Albert Band
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Détails
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| Filmographie | 3 films |
Biographie
Albert Band est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 7 mai 1924 à Paris, et mort le 14 juin 2002 à Los Angeles. Bien que né en France, Albert Band est de nationalité américaine, issu d’une famille juive ayant fui l’Europe à l’approche de la Seconde Guerre mondiale. Son parcours personnel, traversé par les bouleversements du XXe siècle, trouve un étrange écho dans sa filmographie, riche, variée, et profondément ancrée dans le cinéma populaire.
S’il n’a jamais été une figure centrale du système hollywoodien traditionnel, Albert Band a pourtant signé une carrière longue de plusieurs décennies, où se mêlent westerns, films d’horreur, science-fiction, et œuvres destinées à la télévision. Il est aussi le père du réalisateur Charles Band et du compositeur Richard Band, deux piliers du cinéma de genre indépendant américain. Une affaire de famille, donc, mais aussi une histoire de persévérance dans un milieu en constante mutation.
Des débuts prometteurs aux côtés de John Huston
La carrière de Albert Band commence plutôt fort, puisqu’il est assistant sur le tournage de The Red Badge of Courage (1951) de John Huston, une expérience fondatrice qui va nourrir son goût pour la mise en scène. Très vite, il commence à écrire, puis à produire ses propres films. Dès les années 1950, Albert Band démontre un sens aigu du système D, menant des productions modestes mais efficaces, souvent tournées en Europe, notamment en Italie, où il s’installe pendant plusieurs années.
C’est dans ce contexte qu’il réalise en 1956 son premier long-métrage, I Bury the Living, un thriller fantastique qui connaît un joli succès critique et public, et qui reste aujourd’hui considéré comme une petite pépite du cinéma de série B. Avec une mise en scène sobre et une idée de départ intrigante, Albert Band prouve alors qu’il est capable de transformer de faibles moyens en tension dramatique efficace.
Une filmographie variée entre Europe et États-Unis
Au cours des années 1960 et 1970, Albert Band multiplie les productions, notamment en Europe où les coûts de tournage sont moindres. Il travaille sur des westerns spaghetti, comme Massacre at Grand Canyon (1964), mais aussi sur des films pour enfants, des comédies, et même quelques films d’épouvante. Ce goût pour le mélange des genres deviendra l’une de ses marques de fabrique.
Loin des grandes majors, Albert Band préfère souvent les circuits parallèles de distribution, ce qui lui offre une plus grande liberté créative mais aussi une visibilité moindre. Pourtant, son influence se fait sentir, notamment dans le cinéma indépendant américain des décennies suivantes.
Le mentor discret de la Full Moon Generation
À partir des années 1980, Albert Band travaille de plus en plus étroitement avec son fils Charles Band, fondateur des maisons Empire Pictures puis Full Moon Features, spécialisées dans le cinéma de genre à petit budget. Il y assure un rôle de producteur et de scénariste sur de nombreux films devenus cultes pour les amateurs, tels que Puppet Master ou Trancers.
La présence de Albert Band dans les coulisses de ces productions est essentielle : il y apporte son expérience, son regard pragmatique, et un certain savoir-faire narratif hérité de décennies d’écriture et de mise en scène. Il devient en quelque sorte le patriarche bienveillant d’un petit empire du cinéma de genre, où se croisent marionnettes tueuses, vampires roumains et androïdes voyageurs du temps. Rien que ça.
Une œuvre modeste, mais durable
On ne verra jamais Albert Band grimper les marches à Cannes ou collectionner les statuettes dorées, mais son apport au cinéma de genre est loin d’être négligeable. Il fait partie de ces artisans infatigables qui ont su faire vivre un certain cinéma populaire, loin des projecteurs, mais proche du public.
Son style n’a rien de révolutionnaire, mais il repose sur une efficacité narrative indéniable et une capacité à raconter des histoires avec peu. Et si le nom de Albert Band reste souvent dans l’ombre de celui de ses enfants, il est clair que sans lui, une bonne partie du cinéma bis des années 80 et 90 n’aurait pas eu la même saveur.
Filmographie
3 sur 3 films