Alex Garland

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Filmographie 11 films

Biographie

Alex Garland est né le 26 mai 1970 à Londres, en Angleterre. Écrivain, scénariste, producteur et réalisateur britannique, il s’est fait connaître par ses récits mêlant introspection psychologique, questionnements existentiels et dystopies technologiques. Que ce soit à travers ses romans ou ses films, Alex Garland cultive une obsession pour la frontière floue entre l’humain et l’inhumain… tout en évitant soigneusement d’expliquer les choses trop clairement (et c’est probablement voulu).

Des débuts littéraires prometteurs : La Plage avant le cinéma

Avant de poser un œil derrière la caméra, Alex Garland se fait remarquer en tant qu’écrivain. En 1996, il publie La Plage (The Beach), un roman générationnel qui capte les désillusions post-ados des années 90. L’histoire d’un jeune backpacker en quête de paradis en Thaïlande vire lentement à la critique du tourisme occidental et à l’allégorie sur l’utopie qui déraille.

Le roman devient un best-seller international. Il est adapté au cinéma en 2000 par Danny Boyle, avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal. Ce sera la première collaboration entre Alex Garland et Danny Boyle, mais certainement pas la dernière.

Scénariste de science-fiction : quand Garland donne du fond au genre

Après le succès de La Plage, Alex Garland s’oriente vers l’écriture pour le cinéma. Il signe en 2002 le scénario de 28 jours plus tard, un film de zombies réalisé par Danny Boyle qui réinvente les codes du genre avec un réalisme brut et un contexte social tendu. Puis vient Sunshine (2007), une odyssée spatiale métaphysique qui confirme son goût pour la science-fiction cérébrale et un peu déstabilisante.

Il participe également à l’écriture de Never Let Me Go (2010), adaptation d’un roman de Kazuo Ishiguro, et à celle de Dredd (2012), film de science-fiction sombre et musclé… dont Alex Garland serait, selon plusieurs sources, le véritable réalisateur non crédité. Rien d’officiel, bien sûr, mais les fans aiment y voir une mise en scène étrangement "garlandienne".

Ex Machina : le premier film réalisé par Alex Garland

En 2015, Alex Garland passe enfin à la réalisation avec Ex Machina, huis clos élégant entre un programmeur, un milliardaire génial et une androïde troublante. Le film interroge l’intelligence artificielle, le pouvoir, le libre arbitre et la manipulation, le tout avec une économie de moyens et une tension palpable.

Ex Machina est un succès critique et public. Il remporte l’Oscar des meilleurs effets visuels et fait d’Alicia Vikander une star mondiale. Pour Garland, c’est une confirmation : il peut à la fois écrire, réaliser et imposer une vision très personnelle, entre science-fiction, philosophie et thriller psychologique.

Annihilation et Men : Alex Garland continue d’explorer le trouble

En 2018, il revient avec Annihilation, adaptation très libre d’un roman de Jeff VanderMeer. Porté par Natalie Portman, le film raconte une expédition dans une zone mystérieuse où les lois de la nature sont altérées. La proposition est visuellement audacieuse, parfois ésotérique, et comme souvent chez Garland, les explications sont secondaires par rapport à l’ambiance et aux idées suggérées. Netflix rachète les droits internationaux du film, jugé "trop cérébral" pour le grand public selon les distributeurs — ce qui, dans le cas de Garland, pourrait presque être une étiquette marketing.

En 2022, il réalise Men, film d’horreur psychologique où une jeune femme se retrouve confrontée à des incarnations multiples de la masculinité toxique dans un village anglais. C’est bizarre, dérangeant, souvent abscons… et totalement dans la ligne de ce que l’on peut attendre d’Alex Garland. Autant dire que si vous cherchez un film "feel-good", ce n’est probablement pas chez lui que vous le trouverez.

Civil War : Alex Garland et l’Amérique fragmentée

En 2024, Alex Garland crée l’événement avec Civil War, un film d’anticipation qui imagine une Amérique en pleine guerre civile, vue à travers les yeux de journalistes de guerre. Le film mêle esthétique documentaire, tension palpable et critique politique sans jamais tomber dans la simplification.

Civil War est salué pour sa mise en scène immersive et sa capacité à évoquer l’ultraviolence sans la glorifier. Comme souvent, Garland refuse de donner des réponses faciles. Il met en scène, il suggère, il dérange — et laisse le spectateur ruminer après le générique.

Un auteur de science-fiction, mais pas que

Même s’il est souvent associé à la science-fiction ou à l’horreur psychologique, Alex Garland est avant tout un auteur au sens large, quelqu’un qui s’intéresse au langage, aux systèmes de contrôle, à la nature humaine et à ses contradictions. Son style, froid et épuré, est à l’opposé de la surenchère hollywoodienne. Il préfère l’ellipse à l’explication, le malaise au spectaculaire.

Et pourtant, ses films sont profondément visuels. Il sait créer des mondes, des ambiances, des scènes qui marquent. Il a ce don rare de faire de la science-fiction une réflexion sur notre présent, sans jamais donner l’impression de faire la leçon. Ce qui ne l’empêche pas de vous secouer un peu au passage.

Alex Garland : un cinéaste de l’inconfort créatif

Alex Garland n’est pas du genre à faire des compromis. Il fait partie de ces rares auteurs dont chaque œuvre, même imparfaite, semble profondément habitée. Il ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais à poser des questions, souvent dérangeantes, et à explorer les limites du langage cinématographique.

Un peu philosophe, un peu hacker, parfois un brin misanthrope… mais toujours fascinant, Alex Garland est un nom à suivre pour quiconque s’intéresse à un cinéma exigeant, ambitieux, et plus préoccupé par l’inconnu que par les réponses faciles.

Filmographie

11 sur 11 films

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