Alice de Lencquesaing
- Casting
Biographie
- Nationalité
- Née le
- 11 août 1991 à Paris (France)
- Âge
- 35 ans
- Membre de la famille
- De Lencquesaing
- Filmographie
- 4 films
Alice de Lencquesaing, née le 11 août 1991 à Paris, est une actrice française. Fille de l’acteur et réalisateur Louis-Do de Lencquesaing et de la directrice de la photographie et réalisatrice Caroline Champetier, elle a grandi au contact du cinéma mais s’est progressivement construit une filmographie personnelle, principalement dans le cinéma d’auteur français. Parmi ses rôles les plus remarqués figurent Le Père de mes enfants, Au galop, La Tête la première, Frantz, Réparer les vivants, Edmond et L’Événement.
Une véritable « enfant de la balle »
Le cinéma fait partie de son environnement familial dès l’enfance. Son père, Louis-Do de Lencquesaing, mène une carrière de comédien et de réalisateur, tandis que sa mère, Caroline Champetier, est l’une des directrices de la photographie françaises les plus reconnues. Alice n’abandonne cependant pas ses études pour se lancer immédiatement dans le métier : en 2013, alors qu’elle commence déjà à obtenir des premiers rôles importants, Madame Figaro indique qu’elle poursuit un master de lettres appliquées et effectue parallèlement un stage en Belgique.
Ses tout premiers crédits remontent à l’enfance et à l’adolescence. Son agence répertorie notamment Petites Coupures de Pascal Bonitzer en 2003, puis Naissance des pieuvres de Céline Sciamma en 2007. Elle apparaît ensuite dans L’Heure d’été d’Olivier Assayas en 2008. Ces rôles restent encore modestes, mais ils la placent très tôt au contact de cinéastes importants du cinéma français contemporain.
Le Père de mes enfants avec son propre père
Un premier rôle véritablement marquant arrive avec Le Père de mes enfants de Mia Hansen-Løve, présenté dans la section Un Certain Regard du Festival de Cannes en 2009. Alice y interprète Clémence Canvel, tandis que Louis-Do de Lencquesaing joue son père à l’écran, le producteur Grégoire Canvel. Chiara Caselli complète cette famille de fiction.
Le film reçoit le Prix spécial du jury Un Certain Regard à Cannes. Pour Alice de Lencquesaing, cette expérience lui vaut également le prix « Premiers Rendez-vous » au Festival du film de Cabourg en 2010, distinction mentionnée dans sa filmographie professionnelle.
Elle poursuit avec Polisse de Maïwenn, puis retrouve son père pour une collaboration encore plus centrale.
Au galop et la nomination aux César
Dans Au galop, réalisé par Louis-Do de Lencquesaing, Alice joue Camille, la fille du personnage incarné par son père. Le rôle marque une étape majeure : l’Académie des César la retient parmi les cinq candidates au César 2013 du meilleur espoir féminin.
La même période lui apporte un autre premier rôle avec La Tête la première de la réalisatrice belge Amélie van Elmbt. Alice y incarne Zoé, jeune femme qui part à la recherche d’un écrivain qu’elle admire. Elle avait rencontré Van Elmbt sur un tournage où travaillait sa mère et où jouait son père, alors qu’elle venait fêter ses 18 ans. Sa prestation dans La Tête la première est récompensée au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal.
Ces deux films contribuent fortement à l’installer au début des années 2010 comme l’un des jeunes visages du cinéma d’auteur français.
De La Religieuse à François Ozon
En 2013, Guillaume Nicloux la dirige dans La Religieuse, adaptation de Diderot dans laquelle elle interprète sœur Ursule. Suivent notamment Bodybuilder de Roschdy Zem, La prochaine fois je viserai le cœur de Cédric Anger et Tokyo Fiancée de Stefan Liberski.
La période 2015-2017 est particulièrement dense. Elle tourne dans Braqueurs de Julien Leclercq, Chocolat de Roschdy Zem, Noces de Stephan Streker et Réparer les vivants de Katell Quillévéré. Son agence recense également Marguerite et Julien de Valérie Donzelli et plusieurs autres productions de cette période.
En Frantz de François Ozon, elle joue Fanny. Le dossier officiel d’Unifrance la crédite aux côtés de Pierre Niney, Paula Beer, Ernst Stötzner et Marie Gruber. Ce film en noir et blanc, situé après la Première Guerre mondiale, constitue l’un de ses passages les plus visibles dans une importante production française à diffusion internationale.
Elle apparaît ensuite dans Ôtez-moi d’un doute de Carine Tardieu, Corporate de Nicolas Silhol, Espèces menacées de Gilles Bourdos et Drôle de père d’Amélie van Elmbt.
Rosemonde Gérard dans Edmond
En 2018, Alexis Michalik lui confie dans Edmond le rôle de Rosemonde Gérard, poétesse et épouse d’Edmond Rostand. Le film raconte de manière romancée la création de Cyrano de Bergerac. Ce personnage fait partie de ses rôles les plus facilement identifiables auprès d’un public plus large.
Cette période témoigne d’une caractéristique constante de sa carrière : Alice de Lencquesaing est rarement enfermée dans un seul type de personnage. Elle passe de films historiques aux drames contemporains, des comédies au cinéma plus expérimental, le plus souvent dans des distributions d’ensemble. Sa filmographie professionnelle recense ainsi des collaborations avec Céline Sciamma, Olivier Assayas, Mia Hansen-Løve, Maïwenn, Guillaume Nicloux, François Ozon, Katell Quillévéré, Carine Tardieu, Gilles Bourdos et Audrey Diwan.
L’Événement et le Lion d’or de Venise
En 2021, Alice de Lencquesaing interprète Laëtitia dans L’Événement d’Audrey Diwan, adapté du récit autobiographique d’Annie Ernaux.
Le film devient l’une des œuvres françaises les plus récompensées de cette période : le jury de la 78e Mostra de Venise, présidé par Bong Joon-ho, lui attribue le Lion d’or du meilleur film en septembre 2021.
Même si le rôle d’Alice est secondaire par rapport à celui d’Anamaria Vartolomei, L’Événement ajoute ainsi à sa filmographie un film couronné par la récompense suprême de la Mostra.
Une carrière parallèle au théâtre
Alice de Lencquesaing ne s’est jamais limitée à l’écran. Elle joue dès 2011 dans Harper Regan de Simon Stephens, mise en scène par Lukas Hemleb, puis dans Sarabande d’Ingmar Bergman au Lucernaire.
En 2017, elle rejoint Intra Muros d’Alexis Michalik, spectacle créé au Festival Off d’Avignon avant d’être repris à Paris. Elle travaille ensuite avec Jean-Michel Ribes dans J’habite ici au Théâtre du Rond-Point et interprète J’avais ma petite robe à fleurs de Valérie Lévy, mise en scène par Nadia Jandeau.
Le théâtre représente donc un second fil continu dans une carrière davantage connue du grand public pour le cinéma.
De Dérapages à Néro
La télévision prend également davantage de place à partir de la seconde moitié des années 2010. Pour Marjorie, Alice reçoit en 2015 le prix du jeune espoir féminin au Festival de la fiction TV de La Rochelle. Elle apparaît ensuite dans la mini-série Dérapages de Ziad Doueiri, ainsi que dans César Wagner, Disparition inquiétante et Capitaine Marleau.
En 2023-2024, elle joue Christina dans plusieurs épisodes de Knok. Puis, dans la série Netflix Néro, diffusée en 2025, elle interprète Ophélie dans le quatrième épisode. Fait familial amusant, son père Louis-Do de Lencquesaing appartient lui aussi à la distribution principale de la série, dans le rôle de Rochemort.
Aimons-nous vivants et les projets de 2026
En 2025, Alice de Lencquesaing joue Constance dans Aimons-nous vivants de Jean-Pierre Améris, comédie réunissant notamment Valérie Lemercier, Gérard Darmon et Patrick Timsit. Le film est sorti en France le 16 avril 2025.
Sa carrière se poursuit activement en 2026. Son agence annonce notamment Fille de Roy du cinéaste québécois Pascal Plante. Unifrance la répertorie par ailleurs dans Le Monde à l’endroit de Sylvie Meyer ainsi que dans les nouveaux projets consacrés à Charles de Gaulle réalisés par Antonin Baudry, dont La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom.
Sa trajectoire reste fortement liée au cinéma d’auteur français, mais elle s’est progressivement élargie au théâtre, aux séries et à des productions plus populaires. Et si son appartenance à une famille de cinéma a naturellement accompagné ses débuts, sa nomination aux César pour Au galop et ses collaborations avec Mia Hansen-Løve, François Ozon, Katell Quillévéré ou Audrey Diwan ont installé une filmographie qui existe largement au-delà de cette filiation.