Akiva Goldsman

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Détails

Âge
Nationalité
Filmographie 31 films
Récompenses 3 nominations et 1 victoire

Biographie

Akiva Goldsman, né le 7 juillet 1962 à New York (États-Unis), est un scénariste, producteur et réalisateur américain dont le parcours navigue entre les genres, les époques et les formats. Oscillant entre drames intimes et grandes sagas de science-fiction, Akiva Goldsman s’est taillé une place particulière dans l’industrie hollywoodienne : celle d’un artisan du récit, souvent en coulisses, mais toujours au cœur des projets à forts enjeux narratifs.

Des origines littéraires à l’écriture pour l’écran

Avant de se tourner vers le cinéma, Akiva Goldsman suit une formation en écriture créative à l’université Wesleyan, puis poursuit un master à la New York University. Son passage par les lettres, bien qu’assez classique, va profondément marquer son style d’écriture : un goût pour les récits denses, pour les personnages tourmentés, et une attention constante à l’équilibre entre structure narrative et émotion.

Il débute dans les années 1990 avec des scénarios qui trouvent vite leur place dans le système hollywoodien. Il signe notamment The Client (1994) et Batman Forever (1995), se positionnant comme un scénariste capable de s’adapter à des franchises tout en injectant une certaine complexité psychologique. Il reviendra d’ailleurs sur Batman & Robin (1997), un épisode qui lui collera longtemps à la peau, pas forcément pour les bonnes raisons, mais qui ne freine pas pour autant sa trajectoire.

A Beautiful Mind, ou le tournant de la reconnaissance critique

Le grand basculement dans la carrière de Akiva Goldsman survient avec A Beautiful Mind (2001), qu’il adapte du livre de Sylvia Nasar pour Ron Howard. Le film, porté par Russell Crowe, remporte l’Oscar du meilleur film, et Akiva Goldsman se voit décerner l’Oscar du meilleur scénario adapté. C’est une consécration pour ce scénariste longtemps vu comme un exécutant efficace, qui prouve ici qu’il est capable de manier la subtilité, la sensibilité et la profondeur psychologique avec une grande finesse.

Ce succès le propulse vers d’autres projets ambitieux, souvent en collaboration avec Ron Howard ou d’autres réalisateurs de premier plan. Il adapte I, Robot (2004), Cinderella Man (2005), puis The Da Vinci Code (2006), Angels & Demons (2009) et Inferno (2016), toujours pour Howard, consolidant une relation de confiance entre les deux hommes. Ces projets, mêlant mystère, religion, science et symbolique, permettent à Akiva Goldsman d’explorer des structures narratives complexes tout en s’adressant au grand public.

Science-fiction, super-héros et univers étendus

À partir des années 2010, Akiva Goldsman s’investit davantage dans des projets de science-fiction et de séries télévisées, là où le développement de mondes narratifs prend une place centrale. Il devient une figure incontournable dans l’univers Star Trek, notamment sur Star Trek: Discovery (2017–) et Star Trek: Picard (2020–2023), en tant que scénariste et producteur exécutif. Il est également co-créateur de Star Trek: Strange New Worlds, saluée pour son ton plus aventureux et classique.

Son implication dans Star Trek n’est pas anodine : elle témoigne de son appétence pour les univers structurés, les mythologies foisonnantes, et les enjeux moraux forts, au sein d’une fiction qui reste ancrée dans le questionnement de l’humain. Il y applique sa méthode : respect du matériau original, enrichissement des personnages, et volonté de créer du lien entre les générations de spectateurs.

Côté super-héros, il participe aussi à la création de l’univers cinématographique DC/Warner via Titans, Doom Patrol ou Peacemaker, où il agit comme producteur ou superviseur du développement narratif. Encore une fois, Akiva Goldsman s’insère dans des systèmes de franchises, sans jamais oublier la dimension humaine et psychologique des personnages.

Un détour par la réalisation

En parallèle de l’écriture et de la production, Akiva Goldsman s’essaie aussi à la réalisation, avec des fortunes diverses. Il réalise Winter’s Tale (2014), une adaptation du roman de Mark Helprin, projet très personnel mais assez mal accueilli par la critique. L’échec relatif de ce film ne l’éloigne pas pour autant des plateaux : il continue de diriger des épisodes de séries qu’il supervise, notamment dans l’univers Star Trek.

Sa casquette de réalisateur semble surtout l'intéresser dans une logique de contrôle artistique, notamment pour garantir la cohérence entre scénario, mise en scène et production. Il n’est pas un "auteur" au sens strict, mais plutôt un facilitateur d’histoires complexes, soucieux de leur forme autant que de leur portée.

Akiva Goldsman, architecte narratif et adaptateur du réel

Ce qui définit le mieux Akiva Goldsman, c’est sans doute sa capacité à traduire des structures narratives complexes dans des formats accessibles, qu’il s’agisse de biopics intimistes ou de fresques de science-fiction. Il aime les récits où la vérité se dérobe, où la réalité est trouble, où les héros sont ambigus. Cette sensibilité transparaît dans l’ensemble de sa filmographie.

Il ne cherche pas à imposer un style, mais plutôt à épouser celui des mondes qu’il sert, que ce soit l’univers des mathématiques mentales de John Nash, les mystères codés de Dan Brown, ou les voyages temporels d’un vaisseau spatial du 23e siècle. Il est à la fois un technicien du récit et un artisan du dialogue, avec une solide expérience des enjeux industriels du cinéma.

Et même si certains de ses projets ont reçu un accueil critique mitigé, Akiva Goldsman reste l’un des rares scénaristes-producteurs à avoir réussi à tisser des liens durables entre la télévision, le cinéma et les grandes franchises, en gardant comme priorité la narration.

Filmographie

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