Adam Green

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Filmographie 6 films

Biographie

Adam Green, né le 31 mars 1975 à Holliston, dans le Massachusetts (États-Unis), est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain, principalement connu pour ses contributions au cinéma d’horreur indépendant, et plus particulièrement pour la saga Hatchet.

Avec son style qui mélange slasher rétro, humour macabre et amour sincère du genre, Adam Green s’est imposé comme l’un des visages les plus créatifs et les plus décalés de l’horreur contemporaine. Loin des gros studios et des effets numériques à outrance, il privilégie un cinéma fait à la main, souvent sanglant, parfois absurde, mais toujours porté par une passion manifeste pour les classiques du genre. Et aussi, disons-le, pour les hurlements bien gras et les litres de faux sang.

Un enfant du Massachusetts passionné par les monstres

Avant de devenir cinéaste, Adam Green est d’abord un fan. Dès son enfance, il tourne des petits films dans son jardin, bricole des maquillages monstrueux avec des bouts de latex, et nourrit une fascination pour les créatures qui peuplent les classiques des années 80. Il étudie le cinéma à Hofstra University, puis travaille un temps dans une société de production spécialisée dans la publicité. C’est dans ce contexte, un peu par accident, qu’il commence à écrire ses propres projets de long métrage.

C’est aussi à cette époque qu’il fonde sa société de production, ArieScope Pictures, avec son complice Will Barratt. Le duo va produire, presque entièrement en autonomie, une série de films devenus cultes dans les cercles du cinéma d’horreur indépendant. Le tout, depuis un bureau modeste à Los Angeles, décoré de figurines, de posters de films vintage et de têtes tranchées (en plastique, rassurez-vous).

Hatchet : un hommage gore devenu phénomène culte

C’est en 2006 qu’Adam Green explose (au sens figuré) sur la scène horrifique avec Hatchet. Ce slasher gore et jubilatoire suit un groupe de touristes piégés dans les marais de Louisiane, traqués par Victor Crowley, un monstre difforme aux méthodes pour le moins brutales. Dès le départ, le film affiche la couleur : zéro CGI, tout en maquillage, effets pratiques, ambiance rétro et humour sanglant. Un vrai clin d’œil aux années 80, assumé jusqu’au bout de la hache.

Le succès du film dans les festivals est immédiat. Hatchet devient un film culte presque instantanément, notamment grâce à son respect des codes du genre et à sa capacité à s’en moquer sans les trahir. Les fans saluent aussi le retour de Kane Hodder, ex-Jason Voorhees, dans un rôle monstrueusement taillé pour lui.

Hatchet II, Hatchet III et Victor Crowley viendront compléter la saga, chacun réalisé ou supervisé par Adam Green, qui veille jalousement à préserver l’esprit artisanal et libre de la franchise, sans céder aux sirènes des studios. Même si les films ne touchent pas le grand public, ils s’imposent comme une référence dans le genre slasher moderne.

Frozen (non, pas celui-là) : horreur réaliste et tension à ciel ouvert

En 2010, Adam Green surprend avec Frozen, un huis clos glacial (littéralement) qui se déroule sur un télésiège bloqué entre ciel et neige. Trois personnages piégés dans le vide, face au froid, à la panique, et à la possibilité de ne jamais redescendre vivants. Ici, pas de monstres, pas de surnaturel, mais une tension psychologique crue et oppressante, portée par une mise en scène minimaliste.

Frozen prouve que Adam Green peut sortir du registre purement gore pour proposer une angoisse plus contenue, plus réaliste, mais tout aussi redoutable. Le film séduit un public plus large et confirme que son talent ne se limite pas au sang qui gicle en slow motion.

Holliston : une comédie horrifique auto-référentielle

En 2012, il crée et joue dans Holliston, une sitcom semi-autobiographique dans laquelle lui et son complice Joe Lynch incarnent deux potes aspirant à devenir réalisateurs de films d’horreur. Entre rêves fauchés, galères quotidiennes et apparitions de Dee Snider (oui, celui de Twisted Sister) en boss improbable, Adam Green y propose une série à la croisée du sitcom et du fan service horrifique.

L’univers est délirant, les références fusent, les effets gores débarquent sans prévenir, et l’ensemble fonctionne comme une lettre d’amour au cinéma de genre, version low budget et grand cœur. Malheureusement, la série est interrompue après deux saisons, en partie à cause du décès brutal de Dave Brockie (Oderus Urungus de Gwar), l’un des personnages les plus marquants de l’univers.

Un réalisateur proche de sa communauté

L’un des aspects les plus singuliers de Adam Green, c’est sa proximité constante avec ses fans. Il participe à d’innombrables conventions, anime des podcasts (The Movie Crypt), partage anecdotes de tournage et conseils aux jeunes cinéastes, le tout avec une transparence qui contraste avec l’opacité des grands studios.

Il fait aussi partie de cette génération de réalisateurs qui refusent de renier leur culture geek, et qui s’amusent autant à créer des films qu’à parler de ceux qu’ils aiment. Sa communauté de fans, très active en ligne, lui rend bien cette fidélité.

Adam Green, figure libre et passionnée du cinéma de genre

À l’heure où le cinéma d’horreur est souvent tiraillé entre franchises ultra-formatées et ambitions d’auteur très sérieuses, Adam Green propose une alternative précieuse : un cinéma sincère, sanglant, drôle et artisanal, où l’on sent que l’équipe s’amuse autant que le public.

Il n’a pas forcément les budgets, ni les tapis rouges... mais il a la liberté de faire ce qu’il aime, avec une rigueur et une passion qui forcent le respect. Que ce soit dans un marais infesté de monstres ou sur un télésiège suspendu à 20 mètres du sol, Adam Green continue de faire frissonner (et souvent rigoler) ceux qui aiment le cinéma d’horreur avec un supplément d’âme. Et un seau de faux sang, bien sûr.

Filmographie

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