Andrew Davis
- Réalisation
- Production
Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Andrew Davis est né le 21 novembre 1946 à Chicago, dans l’Illinois, aux États-Unis. Réalisateur, scénariste et parfois producteur, Andrew Davis s’est imposé dans le paysage hollywoodien grâce à un style direct, efficace, souvent associé au cinéma d’action et aux thrillers tendus, typiques de la fin du XXe siècle. Il est surtout connu pour avoir dirigé Harrison Ford dans The Fugitive (Le Fugitif), l’un des succès critiques et commerciaux les plus marquants de sa carrière.
Avant d'être aux commandes de blockbusters, Andrew Davis a débuté dans le monde du cinéma en tant que chef opérateur. Il a notamment travaillé sur Medium Cool en 1969, un film semi-documentaire tourné en pleine convention démocrate à Chicago. Cette expérience formatrice lui a permis d’acquérir une approche très ancrée dans le réel, avec une attention particulière à la mise en scène urbaine et à la tension sociale, des éléments qu’on retrouvera dans plusieurs de ses films.
De Steven Seagal à Harrison Ford : les années phares du cinéma d’action
La carrière de Andrew Davis prend un virage décisif dans les années 80 lorsqu’il se tourne vers la réalisation de films d’action. Il fait une entrée remarquée avec Code of Silence (Sale temps pour un flic) en 1985, avec Chuck Norris, un film souvent considéré comme l’un des meilleurs de l’acteur. Ce long-métrage montre déjà la patte de Andrew Davis : scènes d’action lisibles, décor urbain bien exploité, et une tension dramatique savamment entretenue.
Mais c’est avec Under Siege (Piège en haute mer, 1992) qu’il connaît son premier grand succès international. Ce film, avec Steven Seagal dans le rôle principal, se distingue par une réalisation plus soignée que la moyenne du genre et un casting solide, incluant Tommy Lee Jones et Gary Busey. Grâce à sa mise en scène rythmée, Andrew Davis parvient à donner à ce Die Hard sur un bateau une stature de vrai film de cinéma, loin des séries B habituelles.
Le sommet de sa carrière arrive l’année suivante, avec The Fugitive (1993). Ce thriller palpitant, adapté d’une série télévisée des années 60, suit le docteur Richard Kimble, incarné par Harrison Ford, accusé à tort du meurtre de sa femme, et poursuivi par un marshal déterminé, interprété par Tommy Lee Jones, qui obtiendra un Oscar du Meilleur second rôle pour cette performance. Le film est un énorme succès, autant critique que commercial, et vaut à Andrew Davis une nomination aux Oscars pour le Meilleur film (en tant que producteur).
Un style entre efficacité narrative et sens du lieu
Ce qui caractérise le travail de Andrew Davis, c’est une mise en scène très lisible, axée sur la tension dramatique et l’ancrage géographique. Qu’il filme Chicago (sa ville natale) ou un porte-avions en pleine mer, il donne toujours une importance particulière aux lieux, qui deviennent presque des personnages secondaires de ses récits. Ce souci du décor participe à rendre ses histoires plus crédibles, plus immersives, même lorsqu’elles flirtent avec l’exagération propre au cinéma d’action.
Il n’est pas réputé pour une signature visuelle flamboyante, mais plutôt pour une direction solide, où l’intrigue reste au cœur du projet. Dans ses meilleurs films, il parvient à équilibrer tension, développement des personnages et scènes spectaculaires, un équilibre rarement évident dans les blockbusters.
Une carrière en retrait mais pas oubliée
Après The Fugitive, Andrew Davis n’a jamais vraiment retrouvé le même niveau de succès. Ses films suivants, comme Chain Reaction (avec Keanu Reeves et Morgan Freeman) ou Collateral Damage (avec Arnold Schwarzenegger), n’ont pas marqué les esprits de la même manière. Le style du cinéma d’action évolue, et les années 2000 voient l’émergence d’une nouvelle génération de réalisateurs aux codes différents.
Cela dit, Andrew Davis n’a jamais totalement disparu. Il reste actif, développe des projets, et continue d’être reconnu comme un professionnel respecté dans le milieu. Son nom est souvent cité comme celui d’un réalisateur "solide", capable de tenir un tournage complexe, d’obtenir des performances efficaces de ses acteurs et de livrer un film au montage bien huilé.
Filmographie
5 sur 5 films