Alexandre Aja

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Filmographie 10 films

Biographie

Alexandre Aja, de son vrai nom Alexandre Jouan-Arcady, est né le 7 août 1978 à Paris, en France. Réalisateur, scénariste et producteur, il est l’un des rares cinéastes français à s’être fait un nom solide dans le cinéma de genre, à l’échelle internationale. Oui, le frisson à la française, ça existe, et lui n’a pas eu besoin de s’enfermer dans une cave sombre pour le prouver.

Fils du cinéaste Alexandre Arcady et de la critique de cinéma Marie-Jo Jouan, Alexandre Aja est tombé très tôt dans la marmite du 7e art. Pas étonnant donc qu’il prenne très vite la caméra et que ses premiers pas dans le métier soient déjà bien affûtés. Le pseudonyme "Aja" n’est autre que l’acronyme formé à partir de ses initiales.

Un début qui fait déjà frissonner

Après quelques courts-métrages remarqués, c’est avec Furia (2000), un film d’anticipation inspiré d’une nouvelle de Julio Cortázar, qu’il se fait connaître. Mais c’est surtout avec Haute Tension (2003), un slasher ultra-violent qui divise la critique autant qu’il fascine les amateurs du genre, qu’il explose sur la scène internationale. Ce film, véritable déclaration d’amour au cinéma d’horreur, pose les bases de son style : mise en scène nerveuse, tension continue et maîtrise de l’atmosphère.

Le film est un tremplin. À partir de là, Hollywood l’appelle. Il ne résiste pas trop.

Hollywood dans le viseur (et le sang, beaucoup de sang)

Installé aux États-Unis, Alexandre Aja s’attaque à un monument de l’horreur : The Hills Have Eyes (2006), remake du classique de Wes Craven. Le pari est risqué, mais le résultat est salué par les fans comme par les producteurs. C’est cru, brutal, sans concession. Bref, c’est du Aja.

Il enchaîne avec Mirrors (2008), Piranha 3D (2010) et plus récemment Crawl (2019), un film de survie où des alligators coincés dans une maison inondée font office de menace principale. Ce dernier, sous ses airs de série B assumée, a su séduire critiques et spectateurs par son efficacité redoutable et son sens du rythme. Alexandre Aja y prouve une nouvelle fois qu’il sait jouer avec les codes du genre tout en restant accessible.

Son cinéma est souvent décrit comme viscéral, immersif, parfois dérangeant. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde, et ça tombe bien, le cinéma d’horreur n’est pas censé le faire.

Le scénariste derrière le réalisateur

Alexandre Aja ne se contente pas de mettre en scène. Il écrit aussi, souvent en duo avec Grégory Levasseur, son collaborateur de longue date. Ensemble, ils construisent des scénarios tendus, sans temps mort, avec une efficacité narrative qu’on pourrait presque qualifier de chirurgicale. Pas de place pour l’esbroufe gratuite, tout sert la tension dramatique.

Il a également produit et participé à d'autres projets, parfois plus discrets, mais toujours en lien avec sa passion première : raconter des histoires qui dérangent, qui surprennent, qui claquent.

Un style identifiable et un amour sincère du genre

Ce qui fait la force d’Alexandre Aja, c’est qu’il ne cherche jamais à fuir son étiquette. Il revendique son attachement au cinéma d’horreur, au thriller, au fantastique, avec une honnêteté presque rafraîchissante. Il ne joue pas les auteurs torturés ou les esthètes distants. Il assume le divertissement, le gore, le jump scare bien placé. Et dans ce registre-là, il est devenu une valeur sûre, tout simplement.

Même s’il n’a pas une filmographie démesurément longue, chaque film d’Alexandre Aja est attendu avec curiosité. Il fait partie de ces réalisateurs qui parlent autant aux cinéphiles qu’aux amateurs de sensations fortes, et ce, sans jamais trahir son ADN de départ.

Filmographie

10 sur 10 films

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