Andrea Di Stefano
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Détails
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Nationalité |
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Andrea Di Stefano est un acteur, scénariste et réalisateur italien né le 15 décembre 1972 à Rome, en Italie. S’il commence sa carrière devant la caméra dans les années 90, souvent dans des rôles d’amant ténébreux ou d’homme sensible, c’est en tant que réalisateur de thrillers sombres et tendus qu’il s’est récemment fait un nom à l’international.
Son style est précis, tendu, imprégné d’un certain sens du drame classique, mais toujours arrimé à des enjeux contemporains, politiques ou moraux. Andrea Di Stefano appartient à cette génération d’acteurs européens qui, sans chercher la lumière à tout prix, ont su se réinventer pour proposer un cinéma personnel, nerveux et engagé.
Des débuts d’acteur dans le cinéma européen et américain
Formé à l’école d’art dramatique aux États-Unis, Andrea Di Stefano démarre sa carrière au théâtre avant de faire ses premiers pas au cinéma au début des années 1990. Il tourne dans plusieurs productions italiennes et françaises, jouant souvent les rôles romantiques ou tourmentés, avec une élégance discrète et une certaine mélancolie naturelle.
Il apparaît notamment dans Il fantasma dell’opera (1998) de Dario Argento, Prima dammi un bacio de Ambrogio Lo Giudice, ou encore Before Night Falls (2000) de Julian Schnabel, où il donne la réplique à Javier Bardem. Ces rôles lui offrent une visibilité internationale, mais Andrea Di Stefano semble rapidement se détourner des projecteurs traditionnels pour explorer un autre versant du cinéma : l’écriture et la réalisation.
Escobar: Paradise Lost : un premier long-métrage sous haute tension
En 2014, Andrea Di Stefano passe derrière la caméra pour réaliser Escobar: Paradise Lost, un thriller romantico-politique dans lequel un jeune surfeur canadien (interprété par Josh Hutcherson) tombe amoureux de la nièce de Pablo Escobar, incarné par Benicio Del Toro. Le film mêle drame personnel et histoire criminelle, sur fond de cartel et de manipulation, avec une tension croissante et une ambiance moite, proche du cauchemar éveillé.
Ce premier film impose Andrea Di Stefano comme un metteur en scène capable de maîtriser la narration, la tension, et la direction d’acteurs. Plutôt que de glorifier Escobar comme un personnage charismatique (trop souvent le cas à l’écran), il en fait une figure glaçante, imprévisible et destructrice, tout en laissant une place centrale au regard extérieur du jeune protagoniste.
Ce mélange de thriller psychologique et de portrait historique installe un style sobre, inquiet et précis, que l’on retrouve dans ses œuvres suivantes.
The Informer et Last Night of Amore : un goût prononcé pour les récits de trahison
Avec The Informer (2019), Andrea Di Stefano enchaîne avec un thriller anglo-américain musclé, porté par Joel Kinnaman, Rosamund Pike et Clive Owen. Le film raconte l’histoire d’un ancien détenu infiltré dans un cartel de drogue pour le compte du FBI, pris en étau entre des intérêts divergents. Là encore, le motif central est la double vie, la frontière poreuse entre le devoir et la survie, la violence et la compromission.
En 2023, il revient en Italie avec Last Night of Amore, polar sombre et élégant porté par Pierfrancesco Favino. Ce film, très bien accueilli, confirme la maturité de son regard : Andrea Di Stefano y explore les derniers jours d’un policier intègre sur le point de prendre sa retraite, pris dans une spirale infernale de corruption et de choix impossibles. Le film est tendu, dépouillé, précis, et confirme un vrai talent de mise en scène du doute et de la tension morale.
Filmographie
3 sur 3 films