Akin Gazi

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Filmographie 3 films

Biographie

Akin Gazi, né le 15 octobre 1981 à Edmonton, dans le nord de Londres, est un acteur britannique d’origine chypriote turque, dont le visage s’est progressivement imposé dans des productions britanniques et internationales.

En marge des projecteurs tapageurs, Akin Gazi incarne une génération d’acteurs issus de la diversité, à l’aise dans des rôles complexes, souvent en tension entre identités, territoires et représentations. Sa carrière, discrète mais cohérente, s’est construite sur une palette de personnages souvent périphériques… mais jamais anecdotiques. Il grandit dans une famille attachée à ses racines, dans un environnement multiculturel. Ce contexte influencera naturellement son parcours artistique, tout comme son goût pour les récits d’exil, de conflit ou de transmission.

Formation académique et premières apparitions

Avant d’entrer dans le monde professionnel, Akin Gazi suit des études de littérature anglaise et de théâtre à la Queen Mary University of London, une formation qui lui permet de développer une approche textuelle rigoureuse. Ce double bagage, entre sens du verbe et exigence du jeu, devient une signature silencieuse de son travail.

Il commence sa carrière à la télévision britannique, avec des apparitions dans des séries phares comme Skins, Spooks, Silent Witness, ou encore Doctor Who, où il participe à l’épisode The Girl Who Waited, un segment particulièrement intense, entre science-fiction émotionnelle et parabole existentielle. Il se glisse avec aisance dans ces univers codifiés, souvent dans des seconds rôles, mais qu’il rend tangibles grâce à un jeu mesuré, à mi-chemin entre tension contenue et présence magnétique.

Le cinéma entre drames politiques et récits identitaires

C’est au cinéma qu’Akin Gazi commence à faire sentir sa singularité, avec des rôles qui croisent géopolitique, drame et réflexion culturelle. Dans The Devil’s Double (2011), il incarne Saad, personnage secondaire dans l’ombre des fils de Saddam Hussein. Ce rôle le propulse dans des projets plus ambitieux, souvent marqués par une charge historique ou sociale forte.

On le retrouve dans Black Gold de Jean-Jacques Annaud, aux côtés de Antonio Banderas et Mark Strong, dans un récit sur la conquête du pétrole au Moyen-Orient. Là encore, Akin Gazi incarne un personnage pris entre loyauté, tradition et modernité, un triptyque récurrent dans ses choix de rôles.

Dans Desert Dancer (2014), il joue Farid Ghaffarian, frère du personnage principal, dans un récit inspiré d’une histoire vraie : celle d’un danseur iranien contraint de défier l’interdit artistique. Plus récemment, dans Yardie (2018), réalisé par Idris Elba, il interprète Arif, un rôle secondaire dans l’univers très codifié des gangs londoniens des années 1980.

Si ses rôles restent souvent périphériques à l’intrigue principale, Akin Gazi s’en empare avec subtilité, en construisant des personnages crédibles, ancrés, sans caricature. Il n’a jamais cherché à voler la vedette, mais à servir le récit avec justesse.

Un acteur identifié mais non enfermé

Il serait facile de voir en Akin Gazi un simple “acteur de la diversité” utilisé pour remplir un quota ou incarner le méchant oriental de service. Mais ce serait oublier à quel point il a su, depuis ses débuts, refuser les archétypes paresseux. À chaque rôle, il tente d’injecter de la nuance : une inflexion vocale, un regard en retrait, une posture qui raconte une histoire plus large.

Certes, les rôles qu’on lui propose tournent souvent autour d’une identité assignée, méditerranéenne, moyen-orientale, musulmane, étrangère. Mais dans l’industrie actuelle, où les profils atypiques restent sous-représentés, Akin Gazi fait partie de ces acteurs qui choisissent la complexité plutôt que la conformité.

Il est également actif dans des projets plus personnels, parfois liés à ses origines ou à des récits diasporiques, bien qu’ils soient encore peu visibles dans les circuits grand public.

Filmographie

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