Alex Hassell
- Casting
Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Alex Hassell, né le 17 septembre 1980 à Southend-on-Sea, dans l’Essex (Royaume-Uni), est un acteur britannique formé au théâtre classique, qui alterne avec aisance entre pièces de Shakespeare, séries internationales et productions hollywoodiennes. S’il n’a pas encore la notoriété d’un nom qui claque sur une affiche, Alex Hassell s’est imposé en douceur comme un caméléon du jeu d’acteur, capable d’endosser des rôles très différents, avec une aisance qui doit beaucoup à sa formation théâtrale.
Une formation solide et une passion pour le théâtre classique
Avant d’apparaître sur les écrans, Alex Hassell se forme au Central School of Speech and Drama à Londres, l’une des institutions les plus respectées du Royaume-Uni. Passionné par le théâtre shakespearien, il cofonde The Factory Theatre Company, une troupe connue pour ses productions innovantes et ses performances improvisées autour des œuvres classiques. Un cadre où l’on cultive l’agilité, la rigueur et la liberté, autant d’éléments qui marqueront son approche du jeu.
Cette base théâtrale donne à Alex Hassell une présence scénique forte, une diction précise et une vraie capacité à incarner des personnages complexes, souvent pris entre les lignes du texte. Il se fait remarquer dans des rôles comme Hal dans Henry IV, ou Bertram dans All’s Well That Ends Well, mais c’est surtout son Hamlet et plus tard son Henry V, sous la direction de Gregory Doran pour la Royal Shakespeare Company, qui assoient son statut dans le théâtre britannique.
Une transition fluide vers la télévision et le cinéma
À partir des années 2010, Alex Hassell commence à se faire un nom à l’écran. Il alterne les productions britanniques et les projets internationaux, souvent dans des rôles secondaires marquants. Il apparaît notamment dans Suburbicon (2017), réalisé par George Clooney, dans The Miniaturist (BBC), mais aussi dans des films plus confidentiels où il explore des personnages ambigus ou tourmentés.
Il évite soigneusement les stéréotypes du “beau Britannique” et préfère les personnages nuancés, souvent sur le fil entre lumière et obscurité. Ce goût pour les rôles à double fond deviendra l’un de ses marqueurs, et c’est justement ce qu’on lui demande dans des séries de plus en plus exposées.
The Tragedy of Macbeth, Cowboy Bebop et autres incursions marquantes
L’un des tournants majeurs pour Alex Hassell sur le plan international reste sa participation à The Tragedy of Macbeth (2021), réalisé par Joel Coen, où il joue Ross, un personnage secondaire dans le texte original mais dont le rôle est considérablement étoffé dans cette version. Face à des pointures comme Denzel Washington ou Frances McDormand, il impose un jeu très intériorisé, inquiet, presque spectral, qui tranche avec le ton théâtral habituel. Une performance saluée pour sa subtilité, dans un film à la photographie austère et stylisée.
Dans Cowboy Bebop, adaptation en prises de vues réelles de l’anime culte, Alex Hassell incarne Vicious, antagoniste torturé et violent, dans un registre très éloigné de Shakespeare, mais qui mobilise pourtant une forme de théâtralité froide bien dans ses cordes. La série divise les fans, mais sa performance est souvent citée comme l’un des éléments les plus intrigants de l’adaptation.
Il apparaît également dans des séries comme The Boys, dans des seconds rôles bien calibrés, qui contribuent à installer son visage dans le paysage du streaming international, sans pour autant effacer son identité de comédien classique.
Une approche du métier fondée sur l’adaptabilité
Ce qui distingue Alex Hassell, c’est cette capacité à passer d’un univers à l’autre sans trahir son essence. Que ce soit dans des drames historiques, des séries d’action ou des adaptations littéraires, il ne cherche pas à briller par l’effet, mais par la précision et la cohérence. Son jeu reste toujours tendu vers le personnage, avec une économie de moyens qui tranche agréablement avec les excès du surjeu télévisuel.
On sent chez lui une forme de fidélité à l’école théâtrale britannique : l’importance du texte, la rigueur du geste, la concentration du regard. Mais il sait aussi désapprendre pour s’adapter aux exigences de la caméra moderne, plus intime, plus crue parfois.