Al Leong
- Casting
Détails
| Autre nom | Albert Leong |
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| Âge |
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Nationalité |
| Filmographie | 12 films |
Biographie
Al Leong, de son nom complet Albert Leong, est né le 30 septembre 1952 à Saint-Louis, dans le Missouri, aux États-Unis. Acteur, cascadeur, expert en arts martiaux et spécialiste des chutes spectaculaires, Al Leong est l’un de ces visages qu’on a vus mille fois sans forcément retenir le nom. Pourtant, dans le monde du cinéma d’action hollywoodien, il est une véritable légende. Sa moustache iconique, ses cheveux longs, sa carrure nerveuse et son regard menaçant l’ont rendu instantanément reconnaissable dans de nombreux films cultes… toujours dans des rôles de méchant. Et c’est bien ce qui fait tout son charme.
De l’art martial au grand écran : les débuts d’un cascadeur redoutable
Avant de devenir acteur, Al Leong est avant tout un homme d’action. Il pratique les arts martiaux depuis l’enfance, notamment le kung-fu et le taekwondo, disciplines dans lesquelles il excelle. Son agilité, sa rapidité et son sens du timing font de lui un cascadeur très recherché dès les années 1980. À une époque où les CGI n’existent pas encore, Al Leong est de ceux qui prennent réellement les coups (et les donnent avec précision).
Il commence à apparaître dans des séries et films comme cascadeur de fond, doublant parfois d’autres acteurs, mais très vite, les réalisateurs remarquent sa présence physique unique. Il a un vrai "look de bad guy" : charismatique, menaçant, mais pas caricatural. Il devient alors le méchant idéal pour une scène de baston intense, qu’il s’agisse d’un garde du corps, d’un homme de main ou d’un terroriste anonyme.
L'âge d’or : quand Al Leong devient le méchant le plus reconnaissable d'Hollywood
Durant les années 80 et 90, Al Leong enchaîne les apparitions dans les plus grands films d’action. Son style de jeu ne repose pas sur les dialogues — il en a souvent très peu — mais sur le langage corporel, la menace silencieuse, et cette capacité à rendre crédible chaque combat, même court.
On le voit notamment dans :
Die Hard (1988) — où il incarne l’un des terroristes de Hans Gruber, célèbre pour une scène improbable où, entre deux tirs d’armes automatiques, il pique un bonbon dans le hall du Nakatomi Plaza. Une touche d’humour absurde qui a marqué les esprits.
Lethal Weapon (1987) — il y joue Endo, le tortionnaire impassible de Martin Riggs, dans l’une des scènes les plus tendues du film.
Big Trouble in Little China (1986) — de John Carpenter, où il campe l’un des redoutables guerriers asiatiques surnaturels.
They Live, Last Action Hero, Action Jackson, Rapid Fire… la liste est longue. Dans chacun de ces films, Al Leong ne parle pas beaucoup, mais il est toujours là au bon moment, avec son allure inimitable, ses gestes vifs et une capacité à rendre son personnage mémorable, même en quelques minutes.
Un acteur de genre devenu figure culte
Si Al Leong n’a jamais été en tête d’affiche, il a acquis un véritable statut culte auprès des amateurs de cinéma d’action. Son visage est devenu une référence dans la culture geek et cinéphile. Il a même été caricaturé dans des comics, mentionné dans des critiques comme “le mec qui meurt dans tous les films d’action”, et adoré pour ce qu’il représente : l’époque où les seconds rôles avaient autant d'impact que les stars.
Il a aussi joué dans des comédies comme Bill & Ted's Excellent Adventure (1989), où il incarne ni plus ni moins que Genghis Khan, armé d’une batte de baseball dans un centre commercial. Un rôle bref, absurde, mais inoubliable.
Une vie dédiée à l'action, malgré les blessures
Comme beaucoup de cascadeurs, Al Leong a connu des blessures, mais aussi des périodes d’activité plus discrètes. Il a survécu à un cancer et à un AVC dans les années 2000, ce qui a fortement ralenti sa carrière, sans jamais effacer l’impact de ses rôles passés. Toujours respecté dans le milieu, il reste un symbole du cinéma d’action "à l’ancienne", où chaque cascade était réelle, chaque chute douloureuse, et chaque combat chorégraphié à la perfection.
Un documentaire, Henchman: The Al Leong Story, lui a été consacré, preuve de l’attachement profond que lui porte une génération de fans et de professionnels.