Andrew Keegan
- Casting
Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Andrew Keegan, né le 29 janvier 1979 à Los Angeles, en Californie, est un acteur américain qui s’est fait connaître dans les années 1990 grâce à des rôles dans des films et séries à succès destinés à un public adolescent. Souvent catalogué comme le « beau gosse » typique de la décennie, Andrew Keegan a connu une ascension rapide à Hollywood avant de s’en éloigner progressivement pour explorer d’autres horizons, y compris spirituels.
Premiers pas sous les projecteurs dans les années 90
Issu d’une famille d’artistes, son père est un ancien acteur et sa mère est créatrice de vêtements, Andrew Keegan se lance très tôt dans le métier. Il commence à apparaître à la télévision au début des années 90, décrochant de petits rôles dans des séries comme Baywatch ou Full House. Grâce à son charisme naturel et à une popularité montante auprès des adolescentes de l’époque, il se fait rapidement remarquer.
Il accède à une forme de reconnaissance en apparaissant dans plusieurs productions télévisées populaires de la décennie. Il tient un rôle récurrent dans 7th Heaven (où il interprète Wilson, le petit ami de Mary Camden, jouée par Jessica Biel), série familiale emblématique de la fin des années 90. Il participe aussi à des épisodes de Party of Five et Moesha, s’intégrant sans difficulté dans le paysage télévisuel jeune et sentimental de l’époque.
Hollywood, teen movies et notoriété éclair
C’est surtout au cinéma que Andrew Keegan obtient son rôle le plus emblématique, dans 10 Things I Hate About You (10 bonnes raisons de te larguer, 1999), comédie romantique culte adaptée de Shakespeare, où il joue Joey Donner, mannequin narcissique et antagoniste de service. Le film devient rapidement une référence du genre, notamment grâce à son casting jeune et talentueux (Heath Ledger, Julia Stiles, Joseph Gordon-Levitt) et à son ton vif.
Ce rôle de bellâtre égocentrique colle un temps à la peau de Andrew Keegan, qui apparaît ensuite dans des productions similaires, dont le thriller The Broken Hearts Club (2000) ou O (une autre adaptation de Shakespeare), dans lesquels il tient des seconds rôles.
Malgré sa popularité dans la culture adolescente de l’époque, il ne parvient pas à transformer l’essai vers des rôles plus adultes ou plus profonds dans le circuit hollywoodien traditionnel.
Une carrière en déclin, mais toujours active
Durant les années 2000, Andrew Keegan continue à tourner, mais dans des productions de plus en plus modestes, souvent indépendantes ou directement diffusées à la télévision. Il fait des apparitions dans des films comme Extreme Dating (2005) ou Love, Wedding, Marriage (2011), sans retrouver la visibilité qu’il avait à la fin des années 90.
Il prête également sa voix à quelques jeux vidéo et poursuit une carrière d’acteur discret, souvent dans des projets à petit budget. Si son nom n’est plus sur les affiches des grosses productions, il reste actif dans l’industrie, principalement dans le circuit indépendant et les projets à portée plus limitée.
Virage spirituel : Full Circle
En 2014, Andrew Keegan refait parler de lui, mais cette fois en dehors d’Hollywood. Il fonde Full Circle, un collectif spirituel basé à Venice Beach, en Californie. Présenté comme un espace de bien-être, d’ouverture et de développement personnel, le centre propose des méditations, des cérémonies énergétiques, du yoga et des événements holistiques.
Cette initiative suscite à l’époque une certaine curiosité médiatique, certains médias allant jusqu’à le qualifier (un peu rapidement) de gourou ou de chef de "culte new age". Andrew Keegan s’en défend, précisant que Full Circle n’est ni une religion ni un mouvement sectaire, mais un lieu de réflexion et de communauté. L’aventure se poursuit quelque temps avant que l’organisation ne ferme discrètement ses portes.
Ce virage spirituel, pour inattendu qu’il soit, reflète une volonté de s’éloigner du système hollywoodien classique, de ses pressions et de ses codes, pour se recentrer sur une démarche plus personnelle, voire philosophique.