Alden Ehrenreich
- Casting
Détails
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| Filmographie | 7 films |
Biographie
Alden Ehrenreich est né le 22 novembre 1989 à Los Angeles, en Californie (États-Unis). Acteur au visage expressif, à la voix grave et à la présence singulière, Alden Ehrenreich fait partie de cette génération d’interprètes américains qui cherchent à conjuguer cinéma d’auteur, productions hollywoodiennes et ambition artistique.
Il se distingue par une capacité à osciller entre des rôles très stylisés et des compositions plus naturelles, et par un parcours qui, bien qu'encore relativement jeune, s'inscrit déjà dans une forme de classicisme revisité. Formé très tôt au théâtre, passionné de littérature et de mise en scène, Alden Ehrenreich n’a jamais vraiment été l’acteur du buzz ou des apparitions faciles. Il construit sa carrière avec exigence, dans des rôles souvent atypiques, loin de toute routine hollywoodienne. Et s’il a connu une exposition fulgurante grâce à un certain rôle dans une galaxie lointaine, très lointaine, il n’a jamais cessé de chercher des projets plus personnels.
Découverte par Spielberg, et premiers pas remarqués
Le début de l’histoire ressemble à un conte moderne version Hollywood : Steven Spielberg assiste à un court-métrage amateur où Alden Ehrenreich, alors adolescent, apparaît dans une comédie absurde tournée pour un bar-mitsvah. Intrigué, le cinéaste repère le jeune acteur, le recommande à des agents… et le voilà lancé.
Ses premiers rôles à la télévision (notamment dans Supernatural et CSI) lui permettent de faire ses armes, mais c’est avec Tetro (2009), drame en noir et blanc réalisé par Francis Ford Coppola, qu’il obtient son premier grand rôle au cinéma. Il y incarne un jeune homme en quête de réponses familiales, dans un film dense, stylisé, où il révèle déjà une profondeur de jeu et une gravité naturelle qui tranchent avec son âge.
Il retrouve Coppola en 2011 dans Twixt, où il explore cette fois le genre fantastique. Ces deux collaborations précoces avec une légende du cinéma posent d’emblée Alden Ehrenreich comme un acteur à suivre, capable de s’adapter à des univers exigeants.
Ave, César ! : la comédie des frères Coen comme tremplin
En 2016, Alden Ehrenreich attire l’attention du grand public avec Ave, César ! (Hail, Caesar!) des frères Coen, dans lequel il incarne Hobie Doyle, un jeune cow-boy star de westerns reconverti (un peu contre son gré) dans le cinéma mondain. Il y est hilarant, candide et fin à la fois, dans une performance où il réussit à jongler entre l’hommage au cinéma classique et la parodie subtile.
Sa scène d’élocution ("Would that it were so simple") devient virale, et son nom commence à circuler comme l’un des nouveaux visages du cinéma américain, avec ce charme légèrement vintage, cette diction travaillée, et ce mélange de décontraction et de retenue très “à l’ancienne”.
Solo: A Star Wars Story : défi colossal et exposition mondiale
En 2018, Alden Ehrenreich endosse le costume (littéralement) de Han Solo, dans le spin-off Solo: A Star Wars Story, qui revient sur la jeunesse du célèbre contrebandier rendu mythique par Harrison Ford. Le défi est immense : faire exister un personnage culte, sans imiter, sans décevoir, et sans se perdre dans la comparaison.
La production est compliquée, les réalisateurs initiaux (Phil Lord et Chris Miller) sont remplacés par Ron Howard, le film sort dans un contexte difficile… et ne rencontre pas le succès escompté au box-office. Mais la performance d’Alden Ehrenreich est loin d’être un échec. Il propose une version plus jeune, plus rêveuse, plus fragile du personnage, évitant la copie tout en respectant l’ADN de Solo.
Cette expérience reste un tournant dans sa carrière. Elle lui offre une visibilité mondiale, mais le place aussi face aux attentes d’un public de fans parfois intransigeants. Après cette étape, il choisit de prendre du recul, sans pour autant quitter les écrans.
Retour au cinéma indépendant et projets d’auteur
Plutôt que de s’enfermer dans des rôles de franchise, Alden Ehrenreich revient à un cinéma plus modeste, plus proche de ses envies initiales. Il joue dans Brave New World, adaptation télévisée du roman d’Aldous Huxley, puis dans Fair Play (2023), un thriller psychologique salué pour la tension de ses scènes et la finesse de son interprétation.
Il apparaît aussi dans Cocaine Bear, une comédie à l’humour noir et absurde qui confirme qu’il est tout à fait capable de naviguer entre le décalé et le dramatique, avec une aisance parfois sous-estimée. Ces choix montrent une volonté de se reconstruire artistiquement, en dehors des pressions commerciales.