Adi Shankar
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Détails
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Nationalités |
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| Filmographie | 6 films |
Biographie
Adi Shankar est né le 8 janvier 1985 à Calcutta, en Inde, avant d’émigrer aux États-Unis, où il est aujourd’hui connu comme producteur, scénariste, acteur occasionnel, et showrunner.
Son nom est souvent associé à des productions audacieuses, violentes, stylisées, et résolument en marge des normes hollywoodiennes. Avec son allure excentrique, ses lunettes noires omniprésentes et son goût prononcé pour le "chaos créatif", Adi Shankar est un personnage aussi marquant que les projets qu’il développe.
Il est l’un des rares producteurs à avoir su conjuguer culture geek, cinéma indépendant, animation pour adultes, et culture pop underground avec autant d’aplomb. Dans un paysage souvent balisé, il a su imposer une esthétique et une philosophie de production singulières : libres, parfois borderline, mais toujours en phase avec leur public.
Un parcours atypique, entre cinéma et contre-culture
Avant de devenir producteur, Adi Shankar étudie à Northwestern University, aux États-Unis, où il se spécialise en communication et en business. Passionné de comics, de jeux vidéo et de cinéma de genre, il se fait d’abord connaître pour son rôle de producteur exécutif sur des films d’action à petit ou moyen budget, qui flirtent souvent avec le cinéma de série B... mais avec une facture visuelle soignée.
Son premier grand coup est The Grey (2011), thriller de survie avec Liam Neeson, rapidement suivi de Dredd (2012), film culte porté par Karl Urban. Si ce dernier ne cartonne pas au box-office, il devient un phénomène culte auprès des fans, notamment grâce à son style brut, son univers sombre et sa fidélité à l’esprit du comic d’origine. Un échec commercial, certes, mais une victoire artistique, et pour Adi Shankar, c’est souvent ce qui compte le plus.
Il enchaîne avec des productions comme Lone Survivor ou Killing Them Softly, où l’on retrouve sa patte : des films souvent sombres, politiquement ambigus, à la narration tendue, et qui refusent les codes de la bien-pensance hollywoodienne.
Les "Bootleg Universe", ou l’art du fan film sauvage
L’une des idées les plus marquantes de Adi Shankar reste sans doute la création de son "Bootleg Universe", une série de courts-métrages autoproduits, souvent réalisés sans autorisation officielle, dans lesquels il revisite des franchises connues avec un ton beaucoup plus adulte, violent et critique.
The Punisher: Dirty Laundry avec Thomas Jane, Power/Rangers, ou encore Venom: Truth in Journalism sont devenus viraux, cumulant des millions de vues sur YouTube. Ces films non officiels, mais incroyablement bien produits, sont devenus emblématiques de son approche : prendre la culture pop mainstream et la retourner comme une chaussette. Un pied de nez à l'industrie, mais aussi un hommage sincère aux œuvres qu’il aime, dans une forme qui parle directement aux fans.
Adi Shankar y mêle satire, violence, politique et nostalgie geek, créant une esthétique unique, hybride, à mi-chemin entre le pastiche et la déclaration d’amour. Et même s’ils flirtent parfois avec les zones grises du droit d’auteur, ces projets ont forgé sa réputation : celle d’un agitateur créatif en marge du système.
Castlevania, et la conquête de l’animation adulte
C’est avec la série Castlevania, diffusée sur Netflix à partir de 2017, que Adi Shankar atteint une nouvelle reconnaissance. En tant que showrunner et producteur, il adapte la célèbre franchise vidéoludique de Konami en une série animée pour adultes, sombre, sanglante et brillamment écrite.
Succès critique et public, Castlevania marque un tournant pour Adi Shankar et pour la perception de l’animation occidentale adulte, longtemps cantonnée à la comédie. La série prouve qu’il existe une place pour des récits matures, visuellement puissants, issus du jeu vidéo, et portés par une réelle ambition artistique.
Fidèle à son univers, il développe par la suite Captain Laserhawk: A Blood Dragon Remix (2023), encore plus barré, encore plus référencé, toujours en collaboration avec Netflix et des licences vidéoludiques (Ubisoft, cette fois). Il s’érige peu à peu en passeur entre les cultures geek, gaming, animation et cinéma, avec une liberté de ton rare.
Filmographie
6 sur 6 films