Andrea Iervolino
- Production
Détails
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Nationalités |
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| Filmographie | 5 films |
Biographie
Andrea Iervolino, né le 1er décembre 1987 à Cassino, dans la région du Latium (Italie), est un producteur de cinéma, entrepreneur et homme d’affaires italo-canadien.
Son parcours étonne autant qu’il intrigue : de jeune homme aux origines modestes dans une petite ville italienne à producteur international côtoyant les grandes stars d’Hollywood, Andrea Iervolino s’est imposé en quelques années comme une figure montante (et parfois controversée) du cinéma indépendant à grande échelle. Loin du cliché du producteur en costume trois pièces vissé à son fauteuil de bureau, il incarne une nouvelle génération d’entrepreneurs créatifs : connectés, mobiles, transversaux, à l’aise entre art et technologie, et surtout, dotés d’une ambition bien affirmée.
Une jeunesse marquée par la persévérance et l’envie de créer
L’histoire de Andrea Iervolino commence dans un contexte loin des projecteurs. Il grandit dans une famille modeste, et souffre durant son enfance d’un bégaiement sévère qui l’éloigne de l’école traditionnelle. Très tôt, il cherche à créer ses propres opportunités. À 13 ans, il monte un premier projet de cinéma scolaire, puis commence à distribuer des films italiens sur Internet, une idée encore marginale à l’époque.
À 16 ans, il produit son premier long-métrage, The Cavalier of Love, projeté dans des cinémas locaux. L’expérience, modeste mais symbolique, marque le point de départ d’une carrière atypique où il va multiplier les initiatives, parfois avec plus de détermination que de moyens.
AMBI Media Group : la passerelle vers le cinéma international
Avec sa partenaire Monika Bacardi, héritière de la célèbre famille Bacardi, Andrea Iervolino fonde AMBI Media Group, une société de production et de financement basée à Los Angeles mais très active en Europe. Ensemble, ils misent sur un modèle à la fois indépendant et ambitieux : financer, produire et distribuer des films pour le marché mondial, tout en conservant une certaine liberté créative.
Sous cette bannière, ils produisent ou co-produisent une série de films avec des noms prestigieux : To the Bone avec Lily Collins, The Music of Silence (inspiré de la vie d’Andrea Bocelli), This Beautiful Fantastic, The Merchant of Venice, ou encore Lamborghini: The Man Behind the Legend, biopic sur Ferruccio Lamborghini, réalisé par Bobby Moresco.
Le ton est donné : Andrea Iervolino aime les projets inspirés d’histoires vraies, les films à potentiel international, et les castings mélangeant talents européens et stars américaines.
Une approche entrepreneuriale du cinéma
Au-delà de la production, Andrea Iervolino se distingue par une approche très entrepreneuriale du métier. Il multiplie les investissements dans des domaines liés au divertissement et à la tech : plateforme de streaming, cryptomonnaie dédiée au cinéma (TaTaTu), partenariats avec des festivals, stratégies de financement alternatives...
TaTaTu, justement, est l’un de ses projets les plus médiatisés : une plateforme de visionnage où les utilisateurs sont rémunérés pour leur temps d’écran, via un système de blockchain. Si l’initiative suscite autant l’intérêt que le scepticisme, elle montre bien son désir de bousculer les modèles traditionnels du secteur.
Son profil hybride, mi-producteur, mi-startuppeur, attire autant les félicitations que les critiques, mais reflète une tendance de fond : celle de producteurs qui ne se contentent plus de lever des fonds, mais cherchent aussi à réinventer les canaux de diffusion et de monétisation.
Une image médiatique savamment entretenue
Andrea Iervolino cultive une image de self-made man global, entre tapis rouges, partenariats glamour et photos avec les grands noms du cinéma. Il participe à des événements prestigieux comme le Festival de Cannes, la Mostra de Venise ou le Festival de Toronto, souvent en tant que producteur ou partenaire stratégique.
Il est régulièrement classé parmi les “Italiens les plus influents à l’étranger” dans des publications spécialisées, et ne cache pas son ambition de faire du cinéma une affaire à la fois artistique et économique. Certains y voient un modèle d’efficacité, d’autres une approche trop axée sur le paraître, mais quoi qu’on en pense, Andrea Iervolino est bien là, et il avance vite.
Un producteur de son temps, entre innovation, storytelling et business
Andrea Iervolino représente une certaine modernité du rôle de producteur : plus mobile, plus connecté, plus transversal. Il ne s’enferme pas dans un genre unique, ne se cantonne pas à une seule culture cinématographique, et surtout, il croit au pouvoir des récits pour toucher un public global.
Qu’il produise un biopic italien, une comédie dramatique anglaise ou un thriller américain, il cherche le point de convergence entre accessibilité et ambition narrative. Et s’il ne fait pas toujours l’unanimité, il reste un acteur incontournable de ce nouveau cinéma international, qui fonctionne autant à la passion qu’à la stratégie.