Alan Alda

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 5 films
Récompenses 3 nominations et 0 victoire

Biographie

lan Alda, de son vrai nom Alphonso Joseph D’Abruzzo, est né le 28 janvier 1936 à New York (États-Unis). Acteur, scénariste, réalisateur et militant, il incarne depuis plus d’un demi-siècle une certaine idée de l’intelligence chaleureuse dans le paysage du divertissement américain.

Si son visage reste indissociable de la série culte M*A*S*H, Alan Alda est loin de se limiter à ce rôle. Sa carrière, à la fois prolifique et profondément cohérente, est traversée par les mêmes fils : l’esprit, l’éthique, la curiosité.

Issu d’une famille de théâtre et de cabaret (son père était acteur et chanteur dans des spectacles burlesques), il baigne dès l’enfance dans l’univers du spectacle. Il étudie à Fordham University, où il se passionne pour les sciences aussi bien que pour le jeu — une double appétence qu’il ne cessera jamais d’explorer.

M*A*S*H : la série qui le propulse dans la légende

C’est bien sûr avec M*A*S*H, diffusée entre 1972 et 1983, que Alan Alda entre dans l’histoire de la télévision. Il y incarne Benjamin Franklin “Hawkeye” Pierce, chirurgien de l’armée américaine durant la guerre de Corée, sarcastique, tendre, farouchement pacifiste. Ce personnage devient rapidement le symbole d’un humanisme grinçant, capable de dénoncer l’absurdité de la guerre tout en distribuant des blagues en salle d’opération.

Mais Alan Alda ne se contente pas de jouer. Il écrit et réalise de nombreux épisodes, imposant un ton particulier, plus réflexif, plus profond, parfois audacieux dans sa mise en scène. Il remporte au passage six Emmy Awards, dans des catégories aussi diverses que l’interprétation, le scénario et la réalisation — un exploit encore rare dans le monde télévisuel.

M*A*S*H est bien plus qu’une sitcom : c’est une chronique morale, douce-amère, sur ce que signifie être humain dans un monde chaotique. Et Alan Alda en est la colonne vertébrale.

Un acteur de cinéma fin et modeste

Après M*A*S*H, Alan Alda s’oriente vers le cinéma, sans jamais chercher à devenir une star de blockbuster. Il préfère les rôles de gentlemen un peu dépassés, d’intellectuels, de maris bien intentionnés mais faillibles. Il joue sous la direction de Woody Allen dans Crimes and Misdemeanors ou Manhattan Murder Mystery, toujours avec cette élégance tranquille qui évite la caricature.

Il brille également dans The Aviator de Martin Scorsese, où il incarne un sénateur retors face à Leonardo DiCaprio, prouvant qu’il sait aussi endosser des rôles plus ambigus. En 2020, on le retrouve dans Marriage Story, de Noah Baumbach, en avocat doux et bienveillant, dans un contrepoint parfait au tumulte du couple central.

À l’écran, Alan Alda ne cherche jamais à dominer la scène. Il écoute, nuance, s’efface quand il le faut, avec une précision de jeu rare. Ce n’est pas un acteur de gestes larges, mais de détails justes.

L’autre Alan Alda : l’auteur, le pédagogue, le scientifique curieux

Ce qui distingue Alan Alda des autres comédiens de sa génération, c’est sans doute son curieux mélange de fibre artistique et de passion pour la science. Il anime longtemps Scientific American Frontiers, une émission de vulgarisation scientifique sur PBS, dans laquelle il rend la recherche accessible, drôle et humaine. Il y applique les mêmes principes que dans son jeu d’acteur : l’écoute, la clarté, la mise en relation.

Il fonde également l’Alda Center for Communicating Science à l’université Stony Brook, dont l’objectif est de former des scientifiques à mieux partager leurs travaux auprès du grand public. Un projet à son image : pédagogue sans condescendance, sincèrement curieux, profondément convaincu que la communication peut changer la société.

Côté écriture, il publie plusieurs livres mêlant souvenirs, réflexions et humour, dont Never Have Your Dog Stuffed et If I Understood You, Would I Have This Look on My Face?, où il aborde ses obsessions : la communication, l’empathie, l’art de poser les bonnes questions.

Un engagement sans posture

Alan Alda est aussi connu pour son engagement civique, notamment pour les droits des femmes, les libertés civiles et la recherche médicale. Il parle ouvertement de sa maladie de Parkinson, diagnostiquée en 2015, tout en continuant à travailler, à écrire, à faire des podcasts. Là encore, pas de posture héroïque, juste la volonté de continuer à transmettre, à dialoguer, à rire, malgré tout.

Il n’a jamais été un activiste tonitruant, mais il incarne une forme d’intégrité tranquille, de progressisme réfléchi, qui traverse les époques sans jamais perdre de sa pertinence.

Filmographie

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