteur.
Son intérêt pour les arts martiaux et les arts visuels apparaît jeune, ce qui l’amène à expérimenter autant avec la performance physique qu’avec la narration visuelle. Il passe un temps au Japon et en Thaïlande, où il travaille dans le cinéma local et approfondit son approche du jeu, de la réalisation et de la mise en scène. Un parcours atypique, entre introspection, coups de pied bien placés et adaptation culturelle.
Premiers pas d’Andrew Koji entre arts martiaux et écriture
Avant de se faire remarquer sur les écrans, Andrew Koji enchaîne les petits rôles, les courts-métrages et les projets télévisés, souvent dans l’ombre. Il travaille également comme cascadeur, et écrit ses propres scripts, nourri par la frustration de voir si peu de personnages eurasiens représentés à l’écran de manière authentique. Ce mélange d’action, de réflexion et de narration fait de lui un artiste complet, plus intéressé par la justesse du propos que par la simple reconnaissance.
Andrew Koji s’essaie aussi à la réalisation, notamment dans le cadre de projets personnels, en marge de ses engagements d’acteur. Ce profil d’artiste hybride, à la fois dans le corps et dans l’écriture, donne un relief particulier à ses performances. Il ne joue pas un rôle, il l’habite, et il comprend ce qui le construit scène après scène.
Révélation dans Warrior : le rôle qui change tout
C’est en 2019 que Andrew Koji devient véritablement connu du grand public avec la série Warrior, produite par Shannon Lee et inspirée d’un concept imaginé par Bruce Lee lui-même. Il y incarne Ah Sahm, un immigrant chinois dans le San Francisco des années 1870, pris dans les guerres de clans et les tensions raciales.
Le rôle est exigeant à tous les niveaux : combat, drame, évolution psychologique, accents multiples. Andrew Koji y livre une performance marquante, à la fois intense, vulnérable et ancrée dans une grande maîtrise technique. Warrior devient un point de bascule. On ne voit plus en lui un cascadeur ou un espoir prometteur, mais un acteur principal capable de porter une série ambitieuse.
Un acteur en quête de justesse et d’humanité
Dans toutes ses interviews, Andrew Koji insiste sur son envie de jouer des personnages humains, complexes, imparfaits, bien loin des caricatures souvent réservées aux acteurs asiatiques dans les productions occidentales. Il refuse les rôles trop stéréotypés, quitte à passer à côté d’opportunités lucratives. Ce choix assumé lui vaut le respect de ses pairs et de nombreux spectateurs issus de minorités, qui voient en lui une figure de résistance tranquille mais déterminée.
Son jeu est sobre, parfois presque effacé, mais toujours habité. Il privilégie le silence, les tensions internes, les doutes. À l’écran, Andrew Koji n’a pas besoin d’en faire trop pour imposer une présence. Il suffit d’un regard ou d’un geste précis pour faire exister un personnage entier.
Après Warrior : entre cinéma d’action et projets plus personnels
À la suite du succès critique de Warrior, Andrew Koji est repéré par Hollywood. On le voit notamment dans Snake Eyes (2021), aux côtés d’Henry Golding, dans le rôle de Storm Shadow, un personnage mythique de l’univers G.I. Joe. Il apparaît également dans Bullet Train (2022), face à Brad Pitt, dans un rôle secondaire mais marquant, preuve que sa notoriété est désormais bien installée.
Mais Andrew Koji garde les pieds sur terre. Il continue à développer ses propres projets, avec l’envie de créer des récits qui parlent de diaspora, de masculinité, de silence, de lien entre générations. Il se voit aussi bien comme acteur que comme créateur de récits, un peu comme un artisan discret, qui préfère la vérité à l’effet.