Al Pacino
- Casting
Détails
| Âge |
|
Nationalité |
|---|---|
| Filmographie | 20 films |
| Récompenses | 17 nominations et 5 victoires |
Biographie
Alfredo James Pacino, dit Al Pacino, est né le 25 avril 1940 à New York, dans le quartier du Bronx (États-Unis). D’origine italienne par ses grands-parents, il grandit dans un milieu modeste, élevé par sa mère et ses grands-parents après le départ de son père.
Très jeune, il se passionne pour le théâtre, quitte l’école à 17 ans et enchaîne les petits boulots pour suivre les cours du Actors Studio, où il sera formé par le maître de la méthode, Lee Strasberg. La suite ? Un parcours hors normes, une filmographie mythique, et un nom devenu synonyme d’intensité dramatique.
Aujourd’hui, Al Pacino est plus qu’un acteur. Il est une icône du cinéma américain, un symbole de passion brute, de transformation totale et de dialogues devenus cultes.
Une ascension fulgurante avec The Godfather
La carrière cinématographique de Al Pacino décolle en 1971 avec The Panic in Needle Park, mais c’est l’année suivante que tout change. Francis Ford Coppola lui confie le rôle de Michael Corleone dans The Godfather (1972). Il n’était pas le choix des studios, mais son jeu précis, tendu, à la limite du mutisme, s’impose comme une évidence. Ce rôle le fait entrer dans la légende, et il le reprendra dans The Godfather Part II (1974) et Part III (1990).
Avec cette trilogie, Pacino devient le visage du pouvoir silencieux, de la tragédie intime, de la criminalité majestueuse. Michael Corleone n’est pas seulement un personnage : il est un archétype, et l’une des plus grandes performances de l’histoire du cinéma.
Des années 70 à fleur de peau : Pacino au sommet
Après Le Parrain, Al Pacino enchaîne les chefs-d’œuvre : Serpico (1973), Dog Day Afternoon (1975), ...And Justice for All (1979). Il incarne des hommes en lutte, souvent au bord de la rupture, dans un cinéma engagé, urbain, nerveux. Il devient le porte-voix d’une Amérique fracturée, d’une masculinité en crise, d’un jeu qui ne laisse aucun répit au spectateur.
Son style est unique : une énergie volcanique, des éclats de voix célèbres, mais aussi une capacité rare à exprimer le doute, le remords, la solitude. L’acteur ne se contente pas de jouer, il habite ses personnages, jusqu’à s’y perdre parfois.
Scarface, Tony Montana et le mythe du "larger than life"
En 1983, Al Pacino incarne Tony Montana dans Scarface de Brian De Palma, sur un scénario d’Oliver Stone. Un rôle excessif, violent, baroque, devenu une référence absolue de la pop culture. Les répliques fusent, les cicatrices s’affichent, les excès explosent.
Si certains critiques l’ont accusé de cabotinage, Scarface reste une œuvre culte, et Tony Montana une icône tragique, admirée autant qu’elle effraie. Pacino prouve ici qu’il peut aller loin, très loin, sans jamais rompre la tension dramatique.
Un acteur insatiable, entre théâtre et écran
Contrairement à beaucoup de stars hollywoodiennes, Al Pacino n’a jamais tourné le dos à ses racines théâtrales. Shakespeare, Ibsen, Mamet… il revient souvent à la scène, trouvant là un espace d’exploration plus libre, plus viscéral. En parallèle, il continue de tourner : Sea of Love (1989), Carlito’s Way (1993), Donnie Brasco (1997), The Insider (1999), autant de films où son jeu prend des formes plus mûres, plus contenues, mais toujours habitées.
En 1992, il remporte enfin l’Oscar du meilleur acteur pour Scent of a Woman, dans le rôle d’un colonel aveugle et colérique. Certains diront que c’est une récompense tardive. D’autres que c’est un rôle "à Oscar". Mais tous reconnaissent que Pacino y est monumental, comme toujours.
De Heat à The Irishman : la longévité d’un monstre sacré
La rencontre au sommet avec Robert De Niro dans Heat (1995) de Michael Mann reste un moment culte du cinéma policier. Face à face tendu dans un diner, échange minimaliste, mais lourd de sens : deux monstres du cinéma s’observent, et le public retient son souffle.
Les années 2000 et 2010 sont plus inégales, mais Al Pacino continue de surprendre. Il est excellent en grand manipulateur dans The Devil’s Advocate (1997), touchant dans You Don’t Know Jack (2010), flamboyant dans The Irishman (2019) où il incarne Jimmy Hoffa, dirigé par Martin Scorsese. Une performance saluée, qui montre qu’à plus de 80 ans, le feu ne s’est jamais éteint.
Al Pacino : l’intensité comme ligne de conduite
Ce qui définit Al Pacino, ce n’est pas un genre, une époque ou un rôle précis. C’est une manière d’être au monde, une intensité qui traverse tout, même les films les moins marquants. Il a marqué l’histoire du cinéma, non pas par une image lisse, mais par une présence brute, un regard inquiet, une voix inoubliable.
Toujours entre excès et vérité, entre fureur et fragilité, il incarne des personnages inoubliables, mais aussi une certaine idée de l’acteur : celui qui ose tout risquer, au nom de l’émotion vraie.